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from invisillettrisme

L’autre jour je regardais l’interview d’Alexandre Astier chez Clément Viktorovitch. Et comme (presque) à chaque fois qu’on parle de grammaire ou d'orthographe, y’a ce moment où quelqu’un dit :

 Si moi j’ai pu apprendre cette règle, tout le monde peut, c’est pas si compliqué.

Photo d’Alexandre Astier disant : Je trouve que des fois c’est juste la flemme. C’est juste dire « Ouais bon, c’te règle-là, elle est tellement compliquée que les gens ça les gonfle et du coup personne y fait attention. »

Bah devinez quoi ? C’est FAUX et archi faux de penser que c'est juste une question de flemme !

C’est un biais cognitif hyper répandu qui fait beaucoup de mal : quand vous n’arrivez à maîtriser quelque chose et qu’on vous rabâche à longueur de journée que c’est parce que vous n’avez pas de volonté ou que vous êtes flemmard, c’est extrêmement frustrant et culpabilisant.

C’est quoi exactement la volonté en fait ? 🤔

Ok, admettons 30 secondes que ce soit effectivement juste une question de volonté, ça veut dire quoi concrètement ?

La volonté, c’est une ressource qui est limitée chez tout le monde. À chaque fois que vous faites une action qui demande un effort, vous piochez dans cette réserve de volonté.

  • Si vous avez une vie pépère dans un bon environnement, votre quotidien vous demande peu d’efforts. Vous avez alors plein de volonté tout au long de la journée pour apprendre ou faire des nouvelles choses.

  • Si vous avez une vie compliquée, peu importe les raisons, vous êtes constamment en train de piocher dans votre volonté pour avancer et elle fond comme la neige au soleil !

À n’importe quel âge, quelqu’un qui semble manquer de volonté pour apprendre est généralement juste en train de galérer à survivre et met son énergie ailleurs que dans l’accord des adjectifs de couleurs dérivés de noms (étonnant, non ?).

Tout ça, c’est sans prendre en compte les capacités d’une personne. On a tous des domaines qu’on maîtrise plus facilement que d’autres. Quand on est bon quelque part, on va facilement juger quelqu’un de moins bon… et soigneusement éviter de se rappeler qu’on est nous-mêmes nuls ailleurs (ou se trouver des excuses, quand ça nous concerne, c'est pas pareil).

À chaque fois que vous pensez « Non mais c’est pas compliqué de faire XXX correctement », rappelez-vous que ce n’est pas compliqué pour VOUS. Mais pour quelqu’un d’autre, c’est peut-être l’équivalent de résoudre une équation différentielle de tête (je ne sais même plus vraiment ce qu’est une équation différentielle, mais ça m’a pas l’air facile à résoudre de tête...)

Les gens qui font des « erreurs » en écrivant (ou en parlant), c’est pas juste par flemme. Croyez-moi qu’ils se prennent bien assez de remarques désagréables à longueur de journée ! Si c’était juste une question de se motiver un bon coup, ils apprendraient la grammaire et l’orthographe en deux temps trois mouvements juste pour qu’on les laisse tranquilles. Sauf qu’il y a une FOULE de facteurs autre que la volonté qui entre en jeu.

Donc peut-être bien que pour vous c’est facile d’écrire « juste ». Et vous avez 100 % le droit d’en être fier : le français est objectivement une langue horrible à maîtriser... Mais dans ce cas, ça devrait aussi être facile de vous rappeler que tout le monde n’a pas eu votre parcours et les mêmes conditions que vous pour bien apprendre 😉

Et si vous n’êtes pas convaincus ou que le sujet de la volonté vous intéresse, je vous renvoie à l’incroyable vidéo de PsykoCouac sur le sujet !

 
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from invisillettrisme

Bonjour tout le monde !

Ça fait maintenant 5 ans que je travaille avec des personnes en situation d'illettrisme. S'il a bien une chose que j'ai appris, c'est que même avec plein de bonne volonté, on ne se rend absolument pas compte à quel point c'est difficile à vivre.

Alors j'ai eu envie de vous partager des bribes de mon travail. Il y aura de l'information, des réflexions, des anecdotes et tout ce qui me semble pertinent.

J'aimerais en faire des petites capsules intéressantes et sympa à lire basées sur mon expérience, pas des gros pavés alarmistes ou abstraits.

J'espère que ça pourra sensibiliser les gens à cette problématique qui touche en moyenne 20%* de la population dans les pays francophones d'Europe !!

Si ça vous intéresse, vous pouvez suivre le blog via le Fediverse : @invisillettrisme@blog.liberta.vip

*Je prends ici la définition de l'illettrisme comme étant l'ensemble des personnes qui n'ont pas le niveau suffisant pour être autonomes dans la société.

#illettrisme #présentation #introduction

 
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from Interférences

Comment devient-on tueur en série

Canicule

Pays: Belgique. Lieu : Bruxelles. Mois : juin. Jour : inconnu. Météo : ciel bleu. Age: sans importance.

Il fait chaud. Très chaud. La chaleur est épaisse. Visqueuse comme de l’huile. Elle ne coule pas, elle épouse. Elle moule. Pompéi. Les corps emprisonnés dans une coque de lave, saisis à point. Comme des steaks. En croûte. Nous sommes des steaks. Enfournés.

Des steaks qui attendent. En file. Bruxelles à l’heure de pointe.

Trois mètres. Stop.

Aux mains de l'Etat

Bleu.

Trois mètres. Stop.

La force s'appelle Loi

Saignant.

Trois mètres. Stop.

Aux mains de l'individu

A point.

Trois mètres. Stop.

Elle se nomme crime

Trop cuit.

Je venais de découvrir le métal. Et le punk, Bérurier Noir comme porte-parole de ma révolte. Ni Dieu ni maître. J'advenais au monde. La radio diffuse une publicité pour Perrier. C’est comme se bâfrer devant des Ethiopiens. Indécent. Miam.

Mon père riait aux âneries franchouillardes des Grosses Têtes. Il est mort.

On ne dit pas du mal des morts.


#EcritureBrute #Fediverse #SmallWeb #MicroRécit #Prose #Interférences #Blog #Fragment #BérurierNoir #Anarchie #NaturalBornKiller #Absurde #Prodrome

 
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from Interférences

Comment devient-on un tueur en série

Les gants jaunes

C'est l'heure de la vaisselle.

J'ai enfilé mes gants de ménage. Jaunes. Le claquement du latex, la douceur de la doublure. Je n'ai plus d'empreintes, je ne laisse plus de traces.

Je deviens invisible. Libre. Comme le couvercle qui s'est évadé de l'armoire. Dangereux ?

Mon corps est un lave-vaisselle, ma tête descend la colline. Sisyphe version 2.0 : faire la vaisselle en pensant à autre chose. Une assiette, je suis un chirurgien. Un couteau, je suis Jack the Ripper.

Londres. Whitechapel. La nuit. Une masure. Dans la chambre un corps, dans la cuisine un homme. L'eau coule dans le siphon. Je retire les gants. Nouveau claquement. Tête et corps à nouveau en syntonie.

Je range le couvercle en maugréant. J'ai des idées de meurtre. Mais je n'ai plus mes gants. La prochaine fois je les garde. Juste pour voir. Histoire de faire avancer la recherche. Je suis criminologue tout de même.

Ma femme est allergique au latex. Le nitrile a-t-il le même pouvoir ? Il faudrait voir.


#Fragment #Prose #Blog #Interférence #Fediverse #SmallWeb #EcritureBrute #MicroFiction #HumourNoir #Absurde #NaturalBornKiller #Quotidien #Prodrome

 
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from Interférences

Comment devient-on tueur en série

Naissance

Dans chaque cuisine ordinaire il y a une armoire, un tiroir ou un placard dont l'unique fonction est de recueillir ce qui ne trouve pas sa place.

Ma cuisine ne fait pas exception. Deux tiroirs et une armoire servent d'orphelinat. Ce qu'ils contiennent ? Aucune importance. Information inutile. Voire dangereuse. Imaginez découvrir l'Objet — un trombone, une pile oxydée, un vieux mouchoir… Obsession, insomnie, déréalisation, toxicomanie, prostitution.

Suicide.

Je contemple un couvercle commandé par erreur. Dangereux ?

L'armoire déborde. A chaque ouverture les objets s'en échappent. Libres. Imprécations à l'endroit du dernier qui y mit la main.

Meurtre.

J'étais le précédent.

Suicide.

Non. C'est quelqu'un d'autre. On est toujours le con de quelqu'un. Mais pas de soi-même.

Ce sera meurtre.


#Blog #SmallWeb #Interférence #Fediverse #EcritureBrute #Fragment #HumourNoir #NaturalBornKiller #Prose #Quotidien #Absurde #Prodrome

 
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from Interférences

Mon épouse termine ses ablutions vespérales. J’attends mon tour. Notre syntaxe fonctionne comme le HTML : première balise ouverte, dernière fermée.

Je regarde le plafond. Rouge. Lambrissé. Les chanfreins courent sur toute la longueur. Rectilignes. Comme une autoroute. Comme la E40.

Je fais demi-tour.

Mardi. Vingt-et-une heures trente-trois. Nous revenons du judo. J’aime la quiétude nocturne de l’autoroute. Je ralentis. Pas trop : juste de quoi en profiter. J e ne suis pas maître de la distance mais du temps à la couvrir. Mon passager n’a rien remarqué, l’adolescence est bruyante. La tempête avant le calme.

Mardi. Vingt-et-une heures cinquante-cinq. Je m’engage sur la sortie. J’ai vieilli de vingt-deux minutes. J’ai mis cinq minutes de plus qu’indiqué par Google Maps.

J’ai résisté.

#blog #écritureBrute #fediverse #fragment #interférences #microfiction #résistance #smallweb #temps

 
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from Interférences

Le souper est fini. La table débarrassée. Ma femme se prépare pour sa séance de sport. Training et baskets. Je me prépare pour la vaisselle. Eau chaude et gants jaunes.

— Quand tu auras deux minutes, tu descendras les linges à repasser ?

C'est une question rhétorique. J'aurai le temps. TINA comme ils disent. Je termine la vaisselle. Je monte en pensant à Sisyphe qui descend. Je nous imagine dans l'escalier central du château de Chambord. Il descend, je monte. Nous ne nous croisons pas mais sommes également libres.

Je descends les bras chargés des linges. Je les dépose sur la table. Je descends à la cave. Si ça se trouve Sisyphe remonte sa pierre. Et s'il était aussi libre en la montant ? Les Dieux l'auraient mauvaise. Cette perspective m'enchante. Je ne crois pas en Dieu. Peut-être y ai-je cru. Mais il est mort maintenant. Après ? C'est le néant. TINA. Je décide qu'il l'est. Libre. Comme moi qui décide de boire une canette de Coca.

Il paraît qu'une canette de coca c'est huit minutes de vie.

La liberté a un prix.


#Blog #Fediverse #SmallWeb #Prose #MicroFiction #Absurde #Cynique #HumourNoir #Interférences #EcritureBrute #Fragment #TINA #Couple

 
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from ursa-major

Lettre à T.

Cher Donald T,

Je t'écris cette lettre espérant qu'elle trouve ton cœur.

J'ai essayé. J'ai essayé, vraiment. J'ai essayé vraiment de croire, que tu pouvais changer. De croire que notre amour pouvait transformer les démons qui t'habitent, en forces pour des lendemains meilleurs. Bien sûr, on m'avait mis en garde. Toi-même, à travers tes discours complotistes, sexistes, racistes, climato-sceptiques, fascistes, ou bien tes gestes, brutaux, déplacés, insistants, menaçants, violents, dégoûtants. Tu n'as eu de cesse de me montrer que l'espoir que je plaçais en toi était vain. Que l'a lumière que j'avais cru apercevoir dans tes yeux un soir alcoolisé et drogué n'était que le reflet de lumières parasites de ton monde de faux-semblants.

Je me souviens de cette discussion un soir après cette journée que tu avais passée au golf avec ce J. Epstein. Ce soir où sale, transpirant et poussiéreux tu étais venu te vautrer dans le cuir de notre canapé et, le regard vitreux, tu t'étais adressé à moi en ces mots : “Regarde, regarde qui sont mes amis, mes loisirs, mes intérêts financiers. Crois-tu vraiment que je serais capable de laisser tomber tout ça pour l'hypothétique bonheur d'un hypothétique ours blanc au Groenland ? Je hais le Groenland, leur banquise, leurs poissons, et leurs maisons colorées.” après une pause pour étouffer un rot, tu repris “Le climat, mais bon Dieu, Qu'est-ce que ça peut bien me foutre que le Tuvalu se noie sous les eaux du Pacifique d'ici la fin du siècle. L'arrière-cour de notre villa en Floride est plus grande que toutes leurs îles réunies. Tu sais, cette arrière-cour qui pue à cause de la grille d’égout, tu vois, c'est ça, le Tuvalu, ce sont mes égouts dans le Pacifique.” C'en suivi ton rire gras, satisfait, qui rapidement laissa place à des ronflements assourdissants d’ivrogne vaincu.

Je te regardais là, avachi, drogué, ivre, ton bras qui s'agitait machinalement, par réflexe, tentant de remettre ta mèche pour cacher ce crâne chauve livide. Et pourtant, je ne pouvais m'empêcher de m'interroger sur ces paroles qui cachait je l'imaginais, une grande détresse. Une incapacité à gérer celui que tu étais devenu, prisonnier de ta destinée, d'enfant pourri-gâté jusqu'à la moelle et au-delà. Mais qui, enfant quand même, avait pu, un jour, avoir ce regard innocent, devant un soleil couchant, un regard rempli d'émotions.

Je dois pourtant me rendre à l'évidence. Cet enfant n’est que dans mon imagination, mon espérance, ou dans ces mots couchés sur ce papier. Jamais, auprès de toi je ne fus témoin d'un acte, d'une parole, d'un tressautement de la paupière qui aurait pu valider ou simplement appuyer mon espoir. Aussi, il est temps pour moi d'avancer. S'il n'est pas de petit pas inutile pour le climat, je compte bien qu'en plus de sa symbolique, celui-ci revête une importance de premier ordre :

JE TE QUITTE DONALD, JE TE QUITTE !

C'est terminé. C'en est fini de toute cette énergie gaspillée, de toutes ses ressources mobilisées pour te faire changer. Fini la montée du niveau de mon anxiété à chaque fois que tu approches tes lèvres orange d'un micro. Fini le déni. Tu es l’allégorie, de tout ce qui ne va pas dans ce monde, tu souilles la planète de ton être libidineux, arrogant, flasque et parasite. Si un jour je me suis figuré qu’une thérapie puisse un jour te soigner, la seule qui aujourd’hui me semble adéquate et proportionnée est celle qui a été administrée aux dinosaures : un astéroïde en pleine face, vois-tu ? Mais pas n’importe lequel. Un, tout juste calibré à ton intelligence, assez gros pour qu’à l’impact, fonde avec ta graisse, toute ta malfaisance mais assez petit pour qu’il épargne ta casquette, l’une des nombreuses de ta collection, que tu portes comme le cancre portait jadis le bonnet d’âne. Cette casquette serait la seule chose que j’accepterais alors comme héritage de notre histoire. Précautionneusement, je l’envelopperais avec soin de mes bras protecteurs. Je l’emmènerais par le train, puis le bus, jusqu’à cette Villa de Floride que tu aimes tant, qui entre-temps aura été réaffecté en centre autogéré d’accueil des migrants et des réfugiés avec salle de classe, hôpital, bibliothèque,etc, et dans laquelle nous préparerons un avenir sensible, métissé et social. Dans l’arrière-cour, Je ferais construire un mausolée aux normes anti-ouragan. C’est là dans ce petit temple à ton honneur que je la placerais, ta casquette, tout à fait au centre, sur la plaque d’égout. Il n’y aura pas de porte à ce monument. Il sera ouvert jour et nuit. De sorte, que jamais quelqu’un ne soit empêché par quoique ce soit de venir soulager une envie pressante sur ton couvre-chef.

Voilà Donald. Je t’ai tout donné, parce que l’humain est comme ça il donne et s’adonne sans condition, sans calcul prédateur, sans stratégie morbide et mercantile. Mais ça toi tu l’as oublié. Je n’ai pas d’inquiétude sur le fait que tu vas parcourir cette lettre rapidement et que tu vas sauter les nombreux mots qui te sont inconnus, voilà pourquoi je me suis permis de mettre le message essentiel en majuscules. Sens toi libre d’aller te consoler auprès de ton pote Sud-Africain cryptofasciste préféré, même si cela doit tous deux vous conduire sur Mars, bon débarras.

Adieu, ne m’écris pas, ne cherche plus à rentrer en contact avec moi comme avec le reste de la Terre.

publié avec write.as

 
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from libertadmin

Liberta Audio, one of the largest and longest-running Funkwhale instances, is no more. We have decided to shut it down permanently.

Happy Birthday

Ironically, it was almost to the day on Liberta's 6th anniversary that Funkwhale crashed and burned.

6 great years but 6 big problems

This post is not a rant towards Funkwhale or its development team. We loved this project, and it was loved by thousands of users, bands, artists, and enthusiasts. It is with regret that we are shutting it down.

Compatibility with Debian 13, which provides Python 3.13, was the first problem, from which all the others stemmed.

The second problem is the chaotic development: Funkwhale has been working for quite some time, since the previous developer passed the torch, with a reduced team on the major 2.0.0 branch, completely breaking compatibility with the legacy code, federation, audio library concepts, and certainly many other things we don't fully understand. Version 1.4.1 was just a tag on their forge, and the documentation itself wasn't aligned with that long-ago version.

The third problem is the energy: we had to search through the artifacts produced by the pipelines, digging through jobs to find a commit that would have been suitable, when such artifacts even existed, as many jobs were mostly failed or incomplete.

The fourth problem is weariness: after manual patches and multiple checkouts to try and make progress on the Python code history on a functional — but obviously quite risky — intermediate version, and to allow us to wait for the 2.0.0 branch to mature, the interface appeared functional and responsive but crashes randomly. Some UX messages are simply cryptic because they conceal crashes. The code is simply too large, and we are unable to perform validations or tests.

Upgrade tests to 2.0.0-alpha.2 consistently faiedl during migrations after the third SQL query, requiring manual snapshot restorations. We simply gave up.

The fifth problem, and a major one: Liberta has been running in production for perhaps five years and has grown enormously, ranking among the three largest public instances. The instance was well-regarded, available, and efficient, at least for a while, but moderation began to become increasingly complicated, albeit strict, whether regarding potential copyright infringements or the content itself, which could have politically or legally crossed the line of our terms of service without us having the means or tools to protect ourselves.

The fifth and a half problem was stability: Funkwhale has always been the black sheep among our services, hogging memory or simply ceasing to respond. It was the only service that required a complete restart at least once a week, if not daily, on a dedicated 8-core, 16GB RAM machine, coupled with another 4-core, 16GB RAM machine for PostgreSQL. Add to that the constant barrage of warnings and errors in the logs inherent to Django, certificates, the API, and federation — things that we had come to get used to see for years and had stopped worrying about.

And the sixth problem: Liberta Audio has always been the rock in our thorn-planted-in-our-foot shoe, walking over a bed of embers, struggling against the howling wind inside a burning forest, while listening to Francis Lalanne, trebles pushed to the max.

More seriously, the Liberta Audio instance simply prevents Liberta from joining any structure, association or other entity, as the content is too complex to moderate and requires too much responsibility and commitment. We've never been able to hand it over to another hosting provider, and this instance has been a clear obstacle to any attempt at integration into a properly organized and responsible structure.

So, it's over for Liberta Audio after a few rather exhausting years whether in terms of heavy moderation or energy-intensive user support — more than technical work per se, since that's part of the hard work of a behind-the-scenes sysadmin, as many will surely know what that entails.

Thanks to Funkwhale, to everyone who trusted us, and to open source. A new chapter begins.

 
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from libertadmin

Liberta Audio, une des plus grosses et anciennes instance de Funkwhale, n'est plus. Nous avons décidé de la fermer définitivement.

Joyeux anniversaire

Ironie du sort, c'est quasiment jour pour jour pour les 6 ans de Liberta que Funkwhale nous a explosé au nez.

6 grosses années mais 6 gros problèmes

Ce billet n'exprime aucune animosité envers Funkwhale ou son équipe de développement. Ce projet nous a plu et a plu à des milliers d'utilisateur⋅ices, de groupes, d'artistes, d'amateur⋅ices. C'est à regret qu'on l'arrête.

La compatibilité avec Debian 13, fournissant Python 3.13, a été le premier problème dont ont découlé tous les autres.

Deuxième problème, le développement chaotique : Funkwhale travaille depuis belle lurette, après que l'ancien⋅ne développeur⋅euse a passé le relai, avec une équipe réduite sur la branche majeure 2.0.0, cassant totalement la compatibilité avec le code historique, la fédération, les concepts d'audiothèque, et certainement beaucoup d'autres choses que nous ne maîtrisons pas. La 1.4.1 n'était déjà qu'un tag sur leur forge, la documentation elle-même non alignée sur cette version sortie il y a longtemps.

Troisième problème, l'énergie : nous avons dû chercher parmi les artefacts produits par les pipelines en fouillant dans les jobs pour trouver un commit qui nous aurait convenu, quand ces artefacts existaient, de nombreux jobs étant la plupart du temps en échec ou incomplets.

Quatrième problème, la lassitude : après des patchs manuels, de multiples checkout pour tenter d'avancer dans le code Python sur une version intermédiaire fonctionnelle – mais évidemment tout à fait hasardeuse – et de nous permettre de patienter le temps que la branche 2.0.0 mature., l'interface parait fonctionnelle et réactive mais bogue aléatoirement, certains messages sur l'UX sont simplement cryptiques car ils dissimulent des plantages, le code est de toute façon trop gros et nous ne sommes pas en mesure de procéder à des validations ou des tests.

Des test de mises à niveau vers la 2.0.0-alpha.2 nous explosant systématiquement au nez pendant les migrations dès la troisième requête SQL, avec les restaurations de snapshots à la main que ça implique, nous avons simplement fini par baisser les bras.

Cinquième problème, et de taille : Liberta tourne peut-être depuis 5 ans en production et a énormément grossi, figurant dans les 3 plus grosses instances. L'instance était appréciée, disponible et performante, au moins pendant un temps, et la modération a commencé à devenir de plus en plus compliquée, bien que sévère, que ce soit au niveau des possibles copyrights ou du contenu lui-même qui politiquement ou légalement aurait pu déborder de nos conditions d'utilisation sans que nous ayons les moyens ou les outils pour nous en prémunir.

Cinquième problème et demi, la stabilité : Funkwhale a toujours été ce mauvais élève parmi nos services qui engloutissait la mémoire ou cessait tout simplement de répondre. C'est le seul service qui demandait un redémarrage complet une fois par semaine minimum, quand ça n'était pas chaque jour, sur une machine dédiée de 8 coeurs et 16 Go de mémoire, couplée à une autre machine pour PostgreSQL de 4 coeurs et 16 Go). Ajoutons à cela des murs d'avertissements et d'erreurs continuels dans les logs inhérents à Django, aux certificats, à l'API et à la fédération que nous nous étions habitué⋅es à voir depuis des années maintenant et dont nous avions cessé de nous inquiéter.

Et le sixième problème : Liberta Audio a toujours été notre caillou dans la chaussure que traverse une épine fichée dans notre pied foulant un lit de braises à contre-courant d'une forêt en flammes en écoutant Francis Lalanne avec les aigues à fond.

Plus sérieusement, l'instance Liberta Audio empêche tout simplement Liberta de rejoindre une structure, associative ou autre, le contenu étant trop compliqué à modérer et requérant trop de responsabilités et d'engagement. Nous n'avons jamais pu passer la main à un autre hébergeur et cette instance constituait un frein net à toute vélléité d'intégration à une structure organisée et responsable comme il se doit.

C'est donc terminé pour Liberta Audio après quelques années plutôt usantes, que ce soit en termes de modération lourde ou de support énergivore avec les usagèr⋅es – plus que de charge technique à proprement parler, car ça fait partie du dur boulot de sysadmin de l'ombre, beaucoup savent certainement de quoi il retourne à cette évocation.

Merci à Funkwhale, à tout⋅es celleux qui nous ont fait confiance, et au libre. Une page se tourne.

 
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from academically

The idea in this post is to share the software tools I use for my research, which I hope will be helpful for others, especially those without money or enough resources. Choosing Free and Open Source Software (FOSS) is not only practical but also aligns with a more cooperative, non-profit-oriented approach to knowledge — something I believe is important for our shared future.

Why Free and Open Tools Matter

  • Politically, it feels better — aligns with sharing, cooperation, and resisting corporate enclosure and commodification.

  • Institutional Precarity & Loss
    All around the world, most of us do not possess academic job security. Even those who do, recent political developments show that it is hard to take our “permanent posts” for granted — see Academics for Peace and the German cases of Nancy Fraser or Professor John Keane.
    The institutions we are part of often provide us with necessary tools and resources. If we lose connection with these institutions, we lose these tools — including emails, databases, software — at least until we move to another one. But what happens if we can’t or we do not want to? Should we say goodbye to our research ideas, passion, etc.? Or what happens if we want to continue research at our own pace, without deadlines, without putting “who can fund what” first in our minds? FOSS software does not solve everything that capitalism and mainstream science created, but it helps to take a breath, I believe.

  • Reliability vs Price & Fragility
    Many proprietary softwares and apps I relied on intensively over the past 10+ years for research and academic work have shown themselves to be unreliable — Google shutting down apps without warning, Evernote forcing constant payments. Meanwhile, softwares like Zotero rarely disappoint me, and they are always free and open source (FOSS). I admit many FOSS softwares are hard to grasp at first, but over time I am convinced that the time spent learning them (often not rocket science) is worth it compared to the frustration caused by software companies.

  • Purpose Over Profit
    Those who experienced the difference between money-oriented and non-money-oriented organisations know it — Couchsurfing at the beginning had no money involved and was a great experience; Airbnb from the start was about money and you know what they do to the cities and people. FOSS softwares keep purpose (sharing, knowledge, cooperation) ahead of profit motives.

Tools for Research Work

  • Zotero (also on @zotero@fosstodon.org) — Alternative to EndNote or Citavi. I use it for collecting, organizing, annotating, and citing research sources, managing PDFs, and keeping my literature database independent from institutions.

  • LibreOffice (also on @libreoffice@fosstodon.org) — Alternative to Microsoft Word or Google Docs. Unfortunately, I still haven’t got used to it and use mostly Google Docs for writing, editing tables, or offline work.

  • Google Scholar — Search engine for scholarly literature across disciplines. I use it to find papers about research subjects and/or authors; free but proprietary. It is the largest engine, so kind of unavoidable. You can set alerts about new publications for authors and subjects.

  • Semantic Scholar — Semantic search engine highlighting influential citations, key concepts, and connections. It functions like Google Scholar, but it was easier for me to find more relevant articles and authors.

  • ATLAS.ti (paid student version) & QualCoder (FOSS) — I used ATLAS.ti extensively for coding and analysing my interviews. It’s user-friendly but their customer service disappointed me. I tried R’s qualitative data analysis packages but found them too complex. I’ve recently come across QualCoder (FOSS) but haven’t used it yet — feel free to contact me on (@douuuu@mastodon.social if you have experience with it.

  • Open Science Framework (also on @OSFramework@mastodon.social) — A free, open-source platform for managing and sharing research projects, data, preprints, and workflows. I recently discovered this webpage and I am still experimenting with it, but it seems like an important step toward better and more transparent science practices.
    Here is my profile: osf.io/bw36c.

  • Joplin (also on @joplinapp@mastodon.social) — Alternative to Evernote. I use it for taking notes on research ideas, organizing reflections, and scraping web content related to my research. It replaced my old 1200+ Evernote notes because I didn’t want to depend on expensive plans or proprietary platforms.

  • Nextcloud (also on @nextcloud@mastodon.social) — Alternative to Google Drive or Dropbox. I use it for storing research files, PDFs, and syncing Joplin notes.

  • Super Productivity (also on @superproductivity@mastodon.social) — Alternative to Trello/Todoist. I use it for managing research tasks, tracking time spent on projects, and focusing on research-related work with integrated Pomodoro timers.

#researchtools #lowbudgetresearch #poorresearchers #freesoftware #opensource #writing #research

 
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from Capnolagnia

El “Eduvigis Soriano”

Era una tarde tibia y clara de finales de agosto cuando Marisa Zalaeta se sentó en el salón de su casa familiar, en compañía de su madre, su padre y su hermana menor, Clara. La brisa suave traía el olor penetrante del tabaco rubio que sus padres fumaban con deleite, indiferentes a los reproches silenciosos de Marisa, que jamás había tocado un cigarrillo en sus dieciocho años. Con la carpeta de documentación universitaria sobre sus rodillas, y la mirada puesta en el jacarandá que coronaba el jardín, Marisa escuchaba con atención el rumbo que tomaba la conversación.

—Yo creo que es una oportunidad magnífica, hija —decía su madre, cruzando las piernas con gracia mientras mantenía el cigarrillo elegantemente sostenido entre los dedos finos—. El colegio mayor no solo ofrece unas instalaciones estupendas para estudiar… Es que se ocupan de formar mujeres completas, modernas pero con clase. Ya verás.

Marisa frunció apenas los labios. No quería parecer desagradecida; sabía que sus padres estaban ilusionados con su entrada en la carrera de Derecho, en esa universidad en otra ciudad, lejos del entorno cómodo pero limitado del barrio donde se había criado. Pero había algo en la idea de ser “formada” como si fuera parte de un molde social que la inquietaba, como si la educación fuera también vestirse con perlas y sonrisas de cartón.

—No sé, mamá —musitó, buscando las palabras con el cuidado que le era natural—. Me da la impresión de que el colegio ese… el Eduvigis Soriano… tiene una idea como muy anticuada de lo que debe ser una mujer. Lo de enseñarles a una a “moverse en sociedad” suena un poco a novela del siglo pasado. Yo pensaba que iba a estudiar leyes, no a aprender a combinar bufandas de seda.

Su padre soltó una breve carcajada, apartando el periódico del rostro.

—Tu madre y yo lo visitamos y francamente nos pareció un sitio con mucha clase. Aparte, no nos engañemos: para abrirse camino en esta vida, especialmente en Derecho, hay que saber presentarse, hablar, moverse con seguridad. No es solo el expediente académico, Marisa.

—Ya, pero yo preferiría que eso lo aprendiéramos con debates o prácticas en tribunales ficticios, no con lecciones de etiqueta —replicó sin alzar la voz, pero con la firmeza que siempre había mostrado cuando la conversación le exigía claridad.

Clara, su hermana menor, metió baza sin levantar la mirada de la Game Boy que sujetaba entre las manos.

—Te van a enseñar a caminar con libros en la cabeza. Como si fueras una princesa ¡Qué peligro!

Marisa rió, aliviando un poco el tono de la conversación. Su madre fingió una sonrisa.

—No es caminar con libros, es saber estar, querida. Un saber que no abunda y que a ti, Marisa, te abrirá puertas. No lo menosprecies tan deprisa. La educación también es eso.

Septiembre en el Eduvigis (Continuación)

La fachada del Colegio Mayor Eduvigis Soriano se alzaba sobria y majestuosa al final de una calle arbolada, rodeada por un jardín con azaleas aún en flor. Marisa llegó una tarde luminosa de comienzo de septiembre, con el estómago revuelto por la mezcla de nervios y una aguda sensación de extrañamiento.

El vestíbulo central era elegante, con zócalos de madera pulida, lámparas de cristal envejecido y un retrato imponente de Eduvigis Soriano sobre la chimenea, vestida con un riguroso traje negro del siglo XIX y una expresión que parecía juzgar al mundo. Tan pronto atravesó el umbral, fue recibida por la hermana Elisenda, la directora, una monja de rostro amable, ligera de maquillaje, con un hábito de líneas modernas y sin velo, sustituido por una discreta pañoleta azul marino.

—Bienvenida, Marisa Zalaeta —dijo con una sonrisa sincera—. Verás que aquí no solo se aprende a pensar. Se aprende también a caminar con cabeza alta, pero pies en la tierra.

El Colegio Mayor

El “Eduvigis” se reveló, desde los primeros días, como un mundo en sí mismo. Lo regían cinco monjas: la hermana Elisenda, la hermana Carina y la hermana Marina, todas vestidas con hábitos adaptados, amplias sonrisas y un humor inesperado; las otras dos, la hermana Teodora y la hermana Rufina, conservaban sus tocas almidonadas y una mirada que parecía medir la falda de cada nueva residente.

A las monjas se sumaban las tres mujeres laicas que organizaban actividades y talleres. Helena Sempert, ex-modelo de voz grave y estilo escultural, caminaba como si el pasillo fuera una pasarela. Vestía pantalones de talle alto, camisas de gasa y zapatos de tacón cuadrado que repiqueteaban por los suelos de mármol. Yocasta Loureiro, de acento sudamericano, hablaba de Mahler y de Chagall con una pasión que atrapaba, sin importar que sus oyentes no entendieran del todo. Vestía caftanes de lino y recogía su melena canosa con un broche esmaltado. Casilda Buendía, más discreta en el vestir, tenía una presencia magnética y una manera de hablar pausada, que convertía cualquier cosa en axioma. Ella impartía las sesiones de dialéctica y protocolo como si fuesen pequeños duelos amistosos.

Las Nuevas Amistades

Marisa conoció a Montse el mismo día que deshizo la maleta. Compartían habitación, aunque eso no garantizaba afinidad. Pero la conexión fue rápida.

—¿Eres muy formalita o puedo colgar la bandera republicana en la pared? —le preguntó Montse mientras colocaba libros de Marx y Judith Butler en la balda superior de su escritorio.

—Pon lo que quieras. Mientras no te traigas una vuvuzela...

Montse soltó una carcajada, encendió un cigarrillo negro y dejó que el humo dibujara volutas perezosas frente al espejo. Era menuda, pelo castaño oscuro recogido en un moño deshecho y siempre con un vaquero algo roto.

Al día siguiente conocieron a Loreto en el comedor, toda saludable y sonriente, con su acento rural y energía de campeona de cross.

—¿Vosotras también flipasteis con las cenas? Yo pensé que nos iban a dar puré y fruta, y ayer había cordero al horno y ese vino... ¿Albariño, era?

—Sí, y el mantel con servilleta de lino. Casi espero que aparezca Meryl Streep a decirnos bon appétit—, dijo Marisa, divertida.

La cuarta en sumarse fue Berenice, seria pero cálida, con el crucifijo de madera clara que a veces acariciaba mientras hablaba.

—Este sitio tiene algo... como de otro tiempo, pero no es hostil. Solo hay que ir encontrando los espacios—dijo en voz baja, como para que Eduvigis desde su cuadro no la oyera.

—¿Y los cigarrillos en cada salita? —soltó Loreto—. Yo pensaba que estaba prohibido fumar en estos sitios...

—Yo creía que iba a venir algún ángel guardián a susurrarte al oído cada vez que abrieras un paquete de Fortuna —añadió Montse, bajando la vista para encender un Ducados.

En efecto, en cada salita había un pequeño altar laico: dos butacas, una mesa de café, un cenicero de cobre bruñido y una pitillera surtida discretamente por el centro. Helena decía que fumar no era una obligación, pero sí “una herramienta para entender el tempo del mundo”.

Ni Marisa, ni Berenice, ni Loreto eran fumadoras. Pero había algo fascinante en ver a las veteranas hacerlo. Estilosas, elásticas, impecables, poseedoras de una seguridad que construían calada a calada, como si cada cigarrillo fuera una frase subrayada en sus propias autobiografías.

Una tarde, saliendo de la clase de dialéctica, Marisa se acercó a la salita del primer piso y vio allí a Inés Maya, su delegada académica y alumna veterana de cuarto curso de Derecho. De rostro anguloso, labios rojos y botas altas, parecía una mujer sacada de una revista de los años noventa.

—¿Quieres sentarte? —preguntó con voz grave, estirando un paquete de Lucky Strike hasta ella—. No hace falta que fumes. Las conversaciones aquí no exigen nicotina, pero es un buen complemento.

Marisa sonrió y se sentó a su lado. Hablaron de los primeros libros de Derecho Romano, de lo difícil que era la asignatura de Teoría del Estado, y del miedo invisible de no estar “a la altura”.

—Tú ya estás a la altura —dijo Inés, cruzando la pierna—. Solo debes descubrir si es la altura de otras o la tuya propia. Ese es el verdadero trabajo.

Otra noche, fue Berenice quien recibió un gesto inesperado de cercanía. Salía de la capilla del colegio tras una breve oración cuando Teresa Yllán, estudiante de Filosofía y otra de las veteranas, la abordó:

—Tu modo de rezar me recordó a mi madre —le dijo—. Sin alarde. Con el silencio bueno. Esa es la mejor fe. ¿Te gusta Bach?

—Mucho —respondió Berenice, sorprendida.

—Mañana toco en el órgano de la sala azul. Ensayo. Si quieres venir… ya sabes.

Reunión de las Cuatro

Esa noche, las nuevas amigas se encontraron en la salita junto a su pasillo. Como de costumbre, Montse fumaba, esta vez con una copa de vino tinto en la mesa. Habían servido cena las chicas de segundo y se respiraba una atmósfera casi bohemia.

—Vale —dijo Loreto, cruzándose de brazos—. ¿Podemos hablar de lo rarísimo que es que este sitio tenga cigarrillos disponibles como si fueran caramelos de menta?

—Es casi decadente —añadió Marisa—. Pero a la vez… creo que empiezo a entender por qué lo hacen.

—Porque da glamour, respeto. Mira a Helena, o a Casilda. Son como actrices. Tocan el cigarrillo como si fuera parte de su ADN —opinó Montse, apoyando el brazo en el respaldo del sillón.

—Pero hay algo más —dijo Berenice—. Es también una forma de control. Aquí todo está en su sitio. Se cena como si cada día fuera una gala; se fuma después, como si una estuviera en un salón literario. Todo tiene una coreografía.

—Menuda forma de educarnos —murmuró Loreto.

—Tal vez nos están enseñando a actuar a voluntad, no por reflejo —sugirió Marisa—. A ser conscientes de cada gesto. Aunque sea para luego rebelarse.

Y así, entre reflexiones cruzadas, humo perezoso y risas suaves, las cuatro chicas del curso nuevo comenzaron a dar forma a su propio espacio dentro del peculiar universo del Eduvigis. Sin saber aún si terminarían amándolo o huyendo de él, intuían ya que ese primer septiembre les había abierto una puerta distinta. Una que no se cruzaba con libros en la cabeza, pero sí con las ideas bien plantadas.

Septiembre en el Eduvigis (continuación)

Al cuarto día de estancia en el colegio mayor, las alumnas nuevas fueron convocadas a una breve reunión de orientación en uno de los salones menores del edificio, una estancia amplia con luz cálida, mullidas alfombras y jarrones de cerámica con lirios blancos, donde el humo de un cigarrillo flotaba como una aureola pausada sobre la cabeza de la única veterana que esperaba allí, recostada con naturalidad en una butaca de terciopelo burdeos.

La joven apagó el cigarrillo con elegancia y sonrió sin levantarse aún. Su nombre era Jimena Aller, estudiante de cuarto de Psicología, y se sabía guapa: mandíbula definida, labios pintados de coral y una voz de locutora de madrugada, grave y sedosa.

—Bienvenidas al Eduvigis, chicas —dijo, levantándose ahora con una gracia casi teatral—. Soy Jimena y me han encomendado orientaros un poco durante estos primeros días. No os asustéis: el colegio es peculiar, sí, pero se le toma gusto.

Todas la escuchaban con respeto, y no sin cierta fascinación. Llevaba los pantalones más rectos y elegantes que habían visto nunca, acompañados de una blusa que parecía sacada de un atelier parisino. Fumaba Fortuna con una soltura que afectaba incluso a las que no fumaban.

—Vamos por partes —continuó, mientras sacaba una pequeña libreta de lino verde con esquinas doradas—. Lo primero, las comidas. El desayuno es de siete y media a nueve. Se sirve en el comedor, pero podéis llevaros una bandeja a las salitas si preferís. Hay café de puchero, té, bollería, pan recién horneado, embutidos, algo de fruta… no es el Ritz, pero casi. Eso sí: no esperéis que nadie os lo sirva. A esa hora, cada una va por su cuenta.

—¿Y la comida y la cena? —preguntó Loreto.

Jimena hizo un gesto afirmativo con la cabeza.

—Ahí ya cambia la cosa. La comida se sirve a las dos en punto, y la cena a las nueve. Con mantel, cubertería completa, vino dos veces por semana —señaló con una sonrisa cómplice—. En cada comida, una cuadrilla de estudiantes se encarga de servir: traen los platos, los retiran, reponen pan, agua y vino. Eso lo haremos todas por turnos, ya os lo explicarán en Secretaría.

Les mostró con naturalidad una pequeña tabla en su libreta.

—Cada una está asignada a una cuadrilla. Servir, sí, pero también recoger, barrer a veces, reponer las pitilleras —dijo mirando a Montse, que sonrió abiertamente—. Dejamos tabaco rubio y negro, que viene en fundas de tela con logotipo antiguo del Eduvigis. A mí siempre me gusta reponer los Ducados, les da un aire de poeta maldita a las salitas.

—¿Y si no fumas? —inquirió Berenice con curiosidad, no con censura.

—Nadie obliga. Pero saber cómo colocar cigarrillos elegantes en una pitillera de latón también es parte del estilo general. Ya lo entenderás.

—¿Y se puede fumar en todas las salitas? —preguntó Marisa, con la ceja arqueada.

—Casi en todas —contestó Jimena, sonriendo—. Podéis fumar en las salitas de cada pasillo, en los patios interiores, en las terrazas, incluso en la sala de lectura, siempre que no haya nadie estudiando allí. Hay solo tres espacios donde está estrictamente prohibido: la biblioteca, los dormitorios... y la capilla. Aunque lo de los dormitorios ya sabéis cómo es —añadió con un guiño cómplice—, mientras no apestéis la ropa de la compañera ni arméis una humareda, nunca pasa nada. Pero oficialmente, nada de fumar allí.

Berenice murmuró algo que las otras no entendieron, aunque Marisa creyó escuchar la palabra rito.

—¿Y la limpieza? —preguntó entonces Montse, con un tono neutral.

—Hay personal para los baños y zonas comunes en la mañana, pero fuera de ese horario, es responsabilidad de todas. Cada cuadrilla rota una vez cada dos semanas. Algunas cuidan la capilla, velas, flores y limpieza; otras vacían ceniceros y reordenan las salitas; y otras se ocupan del comedor. No es gran cosa —añadió Jimena—. Media hora a lo sumo. Hasta puede ser divertido dependiendo de con quién te toque.

Hubo risas contenidas, y Jimena tomó asiento en el brazo de la silla.

—Ahora, sobre nuestras queridas monjas y monitoras —prosiguió—. Vais a ver de todo. La hermana Elisenda, la directora, es una mujer brillante, muy moderna. Te habla de Kant y luego te corrige el peinado, todo en la misma frase. La hermana Carina y la hermana Marina son como tías plácidas de otro tiempo, dan buen rollo. Pero ojo con la hermana Teodora y la hermana Rufina: van de hábito completo y normas recias. Las dos tienen el don de aparecer justo cuando alguien está a punto de hacer algo que no debería.

—A mí ya me cazó la de cara alargada por entrar con café en la capilla —dijo Loreto.

—Ah, Teodora —respondió Jimena con una mueca teatral—. Tiene un radar para termos pecadores.

Se rieron todas.

—¿Y las monitoras? —preguntó Marisa.

Jimena respiró hondo, como quien se dispone a hablar de mujeres fascinantes.

—Ya conocéis a Helena. Es un ciclón con tacones. Va a enseñaros sobre moda, pero también sobre cómo presentarse en público sin pedir disculpas por existir. No es solo maquillaje, es actitud.

—Impresionante, sí —admitió Berenice—. El día que vino a hablarnos de proporciones faciales, parecía que hablaba de geometría sagrada.

—Exacto. Luego está Yocasta, música, arte, y un sentido estético que haría llorar al Papa. Y por último Casilda, que es más intelectual: os va a enseñar cómo discutir sin parecer bordes. Es dulce, pero con una ironía que puede desarmar a cualquiera. Son mujeres brillantes... y todas fuman como estrellas de cine.

—¿Y entre las veteranas? —preguntó Montse, con una nota apenas disfrazada de sorna—. ¿Son todas así de... estilosas?

Jimena se carcajeó.

—No todas. Pero muchas sí. Aquí hay algo que pasa con el tiempo. No es un mandato, no es estético solo. Es un aire... una especie de madurez teatral, sabes cómo caminar, cómo reír en el momento preciso, incluso cómo fumar sin parecer ansiosa. Suena snob, quizás, pero cuando ves a treinta chicas hacerlo a la vez, entiendes que hay algo poderoso allí. Aunque no fumes. Aunque nunca lo hagas.

Después de un breve silencio, se incorporó, sacó otro cigarrillo y lo encendió con sutileza —esta vez sin hablar, como un gesto íntimo—.

—El Eduvigis no es un colegio mayor típico. No quiere que seáis solo buenas estudiantes —dijo al fin—. Quiere hacer de vosotras mujeres que no se excusen. Que caminen por la vida como si siempre fueran hacia algo.

Las miró una por una con una expresión que era mitad ternura, mitad instructiva solemnidad. Luego les guiñó un ojo, se volvió hacia la puerta y se fue, dejando tras de sí la estela pálida de su perfume —almizcle, jazmín y humo.

Cuando la puerta se cerró, Loreto soltó aire por la nariz.

—Vale. Esto va a ser mucho más raro —y tal vez más interesante— de lo que pensaba.

—Es como si de pronto todo tuviera guion —murmuró Marisa. Y por primera vez, sonrió sin miedo.

Charla de Helena Sempert

La sala de estilo era una habitación luminosa, con espejos de cuerpo entero, percheros con prendas selectas, un biombo japonés plegable y una gran fotografía en blanco y negro de Audrey Hepburn con una copa de champán en una mano y un cigarrillo en la otra. Las estudiantes nuevas del Eduvigis Soriano estaban sentadas en semicírculo, algunas incómodas con tanta elegancia decorativa y otras abiertamente intrigadas. Marisa intentaba no mirar el reloj. Era la primera charla con Helena Sempert, la famosa —y en el fondo enigmática— monitora del taller de imagen y estilo.

Helena, enfundada en un pantalón sastre crema y una blusa negra de seda que parecía flotar con ella al moverse, empezó como no esperaban. No con cosméticos ni patrones de color, sino con una afirmación:

—Queridas, el estilo no es solo una cuestión de ropa o maquillaje —dijo con voz grave, educada por años sobre pasarelas y campañas publicitarias—. Es un lenguaje. La forma en que entráis en una sala, cómo inclináis la cabeza, cómo os peináis por la mañana, qué perfume elegís para estudiar… todo habla de vosotras sin que abráis la boca.

Hizo una pausa y dejó que la frase se asentara. Caminaba despacio frente a ellas, sujetando una carpeta de cuero fino. Se detuvo junto a un perchero con chaquetas, blazer y jerseys cuidadosamente dispuestos.

—Hoy no vamos a hablar de prendas específicas, sino de la imagen como declaración. De cómo se construye una presencia personal inteligente. Y os advierto algo: la indiferencia estética es una forma de desaliento. Sed interesantes. Sed nítidas.

Las chicas enmudecían, hipnotizadas. Marisa, aunque escéptica por momentos, no podía evitar sentirse fascinada por la elocuencia de aquella mujer. Helena hablaba con lentitud y precisión, como si cada palabra respondiera a una coreografía secreta.

Entonces, de pronto, se giró hacia ellas con una ceja arqueada.

—Por curiosidad, ¿alguna de vosotras fuma?

El silencio fue cortado por la mano alzada de Montse, y unos segundos después, otra chica, Leonor, una morena de ojos oscuros, levantó la suya. Helena sonrió.

—Bien, me alegra que seáis sinceras. Venid. Acompañadme.

Se dirigió hacia una mesa lateral, donde había una pitillera antigua de plata y un mechero de sobremesa engastado en una pieza de ónice. Se encendió un Fortuna light, pausadamente, sujetando el cigarrillo entre los dedos largos y esmaltados, y dio una primera calada precisa, suave, casi coreográfica. Levantó ligeramente el mentón, echando el humo hacia un lado como una actriz de cine clásico. Cada gesto transmitía control, placer y una concentración casi meditativa.

—¿Os apetece? —ofreció con simpatía, abriendo la pitillera hacia las demás. Hubo algunas sonrisas tímidas, pero ninguna aceptó. Marisa sintió las miradas cruzarse entre las no fumadoras. Berenice bajó la vista, y Loreto se limitó a arrugar la nariz, discretamente.

—Leonor, ¿quieres uno? —le ofreció con una sonrisa más íntima.

La joven asintió, aceptando un cigarrillo bajo en nicotina, y con una elegancia algo más ensayada que natural, lo encendió usando el encendedor de sobremesa. Fumaba con cierta contención, sin desafiar ni evitar miradas, como quien defiende una costumbre con gracia educada.

Montse fue menos contenida. Sacó su propio paquete del bolsillo de su chaqueta y lo agitó.

—Yo ya venía preparada —dijo, sonriendo con descaro.

—Eso lo veo —respondió Helena, sin perder su compostura—. Pero querida, disfruta, sí, aunque… con algo más de forma.

La monitora se acercó y se colocó de modo que todas pudieran ver. Observó cómo fumaba Montse: hombros ligeramente encogidos, sujetando el cigarrillo de forma algo torpe, sin la fluidez de quien lo convierte en expresión estética.

—Mira, cariño: relaja el hombro izquierdo. Así. Tu espalda debe estar erguida, pero sin tensión —le corrigió, colocándole suavemente la mano—. No sujetes el cigarrillo como si fuera un clavo, es un adorno momentáneo, no una herramienta. Sutil, elegante. Y cuando inhales, hazlo tranquilamente, experimentándolo. Y luego suéltalo, despacio, mirando ligeramente hacia otro lado. Fumar debe ser una conversación contigo misma.

Hubo risas contenidas entre las demás, pero también una atención creciente. Incluso Marisa, que no fumaba ni pensaba hacerlo, se rindió al magnetismo de aquella escena.

Helena volvió al centro del salón, con su cigarrillo ya a medio consumir, y dio otra calada lenta antes de retomar el hilo.

—Muchas creen que el fumar con elegancia solo compete a las fumadoras. Yo no lo creo. Creo que cualquier mujer joven inteligente debe saber fumar con gracia —dijo, soltando el humo entre las palabras—. Porque algún día, quizás, queráis compartir un cigarrillo en una reunión informal, en una cita, o como parte de una conversación importante. Y entonces, hacerlo bien hablará a vuestro favor. Fumar, amigas mías, no es solo un placer: es también una fuente de templanza, sociabilidad y claridad mental.

Una de las chicas, tímidamente, levantó la mano. Era Teresa, una joven de ojos claros y aspecto aplicado.

—Perdone, señora Sempert… ¿pero y la salud?

El ambiente se tensó levemente. Helena sonrió, inhaló de nuevo y respondió sin prisa.

—Buena pregunta, querida. Pero no seamos ingenuas: todo en esta vida tiene un precio. Comer azúcar, respirar aire de ciudad, amar a quien no nos conviene… y sin embargo, seguimos viviendo. Fumar con moderación, especialmente en vuestra edad, no es dramático. Es un pequeño lujo. Y como todo lujo verdadero, se disfruta con dosis justas. Es peor vivir sin estilo, os lo aseguro.

Dejó el cigarrillo consumido en el cenicero y se frotó las palmas con una toallita húmeda de lavanda que sacó de su bolso.

—Yo no animo a que os convirtáis en un volcán de nicotina. Pero sí creo que deberíais sacudiros un poco los prejuicios. Probad un día. O no. Pero decid con conocimiento. Ser no fumadora, al final, no es ninguna virtud. Es solo una opción… y a veces, una sosería.

Dicho esto, Helena cambió de tercio con elegante naturalidad, como si el episodio del tabaco hubiese sido una digresión menor.

—Ahora bien —dijo con ímpetu renovado—, veamos cómo debemos vestirnos para entrevistas, cenas formales y... la vida diaria —recalcó alzando los ojos con ironía—. Porque la universidad es también un escenario.

Se dirigió al perchero y sacó tres conjuntos distintos: un vestido sobrio de lino gris claro, una combinación de pantalón blanco con blusa de seda lavanda y un conjunto de falda lápiz con camisa estampada.

—Estas piezas combinan sobriedad, elegancia y personalidad. Escoged siempre una prenda que os represente, no que os esconda. Y recordad: menos es más, pero el “menos” debe ser intencionado, no perezoso.

Marisa, al final de la sesión, sintió que algo dentro de ella se había movido. No era solo la estética. Era esa idea de que detrás de todos aquellos gestos había una forma de afirmarse en el mundo. Tan peligrosa como seductora.

Cuando salieron, Montse sacó un cigarrillo con gesto exagerado.

—¿Has oído? Soy una artista del humo en formación.

—Vas a necesitar ensayos —bromeó Marisa.

—Lo que necesito es una pitillera de plata —añadió Loreto, medio en broma medio en serio—. No fumar, pero tener aire de que podría hacerlo en cualquier momento.

Berenice miró hacia atrás, donde todavía se veía el humo disipándose en el salón como una especie de ensoñación.

—Esa mujer sabe cosas —murmuró.

Y ninguna de las estudiantes nuevas lo dudó.

Conversación tras la charla de Helena Sempert

Cuando salieron al patio interior del colegio mayor, el cielo estaba ya teñido por un azul crepuscular, y un perfume sutil a buganvillas flotaba en el aire. Marisa, Loreto, Berenice y Montse caminaron juntas en silencio durante unos metros, todavía procesando lo que acababan de vivir. Las ventanas del salón de estilo aún brillaban.

Fue Loreto quien rompió el silencio.

—¿Hemos entendido todas lo mismo? —preguntó en voz baja, mirando sin mofarse, pero con una ceja ligeramente levantada—. ¿Nos acaba de decir, básicamente, que fumar nos hará más elegantes?

—Y más sociables, y más reflexivas, y más mujeres —añadió Marisa con una media sonrisa irónica, ajustándose el bolso al hombro—. Se ha quedado a un paso de decir que fumar cura el mal de amores.

—Bueno, sí, ha sido raro —murmuró Berenice—. Me ha encantado escucharla, pero… ¿animarnos a fumar? ¿En serio? No me lo esperaba del Eduvigis.

—Yo tampoco —admitió Loreto—. Estoy cruzando los dedos para que esto haya sido algo puntual, un desliz estético. Porque si no, sinceramente, me voy a sentir como en un anuncio de cigarrillos de los años setenta.

Montse, que caminaba a su lado con el cigarro encendido entre los dedos —su tercero del día—, les lanzó una mirada divertida, aunque con cierto matiz de defensa.

—¿Y qué tiene de malo? —preguntó, mirándolas brevemente antes de dar una calada. Esta vez, mucho más pausada y refinada que de costumbre—. No sé… a mí me gustó lo que dijo. Que fumar no es una ordinariez, sino un gesto que puedes llevar con estilo. Durante años he sentido que me miraban mal por fumar… y de pronto alguien como Helena me dice que hay algo valioso en este hábito. Me sentí… valorada.

—Montse… nadie dice que seas ordinaria —replicó Marisa, conciliadora—. Solo que una señora —por muy elegante que sea— animando a veinte chicas a fumar como si fuera a convertirnos en diosas del Olimpo, es… excesivo.

—Y un poco irresponsable —añadió Berenice con suavidad—. Helena tiene una presencia increíble, lo reconozco. Pero eso no borra que fumar es malo. Es así. No es un prejuicio: es ciencia.

Montse dio otra calada, esta vez más consciente de su postura, y sopló el humo ladinamente hacia un lado, tratando de imitar el estilo que Helena acababa de enseñarle.

—¿Malo por qué? ¿Porque todos repetís que mata? También mata la ansiedad, el aislamiento, la autoexigencia constante. No todas fumamos por vicio. A veces es compañía, un ritual, un pequeño espacio entre cosas. No sé si me explico.

—Claro que te explicas —dijo Loreto, parándose junto a un banco de piedra—. Solo que no compartimos la idea. Lo que me molesta, en realidad, es que lo haya presentado no como una costumbre más, sino como una especie de cualidad femenina. Como si no fumar nos hiciera menos interesantes.

—Exacto —asintió Marisa—. No voy a dejar que un cigarro decida si soy sofisticada o no. A estas alturas del partido.

Berenice se cruzó de brazos, reflexiva.

—Supongo que Helena habla desde un mundo distinto. En otro tiempo, fumar sí era símbolo de distinción. Y ella viene de esa historia. Pero nosotras también podemos crear la nuestra. Sin humo —añadió, encogiéndose de hombros.

Montse apagó su cigarrillo en un cenicero de piedra junto al banco y suspiró.

—Ya, pero… vosotras no tenéis ni idea de lo que se siente cuando en vez de mirarte con condescendencia por fumar, alguien lo interpreta como parte de tu estética, de tu lenguaje. Me encantó sentirme elegante por una vez al encender uno, no vulgar.

Hubo un instante de silencio respetuoso. Ninguna la juzgaba, pero todas sabían que aquel camino de Helena había encendido más que tabaco.

—Así lo veo, por eso —insistió Montse— creo que deberíais probarlo, al menos una vez. Que sea una decisión real, no un “nunca jamás” por inercia. Fumar no es el demonio. Y a veces… da claridad. Helena tiene razón en eso.

—Probablemente —replicó Loreto—. Pero yo ya tengo mis rituales de claridad. Carreras al amanecer, duchas heladas, un café en silencio. No hace falta que huelan a tabaco.

—Y yo tengo el Rosario —dijo Berenice, medio en broma, medio en serio.

Todas rieron entonces, dejando atrás la tensión que había asomado.

Marisa se apoyó en el respaldo del banco y miró hacia las ventanas iluminadas del colegio.

—Al final, lo importante será poder decidir. Con información, con estilo, con libertad. A veces incluso con cigarrillo, lo acepto. Pero con cabeza —dijo con firmeza, y después miró a Montse con complicidad—. Eso sí: ya que vas a fumar, que sea como te enseñó Helena. Con los hombros rectos.

—Y el dedo estirado —añadió Loreto, riendo—. Como si fueras Coco Chanel en versión gallega.

—¿Quién te dice que no lo soy? —replicó Montse, alzando una ceja con teatralidad.

La noche se cerraba sobre los jardines del Eduvigis Soriano, y en el aire quedaba el eco de aquella conversación: entre el humo, la estética y la resistencia, las chicas iban definiendo no solo su presencia en el colegio mayor, sino también lo que significaba, para cada una, ser mujer en ese escenario tan singular.

Vidas paralelas

Aunque el comedor del Eduvigis Soriano era limpio, cuidado hasta en lo ceremonial, con su vajilla impoluta y servilletas de lino, Marisa pronto descubrió que romper la rutina del protocolo tenía algo de alivio. Algunos días, sobre todo cuando las clases acababan más cerca del mediodía, eligía no volver al colegio mayor a comer. En lugar de eso, con su mochila cargada d elibros y apuntes, se dejaba arrastrar por la multitud hacia el comedor universitario del campus, un pabellón bullicioso que olía a salsa de tomate, café recalentado y postres industriales recién desenvueltos.

A veces, comía con Loreto o Berenice —Montse casi siempre desaparecía en sus asambleas estudiantiles—. Otras veces, se sentaba con compañeros de derecho, y más de una, con antiguos conocidos del instituto, chicos de su ciudad que también se habían trasladado allí a cursar estudios, aunque en carreras distintas.

Uno de esos días, de forma inesperada, sintió que alguien la llamaba por su nombre con ese tono inconfundible de los viejos tiempos:

—¿Marisa Zalaeta?

Giró la cabeza en un gesto automático y se topó con Saulo, el mismo de antes, aunque algo cambiado. Llevaba el pelo más largo, barba incipiente y una cazadora de tela vaquera desteñida. Iba con una bandeja en la mano, una expresión entre divertida e incrédula, y los mismos ojos grises que había aprendido a esquivar con algo de pudor en el último año de Bachillerato.

—¡Saulo! —exclamó, entre risa y revisión mental—. Qué cosas… ¿estás aquí?

—Sí, acabo de empezar Filología —respondió, sentándose sin preguntar—. Y tú Derecho, ¿no?

Asintieron al unísono, con una media sonrisa de reconocimiento silencioso. Por un momento, la conversación fluyó como antes: sobre profesores detestables, los edificios laberínticos del campus y algunos compañeros comunes.

Se estaban acabando los yogures cuando él dejó la cucharilla apoyada sobre la bandeja, la miró con aquella expresión de suave ironía que ella recordaba demasiado bien, y dijo:

—¿Sabes que pensé mucho en ti cuando supe que venía aquí? En cómo nunca llegamos a nada y en cuánto lo pensé… pero me dio apuro ser el primero en decirlo.

Marisa sintió un leve calor en el pecho, no de vergüenza, sino de esa rara ternura que producen los caminos que casi fueron. Le sonrió, sin perder la calma.

—A mí también me pasó. Pero igual lo bonito fue eso, ¿no? Habernos quedado en “casi”.

—Quizás sí —dijo él, recogiendo su mochila—. Pero si te apetece seguir con los “casis”, avísame.

La dejó con una sonrisa pícara y un gesto torpe en la mano al despedirse. Marisa, durante el resto del día, se descubrió pensándolo más de lo que quisiera admitir.

Otra comida en el campus, esta vez con Loreto y Berenice, acompañadas de Lía, una compañera de Historia que vivía en una residencia mixta, y de Paula, una exalumna de su instituto que ahora compartía un piso con dos chicas de Arquitectura.

—Yo no podría vivir en un colegio mayor así —decía Lía mientras partía las croquetas con brío—. Todo tan controlado, tan lleno de normas, horarios… prefiero el caos de mi residencia. Ayer tuvimos karaoke hasta las dos con los de segundo de Ingeniería. Casi explotan los muros.

—El Eduvigis es particular, sí —dijo Marisa—. Es elegante, muy cuidado… pero tiene sus rarezas. Cenamos como si cada día nos visitara la reina de Dinamarca.

—¿Y tenéis vino, no? —preguntó Paula, curiosa—. Me lo comentó una chica de mi clase. Dijo que las del Eduvigis sois como... de otro mundo: pitilleras con cigarrillos, cenas de gala, talleres de maquillaje. Parece un cruce entre convento y club de alta sociedad.

—Y aún así —dijo Loreto—, nos dejan reírnos y hacer algo de ruido. Aunque todo con estilo. No hay desmadres, pero tampoco represión.

—¿Y qué tal compartir habitación? —preguntó Paula.

—Un reto —contestó Berenice—. Aunque Montse y Marisa han congeniado bastante. Con suerte no nos tiramos almohadas todavía.

—Yo —confesó Lía—, si no tuviera mi baño a cien metros, creo que me escaparía por la ventana.

Rieron todas, y entre mordiscos de ensalada y bromas sobre trabajos pendientes, Marisa se sintió agradecida por tener distintos espacios, distintas formas de vivir la universidad.

Una semana después, en la cafetería de la Facultad de Derecho, Marisa estaba con tres compañeras de clase cuando se les acercaron dos estudiantes de tercero, Carlos y Óscar, al salir de una conferencia. Tenían esa energía confiada de quienes llevan unos años en la universidad y dominan los pasillos como un mapa familiar.

Charlaban sobre los profesores de Constitucional, las prácticas de oratoria que se rumoreaban para octubre, y sobre lo caro de los libros. En eso, Óscar, al oír a Marisa mencionar el Eduvigis, frunció levemente el entrecejo.

—¿Tú estás en el Eduvigis? —preguntó, casi sorprendido.

—Sí —respondió ella, con naturalidad.

—Pues vaya —intervino Carlos, con un tono mezcla de admiración y curiosidad—. Nunca había hablado con una chica del Eduvigis… o eso creo. Tenéis como… fama.

—¿Qué tipo de fama? —intervino una de sus amigas con tono divertido.

Carlos sonrió.

—No mala, para nada. Pero se os percibe… como elegantes, distintas. Más seguras. Hay como un aura. Un amigo decía el otro día que las chicas del Eduvigis tienen una forma de mirarte que te hace sentir en blanco y negro.

—O en dos dimensiones —añadió Óscar—. Todo está como más… cuidado.

Marisa se rio, incómoda y halagada, mezclada entre la modestia y la curiosidad.

—Bueno… supongo que los talleres de imagen surten efecto. Aunque aún no sé si hay fondo detrás del envoltorio.

Carlos la miró con atención.

—Desde fuera, el envoltorio ya es hipnótico. Pero veo que también hay fondo —añadió, levantando la taza de café en un gesto informal—. Tendremos que seguir descubriéndolo, ¿no?

Las chicas lanzaron miradas entre cómplices y socarronas. Marisa, sonriendo, negó con la cabeza. No estaba segura de si el aire “sofisticado” que les atribuían era real o una suma de humo, tacones y mantelería fina. Pero una parte de ella, sin avisar, se lo guardó como un pequeño trofeo. Otra marca inesperada del Eduvigis en su piel.

Ceniceros y celuloide

El colegio mayor, minutos antes de la cena, tenía un ritmo distinto. Las risas aún eran suaves y la atmósfera olía a metáforas culinarias: caldo de ave, pan recién horneado y un atisbo de flores secas que alguien habría colocado en los jarrones del pasillo. Tocaba tarea, y a Marisa le había tocado en suerte esa semana estar en la cuadrilla 4, la asignada a recoger las salas de estar de los pasillos y el salón principal de la planta baja.

Vestía aún su blusa de lino azul claro, levemente arrugada por el trajín del día, y llevaba en la mano una bandeja con caramelos, recambios de cigarrillos y una bolsa de miga de pan perfumada con lavanda —alguien había redescubierto eso como truco para disimular el olor del humo rancio—.

Los pasillos estaban casi vacíos. Salas silenciosas, con sus dos butacas y su mesa central como pequeños altares del descanso estudiantil. Marisa vaciaba cuidadosamente los ceniceros, limpiaba el polvo con un paño húmedo y reponía cigarrillos siguiendo un orden concreto: primero Fortuna plata luego Ducados blanco. Algunas mesas requerían más de un repuesto.

Al bajar al salón principal, notó que allí la tarea era más laboriosa. Aquella sala era auténtico terreno común: la gran chimenea en desuso, los sofás de terciopelo verde oscuro, las lámparas decó, el tapiz floral algo desgastado por los inviernos. Al acercarse a la pitillera de la mesa larga, algo la distrajo: además de los cigarrillos habituales, había un compartimento aparte, con cinco puritos cuidadosamente alineados. Delicados, envueltos en lámina de celofán, con una anilla dorada impresa con letras góticas. Alhambra Reserva, leyó.

Los sostuvo un instante en la mano, intrigada. ¿Los había dejado alguien? ¿Los reponían también las monitoras? ¿Alguna veterana con gusto más clásico, o incluso provocador? No lo sabría, pero los volvió a colocar en la pitillera, con el mismo cuidado con el que se devuelve una joya prestada.

Después de la cena, como acostumbraban algunas noches, se anunció una película en el salón principal. Alguien había escrito con tiza en la pizarra auxiliar:

22:00 – “Le souffle du matin”, de Danielle Rebaud. Cine francés. VOS.

Marisa se acomodó en uno de los sofás centrales con una taza de infusión de hibisco. A su izquierda, Loreto hojeaba una revista de deporte. Unos cuantos grupos de chicas iban sentándose poco a poco. Las luces se atenuaron y empezó el filme, con una secuencia en blanco y negro en la que una rubia de melena ondulada bajaba un puente parisino con una gabardina y cigarrillo en ristre. La imagen no tenía sonido aún, pero decía mucho: ese humo cinemático, preciso, que parecía borrar al mundo de fondo e invocar otro nuevo.

—Otra que fuma —murmuró Marisa, más para sí que para alguien. Se dio cuenta: en las películas que ponían por las noches en el Eduvigis —ya fueran españolas antiguas, cine italiano o clásicos en blanco y negro— casi siempre había mujeres fumando. Y no como fondo, sino como parte del personaje, del atractivo, del misterio. Como si el cigarrillo fuera una extensión del pensamiento, un punto final visible tras cada frase.

Poco a poco, las chicas comenzaron a encender sus propios cigarrillos. Algunas se servían de la pitillera sobre la mesa; otras sacaban sus propias cajetillas: Chesterfield con borde dorado, Camel, Lucky Strike... Una sacó del bolso un purito y lo encendió con una cerilla larga, con una serenidad fabulosa, como si fuera una costumbre ancestral. El humo ascendía lento, perfumando el aire, casi coreografiando con la película.

Marisa observaba curiosa. No molesta, ni incómoda. No deseaba fumar, pero había en el gesto colectivo, en esa armonía de respiraciones pensadas y pausas en la conversación, algo distinto. Un clima. Las chicas hablaban en susurros durante las escenas más lentas, otras solo observaban con los ojos brillantes y el pitillo prendido entre los dedos, como si fuera una forma de afirmarse en la escena. No había afán de exceso. Más bien, un aire bohemio, doméstico, íntimo.

En medio de la película, una compañera de segundo año, que estaba sentada justo detrás de Marisa, retiró la pitillera, la abrió y le tendió un Ducados bajo en nicotina.

—¿Te apetece? —le preguntó, con una sonrisa gentil.

Marisa se giró, agradeció la cortesía con una sonrisa y negó con la cabeza.

—No, gracias. No fumo —dijo, como siempre. Con suavidad, pero con firmeza.

La otra asintió sin dramatismos y encendió el cigarrillo para ella misma.

La película continuó, y la francesa rubia dijo algo en voz baja que se tradujo en subtítulos como “No hay mayor libertad que la de cada quien con su humo y su silencio”.

Y mientras a su alrededor los cigarrillos se consumían, los diálogos se entretejían con el humo, y el salón se volvía otra vez un teatro en penumbra, Marisa supo que no fumar no era renuncia, sino también una forma de estar. De sostener la escena con otra clase de elegancia: la de quien observa sin rendirse, la de quien dice no con serenidad. Aunque cada día, en el Eduvigis, pareciera un poco más difícil no dejarse tentar por el humo encantado.

Volver a casa

El tren se deslizaba con una monótona serenidad sobre los raíles, cruzando viñedos, silos industriales y pequeños tramos de bosque dorado. Marisa observaba su reflejo en la ventanilla con una mezcla de expectativa y fatiga suave. Volvía a casa por primera vez desde que comenzó su vida universitaria, llevaba en la maleta unos pocos libros, un neceser y un paquetito envuelto con papel granate: una vela aromática que había comprado para su madre.

Su ciudad la recibió con el mismo aire templado de finales de septiembre. En el portal, su hermana Clara fue la primera en aparecer con una camiseta de dibujos y una sonrisa ligera—como si no hubiesen pasado tres semanas.

Durante la comida, el reencuentro fue abrumadoramente cotidiano: lentejas con chorizo como cada viernes de lluvia, una bandeja con uvas sobre la mesa, un vaso de vino para los padres, agua para las hijas. Al cuarto bocado, como era de esperar, le pidieron detalles.

—¿Y entonces? —preguntó su madre entusiasta, cruzando los cubiertos—. ¿Qué tal la facultad? ¿Te gusta la carrera?

—Sí. Es interesante, aunque más densa de lo que esperaba. Los profesores son algo secos, pero hay alguno brillante. Estoy en un grupo de estudio con otras tres chicas, ¡y me encontré a un antiguo compañero del instituto!

—Ah, el Saulo ese —intervino Clara con burla adolescente—. ¿Ese que querías que te besara y nunca pasó?

Marisa frunció el ceño y le lanzó un trozo de pan antes de seguir.

—En el Eduvigis... bueno, es otra cosa. Muy distinto. Todo tan cuidado, tan ceremonial. Nos enseñan cosas sobre estilo, presencia, nos animan a cuidar nuestra imagen… Eso está bien, supongo. Pero hay algo que no me acaba de encajar: parece que allí nos animan a fumar.

El tenedor de su madre, Elena, se detuvo a medio camino de la boca. Su padre solo levantó la vista del plato con un arqueo leve de ceja, sin intervenir.

—¿A fumar? —preguntó su madre, con una mezcla de curiosidad y ninguna sorpresa.

—Sí. Las monitoras, sobre todo Helena Sempert, una exmodelo que da charlas sobre imagen, estilo y esas cosas, defiende que fumar con elegancia aporta presencia, que “da templanza y claridad mental” —Marisa recalcó la cita con sarcasmo—. Me chocó mucho, la verdad.

Gustavo, el padre de Marisa y Clara, cambió de tema comentando que esa noche habría un recital de jazz interesantísimo en un club de la ciudad. Clara y él iban a ir y propuso a Marisa y a su madre que esa noche se unieran a ellos para disfrutar de un espectáculo que prometía, pero ninguna de las dos eran aficionadas al jazz y rechazaron la oferta. A diferencia de Marisa y su madre, a Clara si le gustaba mucho el jazz y acudir a conciertos con su padre era una actividad especial entre ellos dos.

Clara había desaparecido del comedor justo después de acabar el postre, lo que dejó a madre e hija mayores a solas, junto al padre que hojeaba el periódico sin disimular que escuchaba.

Marisa inclinó la cabeza hacia adelante, bajando la voz.

—O sea, mamá, ¡nos dejan tabaco en las salitas! Fortuna, Ducados… hasta puritos. Lo reponemos por turnos, como si fueran tazas de té. Esta insistencia me parece absurda, hasta peligrosa.

Su madre, con tranquila solemnidad, se encendió un cigarrillo . Lo hacía poco delante de Clara por lo que aprovechó la ausencia de su hija menor. Dio una calada breve y miró a su hija con expresión suave, como si pensara que había que aclarar algún punto con calma.

—Cariño —dijo—. Sé que puede sonarte extraño, pero... tampoco es tan incomprensible. Tienes dieciocho. Ya no eres una niña. Estás en la universidad y estás empezando a dejar de ser lo que otros decidieron por ti.

—¿Y fumar es empezar a decidir por mí? —Marisa alzó una ceja—. Porque no creo que quemarme los pulmones sea un gesto revolucionario.

—No, claro que no. Pero hay algo en este momento de tu vida —explicó su madre—, en este espacio entre la adolescencia y la adultez, en que ciertas cosas… tienen otro significado. No se trata de fumar por fumar. Se trata de explorar la vida adulta, convertir en tuyos los gestos que el mundo te va ofreciendo. Y cuando una mujer joven fuma, en un entorno como el vuestro, con pausa, con estilo... también está diciendo algo. Está afirmando su espacio. No siempre, claro —admitió, con una sonrisa—. No quiero glorificarlo. Pero no es un acto vacío, tampoco.

Marisa bajó los ojos hacia el vaso medio lleno de agua. Su madre siguió, con la voz cálida y firme.

—Y te lo digo yo, que fumé durante la carrera, en las pausas de las clases en invierno, en las noches de estudio... Fumar no me impidió tener un buen expediente, ni cuidar tu salud siendo bebé. Me relajaba. Me hacía compañía. Hay momentos en que me siento... más yo, cuando enciendo un cigarro. Es un placer pequeño, pero no tonto.

Marisa la escuchó en silencio, pasmada por una mezcla de extrañeza y empatía. Como si por primera vez viera a su madre como la joven que había sido.

—¿Así que… me estás diciendo que debería fumar? —preguntó con cautela y cierta incredulidad, todavía sin saber si se sentía juzgada o autorizada.

—Te estoy diciendo —respondió su madre— que ya eres mayor y puedes hacerlo. Si tú decides. Si un día quieres probar, que no sea a escondidas, ni con culpa. Puedes fumar un cigarrillo con un café. Puedes hacerlo en una charla con amigas, en una terraza o un viaje. Sin obsesiones. Pero sin miedo. Y si te apetece, yo también estoy aquí. Puedes pedirme un cigarrillo cuando quieras.

Marisa tragó saliva. El padre siguió leyendo en silencio. Afuera, la lluvia empezaba a repiquetear con ritmo desigual en la ventana del salón.

—No sé si quiero —dijo finalmente—. No me atrae del todo. Pero me sorprende lo que dices. No esperaba que tú…

—Te animara, lo sé —dijo la madre, sonriendo—. Pero no te animo. Te reconozco el derecho a elegir. Eso es otra cosa.

Y con ese gesto firme, con ese humo entre sombras y palabras medidas, la mujer que le había enseñado a leer le enseñaba ahora, quizás sin quererlo del todo, otra clase de lectura del mundo: más compleja, más matizada. Menos binaria. La que surge cuando los límites de lo correcto se desdibujan, y lo que queda es la intemperie amable de lo personal.

Pastoral y preguntas incómodas

El salón de pastoral del Eduvigis Soriano olía a cera de abeja y a hierba luisa recién infusionada. Las paredes, revestidas de madera clara, exhibían un crucifijo de olivo tallado y un cuadro pequeño de la Virgen con el Niño, de trazos sencillos y colores terrosos. Las alumnas nuevas —Marisa, Montse, Loreto, Berenice y otras cinco— se habían sentado en círculo sobre cojines de lana, frente a la hermana Visitación, una monja de rostro redondo y manos siempre ocupadas en tejer o ajustar el rosario. Pero esa tarde, quien dirigía la charla era la hermana Carina, de sonrisa ancha y hábito azul marino con un broche de plata en forma de paloma. Su voz, cálida y con un deje aragonés, invitaba a la confianza.

—Chicas —empezó, cruzando las manos sobre el regazo—, hoy queremos hablar de algo que os toca de cerca: cómo vivir como cristianas en la universidad. No se trata de rezos obligados ni de sermones, sino de encontrar a Dios no solo en la oración si no también en lo cotidiano. En los apuntes, en el café entre clases, incluso en las discusiones de los pasillos.

Berenice asintió con complicidad. Montse, en cambio, jugaba con el cordón de su sudadera, escéptica. Loreto, sentada junto a Marisa, susurró: —Si nos empiezan a hablar de novios, me largo.

Como si las hubiera oído, Hermana Carina sonrió y tomó un sorbo de su té antes de soltar: —Y ya que estamos, hablemos de algo que sé que os preocupa: los novios.

Un silencio incómodo cayó sobre el grupo. Algunas miraron a sus zapatos; otras, como Leonor, una morena de voz grave, cruzaron los brazos. —No sé si es el momento —dijo Leonor, con tacto pero firmeza—. Venimos a estudiar, no a buscar marido. Que suene a tópico, pero es que… ¿no es un poco retroceder? Como si el título universitario fuera un adorno hasta que llegue el príncipe azul.

La hermana Carina rio, un sonido genuino que desarmó la tensión, dejó su taza sobre la mesa con un gesto pausado, como si midiera el peso de cada palabra antes de soltarlas. En lugar de responder de inmediato, inclinó la cabeza y preguntó con genuina curiosidad:

—Tienes mucha razón pero, antes de seguir, me gustaría saber: ¿qué pensáis vosotras del amor? No como concepto abstracto, sino en vuestra vida. ¿Lo veis como un obstáculo, un lujo, una necesidad? O quizá… algo que ni siquiera os planteáis ahora.

El silencio se llenó de miradas cruzadas. Leonor, la primera en hablar, ajustó sus gafas con un dedo y respondió sin titubear: —Yo no quiero un novio. No ahora. Tengo veinte años, una carrera que me apasiona y un montón de cosas que descubrir sin que nadie me espere en casa. Si llega, que sea cuando ya sepa quién soy yo primero. Porque si no, ¿cómo voy a elegir bien a otra persona?

—Pero eso es justo lo que no entiendo —intervino Aina, cruzando los brazos—. ¿Por qué tiene que ser “primero yo, luego el amor”? ¿No se pueden construir las dos cosas a la vez? Yo no busco marido, pero tampoco quiero vivir como si el afecto fuera un premio por haber “triunfado”. Si encuentro a alguien que me haga feliz ahora, ¿por qué esperar?

En ese momento, Aurelia, una chica de pelo castaño y ojos brillantes que hasta entonces había escuchado en silencio, alzó la mano con timidez. Todas la miraron, sorprendidas, porque era la única del grupo que llevaba un anillo de plata en el dedo anular —un detalle que no pasaba desapercibido—.

—Yo… bueno —dijo, sonrojándose un poco—, sí tengo novio. Se llama Daniel, estudia Medicina, y llevamos juntos desde el instituto. —Hizo una pausa, como si temiera ser juzgada, pero luego continuó con más firmeza—. Y no siento que me limite. Al contrario: el amor no es una distracción, es un motor. Cuando estás con alguien que de verdad te apoya, todo es más fácil. Él me ayuda con los apuntes, yo le escucho cuando está agobiado con las prácticas, nos reímos juntos de los profesores insoportables… No es una carga, es un equipo.

—Vale, Aurelia —replicó Montse, con un cigarrillo aun apagado entre los dedos—, pero eso es porque tú has tenido suerte. La mayoría de las relaciones a esta edad son un desastre de inseguridades y dependencia. ¿Cuántas amigas tenemos que lloran porque su novio les controla el móvil o les hace sentir culpables por salir con nosotras?

—Sé que existe eso —admitió Aurelia—, pero no es el amor el problema, sino la gente que no sabe querer. Daniel y yo tenemos nuestras normas: espacio, respeto, proyectos propios. El amor no es poseer, es acompañar. Y si funciona así, ¿por qué renunciar a él?

Berenice, que escuchaba con atención, asintió pensativa. —Tiene razón en algo: el amor bien entendido no te resta, te suma. Pero, Aurelia… ¿no echas de menos esa libertad absoluta? ¿No te da miedo perderte experiencias por estar “atada”?

Aurelia sonrió, como si esa pregunta le resultara familiar. —No estoy atada. Elegí estar con él, pero podría elegir no estarlo. La diferencia es que, con Daniel, la libertad no es estar sola, es saber que puedo serlo si quiero. Y eso es más fuerte que cualquier “independencia” impuesta.

—Uf, suenas a película romántica —bromeó Loreto, aunque sin malicia—. Pero oye, si funciona, me alegro. Aunque yo sigo pensando que el amor es como correr una maratón: bonito en teoría, pero agota.

—O como fumar —añadió Marisa, irónica—. Todos dicen que engancha, pero luego ves a alguien que lo hace con estilo y piensas “¿y si me lo estoy perdiendo?”.

La hermana Carina escuchaba con una sonrisa, como si estuviera saboreando cada argumento. Finalmente, intervino: —Ahí lo tenéis, chicas: el amor como equipo, como riesgo, como libertad, como duda... Aurelia nos recuerda que no es un enemigo de vuestros sueños, sino una forma de vivirlos con alguien. Montse nos advierte de sus peligros. Leonor y Aina debaten si es mejor esperar o dejar que llegue… —Hizo una pausa, mirándolas a todas con complicidad—. ¿Y si la respuesta no es elegir entre amor o independencia, sino aprender a que el uno alimente a la otra?

El silencio que siguió fue distinto: menos tenso, más cargado de posibilidades. Aurelia miró a sus compañeras con una sonrisa tranquila, como si acabara de ganar un punto en un debate que ni siquiera sabía que existía.

—Al final —dijo, encogiéndose de hombros—, el amor no es un plan de estudios, sino una asignatura optativa. Y si encontráis a alguien que valga la pena… merece la pena matricularse ¡Ay, hijas, no me malinterpretéis! —exclamó, agitando una mano—. No os digo que os sentéis en la biblioteca con un letrero de “busco pretendiente”. Pero sí os digo esto: el amor no es un distracción de vuestro desarrollo vital; es parte de el. Sois jóvenes, inteligentes, con el mundo por delante. ¿Y qué hay más humano, más enriquecedor, que construir un vínculo profundo con otra persona? No hablo de casaros mañana, sino de no tener miedo a querer con intensidad. Muchos de vosotras llegaréis a ser abogadas, políticas, artistas… ¿y vais a renunciar a amar por el camino? Eso sí que sería empobreceros.

—Pero hermana —intervino Aina, una catalana de mirada penetrante—, suena a que la universidad es un supermercado de parejas. Como si nuestro valor dependiera de tener un novio.

—En absoluto —replicó Hermana Carina, serena—. Hablo de no cerraros. Sois libres para elegir vuestra vida: solteras, casadas, religiosas… Pero si optáis por el amor, que sea con criterio. Que busquéis a alguien que os desafíe, os respete, os haga mejores. No un trofeo, sino un compañero. Mira a Edith Stein o a Dorothy Day: mujeres brillantes, comprometidas, que amaron sin perder su esencia. El problema no es tener novio; es elegir mal por miedo a la soledad o por presión social.

Marisa frunció el ceño, pensativa. —Entonces, ¿no es contradictorio? —preguntó—. Nos dicen que nos preparemos para ser independientes, y luego se nos anima a “cultivar” una relación como si fuera un hobby necesario.

—Marisa, querida —la monja inclinó la cabeza—, la independencia no es una isla. Es saber quiénes sois para elegir bien. Si un día encontráis a alguien que valga la pena, que os mire como a una igual, que os haga reír y pensar… ¿por qué rechazarlo? El feminismo no es renunciar al amor; es exigir que ese amor os sume, no os reste.

Montse, que había estado callada, soltó: —Yo no quiero un novio. Quiero amigos, amantes eventuales, experiencias… Sin ataduras.

La hermana Carina no se inmutó. —Es una elección posible. Pero os pregunto: ¿no os da pena que muchas jóvenes hoy confundan libertad con incapacidad para comprometerse? Que tengan “amigos con derechos” porque les da miedo decir “te quiero” en serio. El amor, cuando es verdadero, no es una jaula; es un acto de valentía.

Berenice, que hasta entonces escuchaba en silencio, murmuró: —Pero hermana, hay tiempo para todo. Ahora toca formarnos.

—Claro que sí —asintió la monja—. Pero la vida no es un examen que se aprueba primero para luego vivir. Se vive mientras se aprende. Y el amor, cuando llega, es el mejor profesor.

Hubo un murmullo de asentimientos y disensos. Loreto, práctica como siempre, cambió de tema: —Bueno, y después de este masterclass romántico… ¿qué opina de lo otro que nos rodea aquí? —Señaló hacia la puerta, donde el olor a humo de tabaco se colaba por el quicio—. Porque en este colegio parece que fumar es casi un sacramento.

Las risas aligeraron el ambiente. La hermana Carina sonrió, pero no eludió la pregunta. —Ah, el tabaco —dijo, como si hablara del tiempo—. Mira, no soy quien para juzgar. Sé que la Iglesia no lo bendice, pero tampoco lo condena como un pecado mortal. Y os diré más: muchas mujeres admirables fumaban. Simone de Beauvoir, Agatha Christie, Margaret Thatcher… ¿Creéis que su grandeza se redujo por eso?

Las chicas se miraron, sorprendidas. Elena, una rubia tímida, ventilo lo que todas pensaban: —Pensaba que, siendo monja, diría que es un vicio.

—Y lo es —admitió la hermana Carina—. Pero también es un rito social, una pausa, un gesto que, en su justa medida, puede ser hasta elegante. Aquí no obligamos a nadie, pero tampoco demonizamos. Fumar un cigarrillo en una tertulia, después de cenar, con calma… ¿Donde está el mal? En el exceso, como en todo. No en el acto en sí.

—Pero hermana —protestó Aina—, normalizarlo así parece que esperáis que fumemos. Como si fuera parte del “estilo Eduvigis”.

—Espérate —la monja levantó un dedo—. Nosotras no esperamos nada. Simplemente, no prohibimos lo que no es intrínsecamente malo. Si una chica fuma con moderación, sin esclavizarse, ¿por qué escandalizarnos? Lo peor sería que lo hicierais a escondidas, con culpa. Aquí aprendéis a elegir con conciencia, no por imposición.

Marisa sintió que el suelo se movía bajo sus ideas preconcebidas. ¿Una monja defendiendo el tabaco? ¿Animándolas a tener novios sin prisa pero sin pausa? Era como si el Eduvigis, con su mezcla de tradición y audacia, desdibujara todas las líneas que ella creía fijas.

—Entonces, según usted —resumió Loreto, irónica—, lo ideal es: estudiar un grado, enamorarse del alma gemela y fumar cigarrillos con clase.

La hermana Carina soltó una carcajada. —¡No, hija! Lo ideal es que viváis con intensidad, sin miedos ni hipocresías, porque la vida es un don de Dios y hay que valorarlo. Que améis vuestra carrera, que améis a quien merezca la pena, y que hasta un cigarrillo, si lo hay, sea vuestra decisión, no un reflejo. Eso es ser adultas. Eso es ser libres. Eso es el “Estilo Eduvigis”.

El silencio que siguió fue denso, cargado de preguntas nuevas. Berenice rompió el hielo: —Vale. Pero ¿y si no queremos ni novio ni cigarrillos?

La monja la miró con ternura. —Entonces, querida, que sea por convicción, no por inercia ni por timidez. Porque lo peor no es equivocarse; es no elegir.

Afuera, el crepúsculo teñía los jardines del Eduvigis de un dorado melancólico. Cuando las chicas salieron del salón, el aire olía a tierra mojada y a humo lejano. Montse encendió un cigarro con gesto teatral. —¿Os ha dejado tan alucinadas como a mí? —preguntó, exhalando el humo hacia el cielo.

Marisa no respondió. Miraba sus manos, limpias de nicotina, pero de pronto más ligeras, como si acabara de soltar un peso que ni sabía que llevaba.

—Oye —dijo Loreto, dándole un codazo—, ¿crees que la hermana Carina fuma?

Montse rio. —Con lo que acaba de soltar, no me extrañaría.

Y entre risas y dudas, las chicas del Eduvigis siguieron caminando, sabiendo que, otra vez, nada era tan simple como parecía.

El fuego que no era

Marisa salió del comedor universitario con la carpeta bajo el brazo y el pelo algo despeinado por el viento que se colaba entre los edificios del campus. El olor a frito y café barato aún le impregnaba la ropa, pero le gustaba ese ambiente bullicioso, tan distinto de la elegancia medida del Eduvigis. Mientras ajustaba el bolso, una voz a su espalda la interrumpió:

—Oye, ¿tienes fuego?

Se giró y vio a una chica morena, con un cigarrillo entre los labios y una chaqueta de cuero que olía a tabaco frío. Marisa negó con la cabeza, sonriendo con disculpa.

—Lo siento, no fumo.

La chica la miró con sorpresa, como si acabara de confesar que no respiraba oxígeno.

—Ah, pensé que eras del Eduvigis Soriano —dijo, con un tono que mezclaba curiosidad y decepción—.

Marisa sintió ese pinchazo de incomodidad que le provocaba el estereotipo. Como si el colegio mayor las convirtiera en clones de humo y elegancia postiza.

—Soy del Eduvigis —aclaró, cruzándose de brazos—, pero no fumo. No es un requisito, aunque a veces lo parezca.

La chica asintió, rebuscando por sus bolsillos en busca de un mechero.

—Vaya, qué rareza —bromeó—. Bueno, suerte entonces.

Marisa iba a responder, pero en ese momento una voz conocida la llamó desde el lado opuesto del pasillo:

—¡Zalaeta!

Era Saulo, que se acercaba con las manos en los bolsillos de su cazadora vaquera, dejando atrás a dos amigos que seguían caminando hacia la biblioteca. Tenía ese aire informal, algo desordenado, que contrastaba con la pulcritud del Eduvigis, como si llevara el desorden de la residencia masculina pegado a la ropa.

—¿Qué haces aquí fuera? —preguntó, deteniéndose frente a ella—. Pensé que las del Eduvigis solo salían en limusina.

Marisa rio, aliviada por el cambio de conversación.

—Algunas csalimos a pasear a veces —dijo, señalando el comedor con la cabeza—. Aunque después me arrepiento: la comida de aquí sabe a cartón recalentado.

—El precio de la libertad —Saulo se encogió de hombros, sonriendo—. Pero bueno, al menos no tenéis que lavar los platos como en mi residencia. Allí si no friegas, te friegen a ti.

Se quedaron un momento en silencio, mirándose con esa complicidad que solo tienen quienes comparten un pasado sin haberlo vivido del todo. El viento movía las hojas secas a sus pies, y Marisa notó cómo el estómago le daba un pequeño vuelco, como cuando se asoma uno a un sitio alto sin barrandilla.

—¿Quedamos mañana? —preguntó Saulo de pronto, como si la idea acabara de ocurrírsele—. Hay una cafetería cerca de la facultad de Filología que hace unos cafés decentes. Y no es el Eduvigis, así que no tendrás que vestirte de etiqueta.

Marisa sonrió, sintiendo que el corazón le latía un poco más rápido.

—Vale —asintió—. Pero no me hagas arrepentirme.

—Prometo no hablar de micología —dijo él, levantando las manos en señal de rendición—. Bueno, no demasiado.


 
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from 赛博溪声会梦见电子易安吗

雪夜 2021年冬 封校的大学生能干嘛呢? 给导员打报告:“我要去看电影,申请出校。”或者:“我要去吃肯德基,申请出校。” 可以,通过。
“我要去剧院。” 剧院在其他区,要乘公共交通,不行。 四张机演完了演春逝,春逝演完了演双秤记,我眼巴巴看着。 从游人如织的前门往南,新老剧院扎堆,西边劝业场,东边广和楼。 我去劝业场看剧时好像总在溽暑,那里楼下开了间半边放在玻璃温室里的星巴克,我只能抠门地买一杯冰美式,在等待的几分钟里就汗出如瀑了。 顺八号线继续向南,经过珠市口就到天桥剧院,马路两边、新老两个。 在天桥剧院看完一场后,时间就到九点半,回学校要坐两个半小时地铁,我每次都踩着门禁时间回寝。 现在是哪也别想跑咯,最后一次去天桥还是在上学期末,至于保利和世纪剧院,更是连路都忘记怎么走的了。 唉,我还没去人艺看过雷雨呢。 每月两千块生活费,原来花一千二在北京到处跑,八百块吃饭,还要用花呗购物,如今月末倒是能多少攒下几百块钱。 原来是翘掉所有出勤不计分的课去玩,现在上网课更是一节都不听,反正期末也开卷,每天呆在寝室认真磨练自己的电子竞技技术。 吃完晚饭我就躺在床上了,发呆或者睡一会儿,打算半夜爬起来读小说。没过多久我两个室友回寝,拿东西去澡堂,她们说现在已经开始下雪了,甚至雨夹雪已经下了好一会儿。 我佩服她们,总是风雨无阻去洗澡。 我冬天一个星期只去一次。如果不在澡堂里吹干头发,在回寝的这段路上发梢都会结成冰棱。 我掀开床帘,看到窗外昏蒙一片,灰云一层压着一层。 我就在睡衣外面套好羽绒服,把拖鞋换成皮靴,出门去。 不是在扮演一个看到雪花就大惊小怪的南方人,只是忽然觉得下雪天还卧在床上发霉简直是一种不道德。 操场上人声鼎沸,我往僻静的地方去。 雪落后的空气是澄澈的,路灯投下莹白的光晕,落在铺满人行道的银杏落叶上,只有这时我才感觉到自己平常是隔着块雾玻璃在看这个世界,雪落下后雾才被擦净了,万物水洗如新。 生动、清晰、鲜明的色彩在洁净的冷空气中浮动,落叶闪烁着琥珀般透明的金黄。 我走在两栋教学楼鲜有人至的夹道间,牙齿咯咯打颤,我没带校园卡或手机,也不能去买杯热咖啡。 然而没有人,只有雪,让我多么眷恋不去的寂静。 我摘下眼镜,在这条短短的窄路上两头来回走。 雪中故宫的朱墙是否变得如唇脂般柔软深洇,石壁洗出青灰本色;从菊儿胡同到南锣鼓巷,民居里的一花一木是否更加鲜妍,而绮园花园、婉容故居、蒋介石行辕……落雪时的光景同百年前是一样的么? 此时若行在杨梅竹斜街,可否坐在铃木食堂的门廊上静听雪声;人艺剧目散场后的观众,本就悸动不已的心弦会否被雪景击动重声叠唱呢? 约晚十点时雪停了,云破月出,天空很高,收到学校通知明天早上全员核酸,我没法熬夜看小说了。

 
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from Capnolagnia

Esta narración es la segunda parte del relato “Experiencia lisboeta”. Si no las has leído antes, puedes leer la primera parte aquí.


Esa noche, cuando Mónica llamó a Irene, ella le contó sobre su encuentro con Lucía. “Hoy me encontré con una compañera de primaria”, comenzó Catarina. “Nos pusimos al día y... bueno, fumé un cigarrillo con ella.”

Mónica escuchó en silencio mientras Catarina le narraba los detalles, esperando su reacción. En lugar de regañarla, Mónica preguntó con calma: “¿Y qué sentiste?”

“Fue raro”, respondió Catarina. “Familiar pero extraño. No me gustó realmente, pero tampoco fue horrible.”

Más tarde, cuando Catarina estaba con Daniel, le contó la anécdota de manera desenfadada. “Me encontré con Lucía y acabé fumando un cigarrillo. Fue una experiencia curiosa”, dijo sin darle demasiada importancia.

Daniel la miró con una mezcla de sorpresa y curiosidad. “¿Y eso? Pensé que no te gustaba fumar.”

Catarina se encogió de hombros. “Digamos que fue más por curiosidad que por otra cosa. No creo que vuelva a hacerlo.”

Y era verdad. El encuentro con Lucía había sido solo eso: un momento pasajero de experimentación que no cambiaría su perspectiva sobre el tabaco.

Cuando Catarina le contó a Daniel sobre su encuentro con Lucía, él la escuchó con atención, apoyado contra el respaldo del sofá. Al llegar a la parte en la que mencionó que había fumado un cigarrillo, Daniel arqueó una ceja, claramente sorprendido.

“¿Tú fumaste?” preguntó, con un tono más curioso que crítico.

“Sí, pero fue solo por curiosidad”, respondió Catarina, encogiéndose de hombros. “Lucía estaba tan tranquila fumando y hablando de lo mucho que le gusta que me dio por probar otra vez. Pero no es algo que quiera repetir.”

Daniel se quedó pensativo por un momento antes de responder. “Bueno, no puedo decir que me encante la idea, pero entiendo que quisieras experimentar. ¿Y qué sentiste?”

Catarina rió suavemente. “Fue raro. No sé si me gustó o no. Fue más como un recordatorio de por qué no quiero hacerlo habitualmente.”

Daniel asintió, relajándose un poco. “Mientras no se convierta en un hábito, no voy a sermonearte. Pero si alguna vez necesitas que te recuerde lo malo que es para ti, aquí estoy.”

Catarina sonrió, agradecida por su comprensión. “Gracias, pero creo que ya aprendí la lección.”

Daniel, al escuchar la historia de Catarina sobre su encuentro con Lucía y el cigarrillo, sintió una mezcla de sorpresa, curiosidad y ligera preocupación. Por un lado, entendía que Catarina era una persona reflexiva y no tomaba decisiones impulsivas, pero por otro, no podía evitar preguntarse qué la había llevado a probar algo que sabía que no le gustaba.

Aunque no expresó ningún juicio, su mente se llenó de preguntas: ¿Fue solo curiosidad? ¿Quería encajar con Lucía? ¿O simplemente estaba explorando algo nuevo? Sin embargo, al notar el tono ligero con el que Catarina relataba la experiencia y su clara postura de no repetirlo, Daniel se relajó.

“Bueno,” pensó para sí mismo, “todos tenemos momentos en los que hacemos cosas por experimentar o entender mejor algo. Mientras no se convierta en un hábito, no hay mucho de qué preocuparse.” Al final, valoró la sinceridad de Catarina al compartirlo con él y decidió confiar en su criterio.


Era una soleada tarde de viernes en Lisboa cuando Catarina decidió salir a patinar con Clara y su amiga Tereza. El aire fresco de febrero invitaba a disfrutar del exterior, y las tres amigas se encontraron en el Parque Eduardo VII, punto de partida de su recorrido por la ciudad.

Catarina se ajustó los patines, sintiendo la emoción del ejercicio por venir. Clara y Tereza ya estaban listas, con sus cascos y protecciones puestas. Con una sonrisa, Catarina dio el primer impulso y se deslizó por el camino pavimentado del parque.

El trío comenzó su recorrido descendiendo por la suave pendiente del Parque Eduardo VII. Catarina sentía el viento en su rostro mientras ganaban velocidad, esquivando hábilmente a los paseantes y turistas que disfrutaban de la tarde. Pasaron junto a la estatua del Marqués de Pombal, donde un grupo de niños jugaba alegremente.

“¡Vamos hacia Avenida da Liberdade!”, gritó Clara por encima del ruido de las ruedas sobre el pavimento. Catarina asintió, disfrutando de la sensación de libertad que le proporcionaban los patines.

Al llegar a la Avenida da Liberdade, se encontraron con un ambiente más urbano. Los árboles que flanqueaban la avenida proporcionaban sombra intermitente mientras se deslizaban por las amplias aceras. Catarina observó los elegantes edificios a ambos lados, las tiendas de lujo y los hoteles de renombre.

“Chicas, ¿qué tal si nos desviamos hacia el Jardim do Príncipe Real?”, sugirió Tereza. Las otras dos estuvieron de acuerdo, y pronto se encontraron patinando cuesta arriba por calles más estrechas.

El Jardim do Príncipe Real estaba lleno de vida. Parejas paseaban de la mano, grupos de amigos charlaban animadamente en los bancos, y algunos turistas sacaban fotos del majestuoso cedro que domina el centro del jardín. Catarina, Clara y Tereza dieron un par de vueltas alrededor del parque, disfrutando de la atmósfera relajada.

Continuaron su recorrido hacia el Miradouro de São Pedro de Alcântara. Aquí, decidieron hacer una breve pausa para recuperar el aliento y admirar las vistas panorámicas de Lisboa. Catarina se quitó el casco y se pasó la mano por el pelo, sintiendo el calor del ejercicio en sus mejillas.

“¿Qué os parece si bajamos hacia el Cais do Sodré?”, propuso Catarina, ansiosa por seguir moviéndose. Sus amigas asintieron con entusiasmo.

Descendieron con cuidado por las empinadas calles del Bairro Alto, zigzagueando entre los transeúntes y esquivando los adoquines más irregulares. El barrio empezaba a cobrar vida con la llegada del atardecer, y los bares y restaurantes comenzaban a llenarse.

Al llegar al Cais do Sodré, el ambiente era completamente diferente. El río Tajo brillaba con los últimos rayos del sol, y la brisa marina refrescaba sus rostros acalorados. Patinaron por el paseo marítimo, disfrutando de la vista de los barcos y del puente 25 de Abril a lo lejos.

“Mirad, ¡hay un montón de gente en las terrazas!”, exclamó Clara, señalando hacia una zona llena de cafeterías y bares con mesas al aire libre.

Catarina redujo la velocidad, observando con curiosidad las terrazas abarrotadas. Grupos de amigos reían y charlaban, parejas compartían copas de vino, y familias disfrutaban de meriendas tardías. Su mirada se detuvo en las mujeres que fumaban en las mesas.

Vio a una joven, quizás de su edad, encendiendo un cigarrillo con gesto despreocupado mientras hablaba animadamente con sus amigas. Un poco más allá, una mujer de mediana edad daba una calada a su cigarrillo mientras leía un libro, pareciendo completamente relajada. En otra mesa, un grupo de mujeres mayores compartía risas y cigarrillos.

Catarina se sorprendió a sí misma observándolas con una mezcla de curiosidad y algo que no supo identificar del todo. ¿Fascinación, quizás? Recordó sus recientes experiencias fumando con Mónica y Lucía, y se dio cuenta de que ya no veía el acto de fumar con la misma desaprobación de antes.

Se preguntó cuántas de esas mujeres serían fumadoras habituales y cuántas, como ella misma recientemente, fumadoras ocasionales o sociales. ¿Cuántas de ellas disfrutaban realmente del cigarrillo y cuántas lo hacían más por costumbre o por el aspecto social?

“¡Catarina, cuidado!”, gritó Tereza, sacándola de sus pensamientos justo a tiempo para esquivar a un ciclista que pasaba cerca.

“Perdón, me he distraído”, se disculpó Catarina, volviendo a concentrarse en el patinaje.

Continuaron su recorrido hacia el Parque das Nações, siguiendo el paseo marítimo. El sol comenzaba a ponerse, tiñendo el cielo de tonos anaranjados y rosados. Catarina sentía el cansancio en sus piernas, pero era una sensación agradable, de esfuerzo bien empleado.

En el Parque das Nações, se maravillaron con la arquitectura moderna y los amplios espacios. Patinaron junto al Oceanário, donde varios grupos de turistas sacaban fotos, y luego se dirigieron hacia la zona del teleférico.

“¿Qué os parece si terminamos nuestro recorrido aquí y nos tomamos algo?”, sugirió Clara, señalando una terraza cercana con vistas al río.

Catarina y Tereza estuvieron de acuerdo, y pronto se encontraron sentadas en una mesa, quitándose los patines y estirando las piernas. Pidieron refrescos y algunas tapas para compartir.

Mientras esperaban su pedido, Catarina no pudo evitar fijarse en una mujer joven en la mesa de al lado que acababa de encender un cigarrillo. La observó discretamente, notando cómo parecía disfrutar de cada calada, exhalando el humo con un gesto que parecía casi de alivio.

“¿En qué piensas, Catarina?”, preguntó Tereza, notando su distracción.

Catarina dudó un momento antes de responder. “Solo pensaba en lo diferente que veo ahora a las personas que fuman. Antes las juzgaba más, pero después de haber probado con Mónica y Lucía... no sé, supongo que entiendo un poco más por qué lo hacen”.

Clara la miró con curiosidad. “¿Te refieres a que ahora te atrae la idea de fumar?”

“No, no es eso”, respondió Catarina rápidamente. “Es más bien que ya no lo veo tan blanco y negro. Me pregunto cuántas de estas personas fuman regularmente y cuántas solo de vez en cuando, como hice yo”.

Tereza asintió comprensivamente. “Supongo que es normal que tu perspectiva cambie después de haberlo experimentado. Pero recuerda que sigue siendo perjudicial para la salud, sin importar con qué frecuencia se haga”.

Catarina estuvo de acuerdo. “Lo sé, y no tengo intención de convertirlo en un hábito. Pero tengo que admitir que entiendo un poco más el atractivo social que puede tener”.

La conversación derivó hacia otros temas mientras disfrutaban de su merienda tardía. Hablaron sobre el recorrido que habían hecho, los lugares que habían visto y lo bien que se sentían después del ejercicio.

Cuando terminaron, el cielo ya estaba oscuro y las luces de la ciudad brillaban sobre el Tajo. Se pusieron de nuevo los patines para el último tramo hasta sus casas.

Mientras patinaban de vuelta, Catarina reflexionó sobre la tarde. El ejercicio la había dejado con una agradable sensación de cansancio físico, y la compañía de sus amigas la hacía sentir contenta y relajada. Lisboa, con sus colinas, su río y su gente, seguía sorprendiéndola y enamorándola cada día.

Al llegar a su casa, Catarina se despidió de Clara y Tereza con un abrazo, agradeciendo la maravillosa tarde que habían compartido. Ya en su habitación, mientras se quitaba los patines, pensó en las mujeres que había visto fumando en las terrazas. No pudo evitar preguntarse si algún día volvería a sentir la curiosidad de probar un cigarrillo, pero rápidamente descartó la idea. Por ahora, estaba satisfecha con la emoción y la libertad que le proporcionaban sus patines y las calles de Lisboa.

Se duchó, dejando que el agua caliente relajara sus músculos después del ejercicio. Mientras se secaba el pelo, Catarina sonrió al espejo, satisfecha con la joven activa y curiosa que le devolvía la mirada. Lisboa le había enseñado mucho sobre sí misma, y estaba ansiosa por descubrir qué más le depararía la ciudad.

Esa noche, Catarina se durmió con el agradable cansancio del ejercicio en su cuerpo y la mente llena de imágenes de Lisboa: sus colinas, sus terrazas llenas de vida, el brillo del Tajo al atardecer y la sensación de libertad al deslizarse sobre sus patines por las calles de la ciudad que llamaba hogar.


Dos semanas después, Catarina salió con Daniel, su hermana y un grupo de amigos a un bar en el centro de la ciudad. La noche transcurría entre risas y conversaciones animadas cuando uno de los amigos de Daniel, Marta, sacó una cajetilla de cigarrillos y ofreció uno a Catarina. Sin pensarlo demasiado, Catarina aceptó.

Al encender el cigarrillo y dar la primera calada, sintió una mezcla de placer y relajación que no había experimentado antes. El humo cálido llenaba sus pulmones mientras su mente se despejaba momentáneamente. Notó cómo la nicotina le daba una ligera sensación de euforia y calma a la vez, como si el mundo se ralentizara por un instante[1][5]. Esta vez no hubo torpeza ni incomodidad; disfrutó plenamente del momento.

Daniel observó desde el otro lado de la mesa, sorprendido pero sin intervenir. Sabía que Catarina había probado un cigarrillo con Lucía semanas atrás, pero verla fumar ahora, en público y con naturalidad, lo dejó pensativo. Marta sonrió cómplice y comentó: “Te queda bien fumar, Catarina. Tienes estilo.” Catarina rió, aunque sintió una punzada de nervios al captar la mirada de Daniel.

Mientras seguían charlando con el grupo, Catarina se dio cuenta de que fumar en público delante de amigos le daba una sensación inesperada de pertenencia y confianza. Sin embargo, también notó una pequeña voz interna que le advertía sobre las implicaciones de este nuevo hábito.

Al volver a casa esa noche, Catarina reflexionó sobre lo sucedido. Por un lado, recordó el placer inmediato que había sentido al fumar y cómo eso parecía integrarla más en el grupo. Por otro lado, no podía ignorar las posibles consecuencias a largo plazo ni la reacción silenciosa de Daniel. Se preguntó si estaba comenzando a cruzar una línea o simplemente explorando algo pasajero. Mientras apagaba las luces para dormir, decidió que debía pensar más detenidamente en lo que significaba para ella este nuevo descubrimiento.


En las semanas siguientes, Catarina y Daniel comenzaron a construir un romance lleno de complicidad y pasión. Pasaban tardes paseando por parques y calles tranquilas, disfrutando de la compañía mutua. Una tarde, mientras caminaban junto al río, Daniel tomó la mano de Catarina y la atrajo hacia él. Bajo la luz cálida del atardecer, se miraron profundamente antes de compartir un beso apasionado, uno que parecía detener el tiempo.

En otra ocasión, mientras estaban en casa de Daniel escuchando música suave, él le susurró: “Me encanta cómo haces que todo parezca más sencillo cuando estás cerca.” Catarina sonrió y respondió: “Contigo siento que puedo ser yo misma.” Ese tipo de conversaciones íntimas fortalecían su conexión, llevándolos a abrirse más el uno al otro.

La relación alcanzó un nuevo nivel de intimidad una noche en la que ambos se dejaron llevar por el deseo. Todo comenzó con caricias suaves y miradas cargadas de intención. En ese momento, Catarina sintió una mezcla de nervios y emoción; pero con cada gesto y palabra de Daniel, la confianza entre ambos creció. Fue una experiencia llena de ternura y pasión que los unió aún más.

Después de esa noche, Catarina reflexionó sobre lo profundo que se había vuelto su vínculo con Daniel. Se sentía segura y amada como nunca antes, pero también consciente de lo importante que era cuidar esa relación tan especial. Para ella, cada momento compartido con Daniel era una confirmación de que estaban construyendo algo significativo juntos.


En las semanas siguientes al cigarrillo que Catarina disfrutó aquella noche con los amigos de Daniel, se encontró en dos ocasiones más con la oportunidad de fumar.

Una tarde, Catarina y Daniel asistieron a una reunión en casa de Marta, la misma amiga que le había ofrecido el cigarrillo la vez anterior. Mientras charlaban en el balcón con otros invitados, Marta sacó su cajetilla y, con una sonrisa, le ofreció uno a Catarina.

“¿Quieres otro? La última vez parecía que lo disfrutaste”, dijo Marta, guiñándole un ojo.

Catarina sonrió amablemente y negó con la cabeza. “Gracias, pero no. Creo que fue solo cosa de esa noche. No es lo mío.”

Marta se encogió de hombros y encendió su propio cigarrillo. “Como quieras. Pero si cambias de opinión, ya sabes dónde estoy.”

Mientras Marta se alejaba para unirse a otro grupo, Catarina notó la mirada de Daniel desde el otro lado del balcón. Él no dijo nada, pero su expresión parecía tranquila. Catarina pensó: “No quiero que esto se convierta en algo habitual. Fue un momento curioso, pero no quiero que defina quién soy.”

Semanas después, Catarina salió con Daniel y algunos amigos a un bar animado del centro. Durante la noche, uno de los amigos del grupo encendió un cigarrillo y le ofreció uno a Catarina.

“¿Te animas? Es viernes, después de todo”, bromeó él mientras sostenía la cajetilla frente a ella.

Catarina dudó por un instante, recordando cómo había disfrutado aquel cigarrillo semanas atrás. Pero luego pensó en cómo se había sentido después: la mezcla de placer inmediato y las preguntas sobre si estaba cruzando una línea personal. Con una sonrisa tranquila, respondió: “No, gracias. Estoy bien así.”

El amigo asintió sin insistir y siguió fumando mientras charlaban sobre otros temas. Daniel estaba cerca y escuchó la interacción; aunque no dijo nada en el momento, más tarde le tomó la mano mientras caminaban hacia casa y le susurró: “Me gusta que seas fiel a ti misma.”

Esa frase resonó en Catarina durante el resto del camino. Pensó: “Es verdad. No necesito fumar para sentirme parte de algo o para disfrutar del momento. Lo importante es ser auténtica conmigo misma.” Aunque todavía recordaba el placer fugaz del cigarrillo que había disfrutado semanas atrás, cada vez estaba más segura de que no era algo que quisiera incorporar a su vida.

Al llegar a casa esa noche, Catarina se sintió orgullosa de sus decisiones recientes. Sabía que había probado fumar como una forma de experimentar algo nuevo, pero también entendía que no necesitaba repetirlo para sentirse plena o conectada con los demás. En su mente quedó claro que su curiosidad inicial ya estaba satisfecha y que podía disfrutar de su vida —y de su relación con Daniel— sin depender de esos momentos pasajeros.


Catarina se encontraba estudiando en casa de su tía Mónica, aprovechando el silencio y la tranquilidad del lugar. Mientras repasaba sus apuntes, un pensamiento inesperado cruzó su mente: hacía tiempo que no fumaba un cigarrillo. La idea la sorprendió, pues no se consideraba fumadora, pero recordó la última vez que había probado uno y cómo lo había disfrutado.

Dejando el bolígrafo sobre la mesa, Catarina se recostó en la silla y se sumergió en sus pensamientos. Se preguntaba si realmente le había gustado el sabor del tabaco o si el placer había venido más bien de la situación social en la que se encontraba aquella vez. “¿Disfrutaría igual si fumara ahora, sola en casa de mi tía?”, se cuestionó.

La duda la llevó a imaginarse fumando un cigarrillo en ese mismo momento. En su fantasía, se veía a sí misma sentada junto a la ventana abierta, con un cigarrillo entre los dedos, exhalando el humo suavemente mientras observaba la calle. Casi podía sentir la sensación de calma y el ligero mareo que recordaba de aquella experiencia[2].

Decidida a satisfacer su curiosidad, Catarina se levantó y comenzó a buscar tabaco por la casa. Revisó cajones y estanterías, pero para su sorpresa, no encontró ni rastro de cigarrillos o tabaco. Fue entonces cuando notó algo diferente en el ambiente: el olor de la casa había cambiado sutilmente. Ya no percibía ese leve aroma a tabaco al que estaba acostumbrada en las visitas a su tía.

Justo en ese momento, la puerta se abrió y entró la tía Mónica acompañada de una amiga. Catarina las saludó, aún algo desconcertada por su búsqueda infructuosa.

“Catarina, cariño, ¿qué tal va el estudio?”, preguntó Mónica mientras dejaba su bolso.

“Bien, tía. Oye, ¿has cambiado algo en la casa? Huele diferente”, comentó Catarina, curiosa.

Mónica sonrió ampliamente. “¡Ah, eso! Pues sí, hay una gran novedad. Llevo siete días sin fumar. He dejado el tabaco por completo.”

Catarina se quedó sorprendida por la noticia. “¡Vaya, tía! Eso es fantástico. Felicidades, debe ser todo un logro.”

“Gracias, cielo. La verdad es que está siendo un reto, pero me siento muy orgullosa. Cada día que pasa es una pequeña victoria”, respondió Mónica con satisfacción.

Mientras escuchaba a su tía hablar sobre su decisión de dejar de fumar, Catarina reflexionó sobre su propio impulso de hace unos momentos. Se dio cuenta de que el deseo había sido pasajero y que, en realidad, no necesitaba el cigarrillo para sentirse bien o relajada. La determinación de su tía la inspiró, reafirmando su decisión de no convertir el fumar en un hábito en su vida.


Catarina y sus amigas Lucía y Clara se encontraron en una acogedora cafetería de Lisboa. Lucía sacó un cigarrillo y lo encendió con destreza, exhalando el humo suavemente. Clara, emocionada, comenzó a compartir detalles sobre su reciente noviazgo.

“Chicas, no os podéis imaginar lo increíble que está siendo”, dijo Clara con una sonrisa radiante. “Llevamos tres meses juntos y la conexión es... wow. Hacemos el amor en cuanto tenemos la oportunidad. El otro día pasamos toda la tarde en ello, una y otra vez”.

Catarina y Lucía intercambiaron miradas de complicidad. “¿Y dónde conseguís tanta privacidad?”, preguntó Catarina curiosa.

Clara suspiró. “Ese es el problema. Ambos vivimos con nuestros padres, así que tenemos que ser creativos. Hemos probado de todo: parques apartados, el coche... incluso una vez en el baño de un centro comercial”.

Las chicas rieron y siguieron haciendo preguntas sobre la nueva relación de Clara. Lucía, mientras tanto, terminó su cigarrillo y lo apagó en el cenicero.

Más tarde, Laura, la hermana de Daniel, y su prima Paula se unieron al grupo. Clara, notando la presencia de las recién llegadas, cambió sutilmente de tema.

Paula sacó su cajetilla de cigarrillos y ofreció a las demás. Todas declinaron, pero Lucía aprovechó para encender otro de los suyos. Paula encendió el suyo con un mechero plateado, dando una calada profunda y exhalando el humo en anillos perfectos. Lucía, por su parte, fumaba con gestos más relajados, sosteniendo el cigarrillo entre sus dedos con elegancia y dando caladas cortas y frecuentes.

“Oid, chicas”, dijo Laura, captando la atención del grupo. “Voy a participar en una competición de atletismo en Coimbra el próximo mes. Hay algunas plazas de hotel baratas disponibles si alguna quiere acompañarme y hacer un pequeño viaje”.

Las chicas mostraron interés inmediato. Catarina pensó que podría ser una buena oportunidad para un cambio de aires y pasar tiempo con sus amigas. Mientras discutían los detalles del posible viaje, el aroma del café se mezclaba con el humo de los cigarrillos de Lucía y Paula, creando una atmósfera familiar y acogedora en la cafetería lisboeta.


En los meses siguientes, los círculos sociales de Catarina y Daniel comenzaron a entrelazarse de manera natural. Lo que comenzó con encuentros casuales en cafeterías y bares de Lisboa se convirtió en salidas grupales planificadas. Los amigos de Catarina, como Lucía y Clara, empezaron a congeniar con los de Daniel, creando una dinámica grupal más amplia y diversa.

Un sábado por la tarde, Catarina fue invitada a comer a casa de los padres de Daniel. Nerviosa pero emocionada, llegó con un pequeño regalo para sus anfitriones. La madre de Daniel la recibió con un abrazo cálido, mientras que su padre le estrechó la mano con una sonrisa amable.

Durante la comida, la conversación fluyó con naturalidad. Catarina se enteró de que ambos padres de Daniel habían sido fumadores en el pasado, pero lo habían dejado hace años por motivos de salud. Sin embargo, el padre de Daniel mencionó que aún disfrutaba de una pipa ocasional, especialmente después de las comidas o en momentos de reflexión.

“Fue difícil dejarlo”, comentó la madre de Daniel, “pero nos apoyamos mutuamente y lo conseguimos. Aunque Salvador aún tiene su pequeño vicio con la pipa”, añadió con una sonrisa cómplice hacia su marido.

El padre de Daniel asintió, sacando una elegante pipa de madera de un cajón cercano. “Es más un ritual que un hábito ahora”, explicó. “Me ayuda a pensar, especialmente cuando tengo que tomar decisiones importantes sobre el negocio”.

Catarina escuchó con interés, recordando sus propias experiencias y reflexiones sobre el tabaco. La conversación luego derivó hacia otros temas, y ella se sintió cada vez más cómoda en el ambiente familiar de los padres de Daniel.

Al final de la comida, Catarina se dio cuenta de que esta visita no solo le había permitido conocer mejor a la familia de Daniel, sino que también le había dado una nueva perspectiva sobre las relaciones a largo plazo y cómo las parejas pueden apoyarse mutuamente en los cambios de vida.


Catarina, Lucía, Daniel y otra amiga acompañaron a Laura a su competición de atletismo en Coimbra. Durante un momento de descanso, mientras el grupo se relajaba en una terraza cercana al hotel, Lucía sacó su cajetilla de cigarrillos. Catarina, recordando su curiosidad no resuelta, decidió aprovechar la oportunidad.

“Oye, Lucía, ¿me das uno?”, preguntó Catarina, sorprendiendo a todos.

Lucía le tendió un cigarrillo con una sonrisa cómplice. Catarina lo encendió y dio la primera calada. Inmediatamente, sintió cómo el humo cálido llenaba sus pulmones, provocándole una ligera sensación de mareo que encontró curiosamente placentera. El sabor, que antes le había parecido desagradable, ahora le resultaba rico y complejo. Con cada inhalación, notaba una oleada de relajación extendiéndose por su cuerpo.

“Vaya, se nota que le has cogido el gusto”, comentó Lucía, observando cómo Catarina fumaba con aparente naturalidad.

Catarina exhaló lentamente, disfrutando de la sensación. “La verdad es que sí. Ahora lo encuentro mucho más agradable que antes”.

Daniel, sentado cerca, observaba la escena con una mezcla de sorpresa y preocupación. Aunque inicialmente se sintió contrariado al ver a Catarina fumar, no pudo evitar fijarse en su estilo al hacerlo. La forma en que sostenía el cigarrillo entre sus dedos, cómo inhalaba suavemente y exhalaba con gracia, le pareció extrañamente atractiva. Notó cómo Catarina parecía relajarse y disfrutar genuinamente del momento.

Mientras Catarina terminaba su cigarrillo, Daniel reflexionó sobre la situación. Aunque no le gustaba la idea de que Catarina fumara regularmente, se dio cuenta de que este parecía ser un hábito ocasional. “Quizás no sea tan malo si solo lo hace de vez en cuando”, pensó, intentando reconciliar sus sentimientos encontrados.

Catarina, por su parte, se sorprendió de lo mucho que había disfrutado de la experiencia. El cigarrillo no solo le había proporcionado una sensación física placentera, sino también un momento de conexión social con su amiga. Sin embargo, era consciente de los riesgos y no tenía intención de convertirlo en un hábito regular.


La hermana mayor de Catarina, siempre amante de los animales, finalmente convenció a la familia de adoptar un perro. Después de visitar varios refugios y protectoras, encontraron uno que encajaba perfectamente con su estilo de vida: un perro mestizo de tamaño mediano, de carácter tranquilo y sociable. Lo llamaron Trufo.

Al principio, hubo algunos ajustes y nuevas rutinas que incorporar. Sin embargo, la familia rápidamente se adaptó a la presencia de Trufo en el hogar. Sus travesuras juguetonas y su cariño incondicional pronto conquistaron los corazones de todos. Trufo se convirtió en un miembro más de la familia, llenando la casa de alegría y vitalidad.

Catarina, aunque inicialmente no era la más entusiasta con la idea de tener un perro, pronto desarrolló un vínculo especial con Trufo. Comenzó a sacarlo a pasear por los parques de Lisboa, disfrutando de su compañía y de las largas caminatas al aire libre. Trufo siempre se mostraba feliz de acompañarla, moviendo la cola con entusiasmo y saltando a su alrededor.

Con el tiempo, Catarina empezó a llevarse a Trufo cuando hacía actividades al aire libre con su novio Daniel y sus amigas. Trufo se convirtió en un miembro más del grupo, uniéndose a sus excursiones por la costa, sus picnics en el campo y sus paseos por la ciudad. A Daniel también le encantaba la compañía de Trufo y disfrutaba viéndolo correr y jugar en libertad.

En esas salidas, Trufo demostraba ser un perro sociable y bien educado, interactuando amigablemente con otros perros y personas. Catarina se sentía orgullosa de él y disfrutaba compartiendo momentos especiales con Trufo, Daniel y sus amigas, creando recuerdos inolvidables juntos.


En los siguientes seis meses, Irene fumó en siete ocasiones, aunque rechazó muchas más invitaciones, manteniendo su consumo como algo esporádico.

Una tarde, mientras estudiaba con Lucía en un parque, su amiga sacó un cigarrillo. Irene, sintiéndose relajada y curiosa, aceptó uno. Mientras fumaban, charlaron sobre sus clases y sus planes para el verano, disfrutando de un momento de complicidad.

En otra ocasión, Irene se encontró con Paula en una fiesta. Paula le ofreció un cigarrillo de una marca que Irene no había probado antes. Al fumarlo, Irene notó un sabor más suave y aromático, lo que le hizo reflexionar sobre las diferentes experiencias que el tabaco podía ofrecer.

Un día, tras una tutoría, Irene se encontró fumando con una de sus profesoras. Mientras compartían un cigarrillo, la profesora le habló sobre su tesis doctoral y le dio consejos valiosos sobre su carrera académica. Irene se sintió adulta y respetada en esa conversación.

La experiencia más inusual fue cuando Irene coincidió paseando a Trufo con una señora mayor llamada Carmen, que también paseaba a su perro. Carmen le ofreció un cigarrillo y, al aceptarlo, Irene notó cómo la señora parecía rejuvenecer, disfrutando de la compañía de alguien más joven. Compartieron anécdotas sobre sus mascotas y rieron juntas, creando un vínculo inesperado.

Con el tiempo, Irene empezó a ver el tabaco de manera diferente. Ya no lo percibía como algo inherentemente negativo, sino como una fuente ocasional de placer y conexión social. Sin embargo, mantuvo su decisión de no convertirlo en un hábito regular, consciente de los riesgos para la salud. Irene apreciaba estos momentos esporádicos de fumar como experiencias que le permitían relacionarse de manera diferente con las personas y disfrutar de instantes de relajación, sin dejar que el tabaco dominara su vida cotidiana.


Tras un agradable encuentro con sus amigas en una terraza de Lisboa, donde Catarina había fumado un cigarrillo, Clara decidió abordar el tema que le preocupaba. Mientras caminaban juntas de regreso a casa, Clara no pudo contener más su inquietud.

“Catarina, tengo que decirte algo”, comenzó Clara con tono serio. “Me preocupa verte fumar, no puedo creer que hayas empezado a fumar, aunque sea de vez en cuando. Es un vicio asqueroso, adictivo y muy dañino para la salud. No entiendo cómo alguien como tú puede encontrarlo interesante”.

Catarina, sorprendida por la repentina confrontación, se detuvo y miró a su amiga. “Clara, aprecio tu preocupación, pero creo que estás exagerando un poco”.

“¿Exagerando? Catarina, el tabaco mata. Es adictivo y perjudicial para la saludp. No puedo creer que alguien tan inteligente como tú encuentre interesante algo así”, insistió Clara.

Catarina respiró hondo, preparándose para defender su posición. “Mira, Clara, entiendo tu punto de vista. Yo misma solía pensar así. Ahora que lo he experimentado he descubierto que la realidad es más compleja, puedo apreciar por qué algunas personas lo disfrutan”.

“¿Compleja? ¿Qué puede ser complejo en algo que causa cáncer y enfermedades cardíacas?”, replicó Clara, visiblemente frustrada.

“Clara, no estoy negando los riesgos para la salud. Soy consciente de ellos. Pero también he descubierto que fumar no es el asco que pensaba. De hecho, es bastante placentero y tiene un sabor rico que no esperaba”, explicó Catarina.

Clara la miró incrédula. “¿Placentero? ¿Rico? Catarina, ¿te estás escuchando?”

“Sí, Clara, me escucho. Y entiendo que te resulte difícil de comprender. Yo tenía la misma opinión que tú, pero era por desconocimiento. No lo había probado y me dejaba llevar por prejuicios”, respondió Catarina con calma.

“Pero Catarina, ¿no te das cuenta de que estás poniendo en riesgo tu salud? El tabaco afecta a casi todos los órganos del cuerpo”, insistió Clara.

Catarina asintió, reconociendo el punto de su amiga. “Soy consciente de los riesgos, Clara. Por eso fumo muy ocasionalmente y no tengo intención de convertirlo en un hábito regular. Lo veo como una experiencia ocasional, como tomar una copa de vino”.

“No puedes comparar el tabaco con el vino, Catarina. El tabaco es mucho más adictivo y perjudicial”, argumentó Clara.

“Entiendo tu punto d vista, Clara. Pero creo que estás simplificando demasiado. Sí, el tabaco tiene riesgos, pero también los tiene el alcohol, la comida rápida, o incluso el estrés del trabajo. La clave está en la moderación y en ser consciente de lo que uno hace”, respondió Catarina.

Clara sacudió la cabeza, aún no convencida. “Pero Catarina, ¿no te preocupa convertirte en adicta? El tabaco es altamente adictivo”.

“Clara, aprecio tu preocupación, de verdad. Pero confío en mi capacidad para mantener el control. No fumo a diario, ni siquiera semanalmente. Son experiencias muy ocasionales y conscientes”, explicó Catarina.

Tras un momento de silencio, Clara suspiró. “No sé, Catarina. Sigo pensando que es un error. Me preocupas”.

Catarina sonrió suavemente a su amiga. “Lo sé, Clara, y te lo agradezco. Prometo ser cuidadosa y estar atenta a cualquier señal de que se esté convirtiendo en un problema. ¿Te parece bien?”

Clara asintió, aunque aún con reservas. “Supongo que es lo mejor que puedo esperar por ahora. Solo... cuídate, ¿vale?”

“Lo haré, Clara. Gracias por preocuparte”, respondió Catarina, abrazando a su amiga.

Mientras se despedían y cada una tomaba su camino, Clara no pudo evitar seguir dándole vueltas a la conversación. Aunque seguía preocupada por su amiga, las palabras de Catarina la habían hecho reflexionar.

Clara siempre había visto el tabaco como algo completamente negativo, sin matices. Pero la perspectiva de Catarina, alguien a quien respetaba y consideraba inteligente, la había dejado pensativa. ¿Era posible que hubiera algo más en el tabaco de lo que ella siempre había creído?

Recordó cómo Catarina había mencionado el placer y el sabor. Clara nunca había considerado que fumar pudiera ser una experiencia agradable. Siempre lo había visto como algo desagradable y perjudicial. Pero ahora se preguntaba si quizás había sido demasiado tajante en su juicio.

También pensó en el argumento de Catarina sobre la moderación. Clara siempre había visto el tabaco como algo que inevitablemente llevaba a la adicción. Pero ¿era posible mantenerlo como algo ocasional, como decía Catarina? Clara no estaba segura, pero tenía que admitir que Catarina parecía tener control sobre la situación.

Sin embargo, los riesgos para la salud seguían preocupándola. Clara había leído mucho sobre los efectos nocivos del tabaco, y eso no era algo que pudiera ignorar fácilmente. Se preguntó si Catarina estaba subestimando estos riesgos o si realmente los estaba sopesando de manera consciente.

Mientras caminaba hacia su casa, Clara se dio cuenta de que, aunque seguía en desacuerdo con la decisión de Catarina, la conversación había ampliado su perspectiva. Quizás las cosas no eran tan blancas o negras como siempre había pensado. Tal vez había espacio para el debate y la reflexión en temas que antes consideraba cerrados.

Clara decidió que, aunque seguiría preocupándose por su amiga, también intentaría ser más abierta y menos crítica. Después de todo, Catarina era una adulta capaz de tomar sus propias decisiones. Lo mejor que Clara podía hacer era estar ahí para ella, apoyarla y, si fuera necesario, ayudarla si alguna vez las cosas se salían de control.

Con estos pensamientos, Clara llegó a su casa, sintiéndose un poco más sabia y un poco menos segura de sus convicciones anteriores. La vida, reflexionó, era más compleja de lo que a veces queremos admitir, y las experiencias de los demás pueden enseñarnos mucho si estamos dispuestos a escuchar.

Mientras tanto, Catarina continuó su camino a casa, también reflexionando sobre la conversación. Aunque entendía la preocupación de Clara, se sentía segura de su decisión. Sin embargo, las palabras de su amiga le recordaron la importancia de mantenerse vigilante y no caer en la complacencia.

Al llegar a casa, Catarina decidió investigar más sobre los efectos del tabaco en la salud. Quería estar completamente informada y ser capaz de tomar decisiones conscientes. Pasó la siguiente hora leyendo artículos científicos y estudios sobre el tema.

Lo que encontró reforzó lo que ya sabía: el tabaco, especialmente cuando se consume de manera habitual, podía tener graves consecuencias para la salud. Sin embargo, también encontró información sobre los efectos del consumo ocasional, que parecían ser menos severos, aunque no inexistentes.

Catarina se prometió a sí misma que mantendría su consumo como algo verdaderamente ocasional y que estaría atenta a cualquier señal de que pudiera estar convirtiéndose en un hábito. También decidió que, si en algún momento sentía que estaba perdiendo el control, buscaría ayuda inmediatamente.

Con estas reflexiones en mente, Catarina se preparó para dormir. Antes de acostarse, miró su teléfono y vio un mensaje de Clara: “Sigo preocupada, pero respeto tu decisión. Estoy aquí si me necesitas”. Catarina sonrió, agradecida por tener una amiga que se preocupaba tanto por ella, incluso cuando no estaban de acuerdo.

En los días siguientes, la conversación con Clara siguió resonando en la mente de Catarina. Se dio cuenta de que, aunque estaba segura de su posición, las preocupaciones de su amiga no eran infundadas. Decidió que sería más consciente de su consumo de tabaco y que lo mantendría como algo verdaderamente ocasional.

Una tarde, mientras paseaba a Trufo por el parque, Catarina se reunió con Daniel. Decidió contarle sobre la conversación con Clara y sus reflexiones posteriores.

“Daniel, ¿recuerdas que te conté que a veces fumo?”, comenzó Catarina.

Daniel asintió, un poco sorprendido por el tema. “Sí, lo recuerdo. ¿Ha pasado algo?”

Catarina le contó sobre la discusión con Clara y cómo la había hecho reflexionar. “Me ha hecho pensar mucho sobre por qué fumo y si realmente vale la pena el riesgo”, explicó.

Daniel escuchó atentamente, sin interrumpir. Cuando Catarina terminó, se quedó pensativo por un momento antes de responder. “Entiendo por qué Clara está preocupada. El tabaco puede ser peligroso. Pero también entiendo tu punto de vista sobre la moderación y la experiencia ocasional”.

Catarina agradeció la comprensión de Daniel. “Sí, es complicado. Por un lado, disfruto esos momentos ocasionales. Por otro, no quiero poner en riesgo mi salud ni preocupar a las personas que me importan”.

“Creo que lo importante es que eres consciente de los riesgos y que mantienes el control”, respondió Daniel. “Pero también creo que es bueno que estés dispuesta a cuestionarte y a reflexionar sobre ello”.

Catarina asintió, agradecida por la perspectiva equilibrada de Daniel. “Tienes razón. Creo que seguiré siendo muy cuidadosa y manteniéndolo como algo muy ocasional. Y si en algún momento siento que se está convirtiendo en algo más, lo dejaré”.

Daniel sonrió y tomó la mano de Catarina. “Me parece una decisión sensata. Y recuerda que estoy aquí para apoyarte, sea cual sea tu decisión”.

Mientras continuaban su paseo con Trufo, Catarina se sintió afortunada de tener personas en su vida que se preocupaban por ella y la apoyaban, incluso cuando no estaban completamente de acuerdo con sus decisiones.

En las semanas siguientes, Catarina mantuvo su promesa de ser más consciente de su consumo de tabaco. Rechazó varias ofertas de cigarrillos en situaciones sociales, eligiendo fumar solo en momentos muy específicos y espaciados.

Un día, mientras estudiaba en la biblioteca de la universidad, Catarina se encontró con su profesora, la Dra. Martins, con quien había compartido un cigarrillo en una ocasión anterior. La profesora la invitó a tomar un café en la cafetería del campus.

Mientras conversaban sobre los proyectos académicos de Catarina, la Dra. Martins sacó su cajetilla de cigarrillos. “¿Te apetece uno?”, ofreció.

Catarina dudó por un momento, recordando su conversación con Clara y sus reflexiones posteriores. “Gracias, pero creo que paso esta vez”, respondió con una sonrisa.

La Dra. Martins asintió, sin insistir. “Entiendo. ¿Puedo preguntar por qué? La última vez parecías disfrutarlo”.

Catarina aprovechó la oportunidad para compartir sus pensamientos. “Es cierto que lo disfruté, pero he estado reflexionando mucho sobre ello. Una amiga mía me expresó su preocupación y me hizo pensar en los riesgos y en por qué realmente fumo”.

La profesora escuchó con interés. “Es una reflexión muy madura, Catarina. El tabaco es un tema complejo, con muchas facetas a considerar”.

“Exacto”, continuó Catarina. “He decidido ser muy selectiva y consciente sobre cuándo y por qué fumo. No quiero que se convierta en un hábito automático o en algo que haga sin pensar”.

La Dra. Martins sonrió con aprobación. “Esa es una actitud muy reflexiva. Es importante ser consciente de nuestras decisiones y sus posibles consecuencias. Ya sea con el tabaco o con cualquier otro aspecto de la vida”.

La conversación derivó hacia temas académicos, pero Catarina se sintió reforzada en su decisión. El apoyo de su profesora a su enfoque reflexivo le dio confianza en que estaba manejando la situación de manera madura y responsable.

Esa noche, mientras cenaba con Daniel, Catarina le contó sobre su encuentro con la Dra. Martins y su decisión de no fumar en esa ocasión.

Daniel la miró con una mezcla de orgullo y cariño. “Me alegra ver cómo estás manejando esto, Catarina. Estás siendo muy consciente y responsable”.

Catarina sonrió, agradecida por el apoyo. “Gracias, Daniel. Creo que es importante ser honesta conmigo misma y con los demás sobre esto. No quiero que el tabaco se convierta en algo que defina quién soy o que controle mis decisiones”.

“Eso es lo que más admiro de ti”, respondió Daniel. “Tu capacidad para reflexionar y tomar decisiones conscientes, incluso en temas complicados como este”.

Mientras terminaban la cena, Catarina se sintió en paz con sus decisiones. Sabía que el tema del tabaco seguiría siendo complejo, pero se sentía equipada para manejarlo de manera responsable y reflexiva.

En los meses siguientes, Catarina mantuvo su enfoque consciente hacia el tabaco. Hubo ocasiones en las que decidió fumar, siempre de manera muy ocasional y en situaciones específicas. Pero también hubo muchas más ocasiones en las que decidió no hacerlo, sintiéndose igualmente cómoda con ambas decisiones.

Un día, mientras paseaba a Trufo por el parque, se encontró con Carmen, la señora mayor con la que había compartido un cigarrillo meses atrás. Carmen la saludó con alegría y le ofreció un cigarrillo, como había hecho en su encuentro anterior.

Catarina sonrió amablemente. “Gracias, Carmen, pero hoy no. ¿Te importa si te acompaño mientras tú fumas?”

Carmen asintió, encendiendo su cigarrillo. “Por supuesto que no me importa. Pero dime, ¿has dejado de fumar?”

“No exactamente”, respondió Catarina. “Simplemente estoy siendo más selectiva sobre cuándo fumo. He estado reflexionando mucho sobre ello”.

Carmen la mi


Durante una visita a la casa de Daniel, Catarina se encontró en una situación inesperada. El padre de Daniel, Salvador, sacó su colección de pipas después de la cena. Notando la curiosidad en los ojos de Catarina, le ofreció probar.

“¿Te gustaría experimentar con la pipa, Catarina?”, preguntó Salvador con una sonrisa amable.

Catarina, recordando sus experiencias previas con el tabaco, decidió aceptar la invitación. Salvador le explicó cómo cargar la pipa y encenderla correctamente. Catarina dio una calada suave, sintiendo el sabor rico y aromático del tabaco de pipa. La sensación era diferente a la de los cigarrillos, más densa y compleja.

“Es interesante”, comentó Catarina, sorprendida por la experiencia. “Tiene un sabor muy distinto al de los cigarrillos”.

Salvador asintió, compartiendo algunas anécdotas sobre su afición a la pipa. Mientras conversaban, Catarina reflexionó sobre cómo esta nueva experiencia se sumaba a su cambiante percepción del tabaco. Aunque seguía siendo consciente de los riesgos para la salud, encontró en este momento una conexión inesperada con el padre de Daniel.

Daniel observaba la escena con una mezcla de sorpresa y curiosidad, notando cómo Catarina parecía integrarse cada vez más en su familia.


Catarina se encontraba en la terraza de un café con su madre y Liana, una amiga elegante de esta última. Liana sacó una pitillera plateada y extrajo un cigarrillo con un gesto fluido y refinado. Lo encendió con un mechero de diseño, inhalando suavemente y exhalando el humo en delicados anillos. Su postura era relajada pero distinguida, sosteniendo el cigarrillo entre sus dedos largos con una gracia natural.

Catarina no pudo evitar sentir una punzada de envidia al observar cómo Liana fumaba con tanta satisfacción y estilo. Cuando Liana se dispuso a encender un segundo cigarrillo, Catarina no pudo contenerse más:

“Disculpa, Liana, ¿podrías darme uno?”, preguntó Catarina, sorprendiendo a su madre.

“¡Catarina! ¿Desde cuándo fumas?”, exclamó su madre, visiblemente contrariada.

Catarina, algo incómoda, explicó: “Mamá, solo fumo ocasionalmente. Es algo que he empezado a explorar recientemente”.

Liana, intentando suavizar la tensión, intervino: “Querida, entiendo tu preocupación. Pero Catarina ya es adulta y puede tomar sus propias decisiones. Además, si lo hace con moderación, no tiene por qué ser un problema”.

Las tres mujeres continuaron conversando mientras Liana e Catarina fumaban. Hablaron sobre las percepciones cambiantes del tabaco en la sociedad, los riesgos para la salud y las razones por las que algunas personas lo encuentran atractivo. Gradualmente, la conversación derivó hacia otros temas, como los viajes recientes de Liana y los estudios de Catarina, mientras el humo de los cigarrillos se desvanecía en el aire de la tarde.


Catarina se sorprendió al ver a su tía Mónica encender un cigarrillo durante una visita a su casa. Hacía un año que Mónica había dejado de fumar, y verla con un cigarrillo en la mano era inesperado.

“Tía, ¿has vuelto a fumar?”, preguntó Catarina con curiosidad.

Mónica sonrió con un dejo de culpabilidad. “Sí, cariño. Pero no te preocupes, ahora fumo mucho menos que antes. Solo unos pocos a la semana”.

Catarina asintió, comprendiendo la complejidad de la situación. “¿Y cómo te sientes al respecto?”

“Es complicado”, respondió Mónica. “Por un lado, me siento un poco culpable por haber vuelto. Pero por otro, disfruto esos pocos cigarrillos que me permito. Es como si ahora los apreciara más”.

Catarina se sentó junto a su tía, sintiendo una extraña complicidad. “Te entiendo. Yo también fumo ocasionalmente”.

Mónica la miró sorprendida. “¿En serio? No lo sabía”.

“Sí, empecé hace un tiempo. Solo de vez en cuando, en situaciones sociales o momentos especiales”.

Mónica sonrió y le ofreció un cigarrillo a Catarina. “¿Quieres compartir uno conmigo?”

Catarina dudó por un momento, pero luego aceptó. Ambas encendieron sus cigarrillos y fumaron en silencio por unos minutos, disfrutando de la compañía mutua y del momento compartido.

“Es curioso”, dijo Mónica después de un rato. “Nunca pensé que compartiría un cigarrillo contigo de esta manera”.

Catarina asintió. “Yo tampoco. Pero de alguna manera, se siente bien. Como si compartiéramos un secreto”.

Mientras fumaban, hablaron sobre sus experiencias con el tabaco, los motivos por los que fumaban y cómo manejaban la moderación. Fue una conversación abierta y honesta, sin juicios, que fortaleció el vínculo entre tía y sobrina.

Dos semanas después, Catarina recibió una llamada inesperada de Clara.

“Catarina, tengo algo que decirte”, comenzó Clara con voz nerviosa. “He estado pensando mucho en nuestra conversación sobre el tabaco y... bueno, creo que me gustaría probar un cigarrillo”.

Catarina se quedó sin palabras por un momento. “¿Estás segura, Clara? Pensé que estabas totalmente en contra”.

“Lo sé, lo sé”, respondió Clara. “Pero después de nuestra charla, me di cuenta de que quizás estaba juzgando sin saber realmente cómo es. Quiero experimentarlo por mí misma, aunque sea solo una vez”.

Catarina reflexionó por un momento. “Entiendo. Si estás segura, podríamos quedar con Lucía. Ella tiene más experiencia y podría guiarte mejor”.

Acordaron encontrarse en el parque al día siguiente. Cuando llegaron, Lucía ya las esperaba con una sonrisa curiosa.

“Así que quieres probar, ¿eh?”, le dijo a Clara con un tono amistoso.

Clara asintió, visiblemente nerviosa. “Sí, creo que es hora de que tenga mi propia experiencia”.

Lucía sacó su cajetilla y le ofreció un cigarrillo a Clara. Con manos temblorosas, Clara lo tomó y lo examinó detenidamente.

“Primero, tienes que encenderlo”, explicó Lucía, ofreciéndole un mechero. “Inhala suavemente mientras lo enciendes”.

Clara siguió las instrucciones, tosiendo un poco con la primera calada. “Es... diferente a lo que esperaba”, dijo entre toses.

“Toma pequeñas caladas al principio”, aconsejó Catarina. “No necesitas inhalar profundamente”.

Clara asintió y lo intentó de nuevo. Esta vez, logró inhalar sin toser. Su expresión cambió de sorpresa a curiosidad.

“Es extraño”, comentó. “Siento un ligero mareo, pero también una especie de calidez”.

Catarina y Lucía observaban atentamente las reacciones de Clara. Notaron cómo, con cada calada, parecía relajarse más y manejar el cigarrillo con mayor naturalidad.

“¿Qué te parece?”, preguntó Lucía después de un rato.

Clara exhaló lentamente. “Es... interesante. No es lo que esperaba en absoluto. Hay una sensación de relajación, pero también de alerta. Y el sabor es más complejo de lo que imaginaba”.

Catarina sonrió, recordando su propia primera experiencia. “Cada uno lo experimenta de manera diferente. ¿Cómo te sientes ahora que lo has probado?”

Clara reflexionó por un momento. “Me siento... satisfecha de haberlo intentado. Ahora entiendo mejor por qué algunas personas disfrutan fumando. Pero también soy consciente de los riesgos y no creo que vaya a convertirlo en un hábito”.

Lucía asintió con aprobación. “Esa es una actitud muy madura, Clara. Lo importante es tomar decisiones informadas”.

Mientras Clara terminaba su cigarrillo, Catarina y Lucía intercambiaron miradas. Ambas recordaban sus propias experiencias iniciales y cómo habían evolucionado sus perspectivas sobre el tabaco.

“Es fascinante ver cómo alguien experimenta esto por primera vez”, comentó Lucía en voz baja a Catarina. “Me hace reflexionar sobre mi propio viaje con el tabaco”.

Catarina asintió. “Sí, es como ver nuestro propio pasado reflejado. Pero también me hace apreciar cómo hemos madurado en nuestra relación con el fumar”.

Después de que Clara apagó su cigarrillo, las tres amigas se sentaron en un banco del parque para hablar sobre la experiencia.

“¿Y bien?”, preguntó Catarina. “¿Qué conclusiones sacas?”

Clara sonrió. “Bueno, definitivamente ha sido una experiencia reveladora. Entiendo mejor por qué la gente fuma, pero también por qué es tan difícil dejarlo. Siento que ahora puedo hablar del tema con más conocimiento de causa”.

Lucía asintió. “Es importante tener esa perspectiva. Muchas veces juzgamos sin entender realmente”.

“Exacto”, continuó Clara. “No creo que vaya a convertirme en fumadora, pero ahora puedo empatizar más con quienes lo son. Y también entiendo mejor tu posición, Catarina”.

Catarina sonrió, agradecida por la comprensión de su amiga. “Me alegra que hayas podido tener esta experiencia. Y estoy orgullosa de cómo lo has manejado”.

Las tres amigas continuaron charlando, compartiendo sus pensamientos y reflexiones sobre el tabaco, la adicción y las decisiones personales. Fue una conversación profunda y significativa que fortaleció su amistad y amplió sus perspectivas.

En los meses siguientes, Catarina continuó con su hábito de fumar esporádicamente. Mantuvo su promesa de ser consciente y cuidadosa, fumando solo en ocasiones especiales o momentos de reflexión.

Un día, mientras paseaba a Trufo por el parque, se encontró con Daniel. Decidió compartir con él las últimas novedades sobre su relación con el tabaco.

“Daniel, ¿recuerdas que te conté sobre mi tía Mónica y cómo había dejado de fumar?”, comenzó Catarina.

Daniel asintió. “Sí, me acuerdo. ¿Ha pasado algo?”

Catarina le contó sobre el encuentro con su tía y cómo habían compartido un cigarrillo. También le habló sobre la experiencia de Clara.

“Es interesante cómo las cosas han evolucionado”, comentó Daniel. “¿Y tú cómo te sientes con todo esto?”

Catarina reflexionó por un momento. “Me siento... en paz, supongo. Sigo fumando ocasionalmente, pero cada vez soy más consciente de por qué lo hago y cuándo lo hago. No es algo automático, sino una decisión consciente cada vez”.

Daniel la escuchó atentamente. “Me alegra que hayas encontrado un equilibrio. Siempre me ha impresionado tu capacidad para reflexionar sobre tus acciones”.

Catarina sonrió, agradecida por el apoyo de Daniel. “Gracias por entenderlo. Sé que no es un tema fácil para mucha gente”.

Mientras continuaban su paseo, Catarina pensó en cómo su relación con el tabaco había evolucionado a lo largo del tiempo. Desde su primera experiencia hasta ahora, había aprendido mucho sobre sí misma y sobre cómo manejar sus decisiones de manera responsable.

Recordó las palabras de su profesora, la Dra. Martins, sobre la importancia de ser consciente de nuestras decisiones y sus consecuencias. Catarina sentía que había crecido mucho en ese aspecto.

También pensó en Clara y en cómo su amiga había dado un paso valiente al querer entender algo que antes rechazaba completamente. Eso le hizo reflexionar sobre la importancia de mantener una mente abierta y estar dispuesta a cuestionar nuestras propias creencias.

Mientras el sol comenzaba a ponerse, Catarina y Daniel se sentaron en un banco del parque. Trufo se acurrucó a sus pies, cansado después del paseo.

“¿Sabes?”, dijo Catarina después de un momento de silencio. “Toda esta experiencia con el tabaco me ha enseñado mucho más que solo sobre fumar. Me ha enseñado sobre la toma de decisiones, sobre la empatía, sobre cómo nuestras perspectivas pueden cambiar con el tiempo”.

Daniel asintió, tomando su mano. “Es fascinante cómo algo aparentemente simple puede llevarnos a reflexiones tan profundas”.

“Exacto”, continuó Catarina. “Y me ha hecho darme cuenta de que la vida está llena de estas pequeñas decisiones que nos van formando como personas. No se trata solo de fumar o no fumar, sino de cómo abordamos cada elección que hacemos”.

Mientras el cielo se teñía de tonos anaranjados, Catarina se sintió agradecida por todo lo que había aprendido y experimentado. Sabía que su viaje de autodescubrimiento y crecimiento personal estaba lejos de terminar, pero se sentía equipada para enfrentar lo que viniera, con una mente abierta y un corazón reflexivo.


*Aquí termina el relato, compuesto mediante el modelo de lenguaje Perplexity: https://www.perplexity.ai/search/seguir-el-relato-irene-esta-es-SjM1xGuPTwaOEpJClmIjfg?utm_source=copy_output *

 
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from Capnolagnia

He probado que tal funciona la web de un modelo de lenguaje, lo comúnmente llamado “inteligencia artificial” para escribir un relato de fumadoras.

El modelo de lenguaje se ha esforzado lo suyo en que los personajes se alejen del tabaco. La intención le honra pero no es lo más adecuado si se quiere orientar la narración a la capnolagnia, por lo que tratar de evitar esa deriva en las sucesivas instrucciones dadas al modelo de lenguaje.

Además parece que los modelos de lenguaje tienen tendencia a convertir cualquier narración en una historia de crecimiento personal, lo cual en un relato de este tipo resulta curioso.

Con muy escasas modificaciones, este es el resultado.


Mónica miró con una mezcla de anticipación y culpa a su sobrina Catarina, sentada frente a ella en la pequeña terraza de su apartamento. El sol de la tarde bañaba la ciudad de Lisboa, proyectando sombras alargadas entre los edificios. Una suave brisa marina traía consigo el aroma salado del Atlántico, mezclándose con el olor a café recién hecho que emanaba de las tazas sobre la mesa.

Catarina, con sus 17 años, mantenía una expresión seria, casi desafiante. Sus ojos color avellana, habitualmente cálidos y risueños, ahora mostraban una determinación fría. Su cabello castaño, recogido en una coleta alta, se agitaba ligeramente con el viento.

Mónica, de 35 años, se sentía incómoda. Sabía que lo que estaba a punto de hacer no estaba bien, pero una parte de ella, esa parte rebelde y despreocupada que a menudo entraba en conflicto con su papel de tía responsable, estaba curiosa por ver cómo se desarrollaría la situación.

“¿Estás segura de esto, Catarina?” preguntó Mónica, dando una última oportunidad a su sobrina para echarse atrás.

Catarina asintió con firmeza. “Un trato es un trato, tía. Cuatro cigarrillos, cuatro días diferentes, y me llevas al concierto. Empecemos de una vez.”

Mónica suspiró, sacando el paquete de cigarrillos de su bolso. Lo abrió con un movimiento practicado y extrajo dos cigarrillos. Le ofreció uno a Catarina, quien lo tomó con dedos temblorosos.

“Recuerda, no tienes que inhalar profundamente. Solo... deja que el humo entre en tu boca y luego exhala”, instruyó Mónica, encendiendo su propio cigarrillo.

Catarina observó a su tía, imitando sus movimientos. Colocó el filtro entre sus labios, inclinándose hacia el encendedor que Mónica le ofrecía. La llama parpadeó, iluminando brevemente el rostro de la joven. Catarina inhaló suavemente, y el extremo del cigarrillo se encendió con un resplandor naranja.

El primer contacto del humo con su boca fue desconcertante. Era cálido, áspero y tenía un sabor que Catarina no pudo describir inmediatamente. No era desagradable, pero tampoco agradable. Era... diferente. Extraño. Prohibido.

Siguiendo las instrucciones de su tía, Catarina no inhaló profundamente. Dejó que el humo flotara en su boca por un momento antes de exhalarlo. Para su sorpresa, logró hacerlo sin toser, aunque sintió un ligero cosquilleo en la garganta.

“¿Cómo te sientes?” preguntó Mónica, observando atentamente a su sobrina.

Catarina frunció el ceño, considerando la pregunta. “Es... raro. No sé si me gusta o no.”

Mónica asintió comprensivamente. “El primer cigarrillo suele ser así. Nadie disfruta realmente el primero.”

Catarina dio otra calada, esta vez un poco más larga. El humo llenó su boca, y esta vez, sin querer, inhaló un poco. Inmediatamente, sintió una sensación de ardor en su garganta y comenzó a toser.

Mónica rápidamente le acercó su taza de café. “Toma un sorbo, ayudará.”

Catarina bebió agradecida, sintiendo cómo el líquido calmaba la irritación en su garganta. Miró el cigarrillo en su mano con una mezcla de fascinación y repulsión. Una parte de ella quería apagarlo y olvidar todo el asunto, pero otra parte, una parte que no reconocía del todo, quería continuar, explorar esta nueva sensación.

“¿Quieres parar?” preguntó Mónica, notando la indecisión en el rostro de su sobrina.

Catarina negó con la cabeza. “No, estoy bien. Continuaré.”

Dio otra calada, esta vez más cuidadosa. El sabor era menos chocante ahora, y logró exhalar el humo sin toser. Observó cómo se disipaba en el aire, formando espirales y patrones efímeros antes de desaparecer.

A medida que continuaba fumando, Catarina comenzó a notar cambios sutiles en su cuerpo. Su cabeza se sentía ligeramente más ligera, y había una sensación de zumbido apenas perceptible en sus extremidades. No era desagradable, pero era definitivamente nuevo y un poco desconcertante.

“¿Sientes algo?” preguntó Mónica, notando el cambio en la expresión de Catarina.

“Creo que sí”, respondió Catarina lentamente. “Me siento un poco... diferente. Es difícil de describir.”

Mónica asintió. “Es normal. La nicotina está afectando tu sistema nervioso. ¿Te sientes mareada o con náuseas?”

Catarina negó con la cabeza. “No, solo... ligera. Y un poco nerviosa, creo.”

Continuaron fumando en silencio por unos minutos más. Catarina observaba fascinada cómo el cigarrillo se consumía lentamente, dejando tras de sí una columna de ceniza. Cuando llegó casi al filtro, Mónica le indicó cómo apagarlo en el cenicero.

“¿Y bien?” preguntó Mónica cuando ambas habían terminado. “¿Qué te ha parecido la experiencia?”

Catarina se tomó un momento para responder, analizando sus sensaciones. “Ha sido... interesante. No tan terrible como pensaba que sería, pero tampoco entiendo por qué la gente lo disfruta tanto.”

Mónica sonrió con una mezcla de alivio y preocupación. “Es complicado, ¿verdad? Muchos empezamos por curiosidad o presión social, y antes de darnos cuenta, se convierte en un hábito.”

Catarina asintió, pensativa. “Entiendo un poco mejor por qué es tan difícil dejarlo. La sensación es... seductora, de alguna manera.”

“Exactamente”, dijo Mónica. “Por eso es tan importante no empezar. Una vez que comienzas, es muy fácil caer en la adicción.”

Se hizo un silencio entre ellas, cada una sumida en sus propios pensamientos. El sol comenzaba a ponerse, tiñendo el cielo de tonos naranjas y rosados. La brisa se había vuelto más fresca, y Catarina se estremeció ligeramente.

“¿Tienes frío?” preguntó Mónica, notando el escalofrío de su sobrina.

Catarina asintió. “Un poco. Y me siento un poco rara. ¿Podemos entrar?”

“Claro”, respondió Mónica, levantándose y recogiendo las tazas de café. “Vamos a la cocina. Te prepararé algo de comer. A veces, fumar por primera vez puede bajar el azúcar en sangre.”

Entraron al apartamento, dejando atrás el olor a tabaco que aún flotaba en la terraza. En la cocina, Mónica comenzó a preparar unos sándwiches mientras Catarina se sentaba en un taburete, observándola.

“Tía”, comenzó Catarina después de un momento de silencio, “¿por qué me pediste que hiciera esto? Sabes que estoy en contra del tabaco.”

Mónica dejó de untar mantequilla en el pan y miró a su sobrina. Sus ojos reflejaban una mezcla de culpa y algo más... ¿preocupación? ¿miedo?

“Honestamente, Catarina, ni yo misma lo sé con certeza”, admitió Mónica. “Parte de mí quería que entendieras por qué es tan difícil dejarlo. Otra parte... supongo que una parte egoísta de mí quería compartir esto contigo, por extraño que suene.”

Catarina frunció el ceño. “Pero sabes que es malo para la salud. Tú misma has intentado dejarlo varias veces.”

Mónica asintió, volviendo a su tarea de preparar los sándwiches. “Lo sé, y tienes razón. No debería haberte pedido que lo hicieras. Me dejé llevar por un impulso estúpido y egoísta.”

“Pero acepté”, dijo Catarina en voz baja. “Podría haberme negado.”

“Sí, pero yo soy la adulta aquí. Debería haber sido más responsable.” Mónica terminó los sándwiches y le pasó uno a Catarina. “Come. Te ayudará con la sensación de mareo.”

Catarina mordió su sándwich, masticando lentamente. El sabor del jamón y el queso parecía más intenso de lo habitual, y se dio cuenta de que tenía más hambre de la que creía.

“¿Siempre da tanta hambre?” preguntó entre bocados.

Mónica sonrió. “A veces. Afecta a cada persona de manera diferente.”

Comieron en silencio por un rato, cada una perdida en sus pensamientos. Cuando terminaron, Mónica recogió los platos y comenzó a lavarlos.

“¿Quieres que cancelemos el trato?” preguntó de repente, sin volverse.

Catarina la miró sorprendida. “¿Qué?”

“El trato”, repitió Mónica, girándose para mirar a su sobrina. “Los cuatro cigarrillos por el concierto. Podemos cancelarlo. Te llevaré al concierto de todos modos.”

Catarina consideró la oferta por un momento. Una parte de ella quería aceptar, olvidar toda esta locura y volver a su relación normal con su tía. Pero otra parte, esa parte que había encontrado la experiencia “interesante”, vacilaba.

“No”, dijo finalmente Catarina. “Un trato es un trato. Además... creo que entiendo un poco mejor por qué la gente fuma ahora. No me gusta, pero lo entiendo.”

Mónica la miró con una mezcla de orgullo y preocupación. “Eres muy madura, Catarina. Pero prométeme algo.”

“¿Qué?”

“Que esto no te hará empezar a fumar regularmente. Que entiendes que es peligroso y adictivo.”

Catarina asintió solemnemente. “Lo prometo, tía. No tengo intención de convertirme en fumadora.”

Mónica sonrió, aliviada. “Bien. Y yo prometo que después de esto, voy a hacer un esfuerzo real por dejarlo. Tienes razón en que es malo para la salud.”

Se miraron por un momento, llegando a un entendimiento silencioso. Luego, Catarina bostezó, la fatiga de la nueva experiencia finalmente alcanzándola.

“Creo que debería irme a casa”, dijo, levantándose del taburete.

Mónica asintió. “Te acompaño a la puerta.”

Mientras Catarina se ponía su chaqueta y recogía su mochila, Mónica la observaba, notando los pequeños cambios en su sobrina. Parecía más mayor de alguna manera, como si la experiencia la hubiera hecho madurar de repente.

“Nos vemos mañana en la cena familiar, ¿verdad?” preguntó Mónica mientras abría la puerta.

Catarina asintió. “Sí, allí estaré.”

Se abrazaron brevemente, y luego Catarina salió al pasillo.

“Catarina”, llamó Mónica justo antes de que su sobrina llegara al ascensor. “Gracias por confiar en mí, incluso cuando hago tonterías.”

Catarina sonrió. “Para eso está la familia, ¿no? Para aguantar nuestras locuras.”

Con un último intercambio de sonrisas, Catarina entró en el ascensor y Mónica cerró la puerta de su apartamento. Se apoyó contra ella, exhalando un largo suspiro. Había sido una tarde intensa, llena de emociones contradictorias. Parte de ella se sentía culpable por haber introducido a su sobrina al tabaco, pero otra parte estaba agradecida por la conexión más profunda que parecían haber forjado.

Mónica se dirigió a la cocina y miró el paquete de cigarrillos que había dejado sobre la encimera. Lo tomó, considerándolo por un momento, y luego lo guardó en un cajón. “Mañana”, se prometió a sí misma. “Mañana empezaré a dejarlo.”

Con esa promesa en mente, Mónica se preparó para la noche, consciente de que los próximos días traerían más conversaciones difíciles y momentos de conexión con su sobrina. Solo esperaba que, al final, todo esto los acercara en lugar de separarlos.


Los días siguientes pasaron en un torbellino de actividad para Mónica e Catarina. La cena familiar del día después de su primera experiencia con el cigarrillo fue tensa al principio, con miradas cómplices intercambiadas entre tía y sobrina, pero pronto la normalidad de la reunión familiar se impuso.

El segundo cigarrillo llegó una semana después. Esta vez, se reunieron en un parque cercano al apartamento de Mónica. Era un día soleado de primavera, con el aroma de las flores recién abiertas flotando en el aire.

Catarina llegó con una mezcla de nerviosismo y curiosidad. La experiencia anterior había sido desconcertante, pero no del todo desagradable, y una parte de ella estaba ansiosa por explorar más esas sensaciones.

“¿Lista?” preguntó Mónica cuando Catarina se sentó junto a ella en un banco alejado.

Catarina asintió, observando cómo su tía sacaba el paquete de cigarrillos. Esta vez, Mónica le ofreció el encendedor, permitiendo que Catarina encendiera su propio cigarrillo.

La primera calada fue más fácil esta vez. Catarina sabía qué esperar, y logró inhalar sin toser. El sabor seguía siendo extraño, pero no tan chocante como la primera vez.

“¿Cómo te sientes?” preguntó Mónica después de un momento.

Catarina exhaló lentamente, observando el humo dispersarse en el aire. “Es diferente esta vez. No tan... intenso, supongo.”

Mónica asintió. “Sí, el cuerpo se adapta rápidamente. Es parte de lo que hace que sea tan adictivo.”

Fumaron en silencio por un rato, cada una perdida en sus pensamientos. Catarina notó que la sensación de mareo era menos pronunciada esta vez, pero aún sentía ese ligero zumbido en su cuerpo.

“Tía”, dijo Catarina de repente, “¿cómo empezaste a


Dos semanas después del segundo cigarrillo, Mónica e Catarina se encontraron en el centro de Lisboa para el tercer cigarrillo del acuerdo. Era un sábado por la tarde, y las calles estaban llenas de gente disfrutando del buen tiempo primaveral.

Mónica había sugerido encontrarse en la Plaza del Comercio, un amplio espacio abierto junto al río Tajo. Cuando Catarina llegó, encontró a su tía sentada en uno de los bancos que bordeaban la plaza, observando a los turistas y locales que paseaban por el lugar.

“Hola, tía”, saludó Catarina, sentándose junto a Mónica.

Mónica sonrió, pero Catarina notó que parecía un poco nerviosa. “Hola, cariño. ¿Cómo estás?”

“Bien”, respondió Catarina, mirando alrededor. “¿Estás segura de que quieres que lo hagamos aquí? Hay mucha gente.”

Mónica asintió. “Sí, creo que es importante que entiendas cómo se siente fumar en un lugar público. Muchas veces, la presión social juega un papel importante en el hábito de fumar.”

Catarina frunció el ceño, pero no discutió. Observó cómo su tía sacaba el paquete de cigarrillos de su bolso y extraía dos. Le ofreció uno a Catarina, quien lo tomó con dedos ligeramente temblorosos.

“Recuerda”, dijo Mónica en voz baja, “no tienes que hacerlo si no quieres.”

Catarina negó con la cabeza. “No, está bien. Un trato es un trato.”

Mónica encendió su cigarrillo y luego le ofreció el encendedor a Catarina. La joven lo tomó, consciente de las miradas curiosas de algunos transeúntes. Con un movimiento que ya no era tan torpe como la primera vez, Catarina encendió su cigarrillo y dio la primera calada.

El sabor ya le era familiar, pero la sensación de fumar en público era completamente nueva. Catarina se sentía expuesta, como si todos los ojos de la plaza estuvieran fijos en ella. Notó las miradas de desaprobación de algunas personas mayores que pasaban, y la curiosidad en los ojos de algunos adolescentes.

“¿Cómo te sientes?” preguntó Mónica, notando la tensión en los hombros de su sobrina.

Catarina exhaló lentamente, observando cómo el humo se mezclaba con el aire de la plaza. “Es... extraño. Me siento observada.”

Mónica asintió. “Sí, eso es parte de la experiencia de fumar en público. A veces te hace sentir cool, otras veces te hace sentir juzgada. Es complicado.”

Continuaron fumando en silencio por un momento. Catarina notó que, a pesar de la incomodidad inicial, una parte de ella disfrutaba de la sensación de rebeldía que le proporcionaba el acto de fumar en público. Era como si estuviera desafiando las normas sociales, haciendo algo que se suponía que no debía hacer.

“¿Ves a esos chicos de allí?” dijo Mónica, señalando discretamente a un grupo de adolescentes que estaban cerca de la fuente central de la plaza. “Fíjate en cómo nos miran.”

Catarina observó al grupo. Efectivamente, algunos de los chicos las miraban con curiosidad, cuchicheando entre ellos.

“Probablemente están sorprendidos de ver a alguien de tu edad fumando”, continuó Mónica. “Puede que algunos de ellos estén tentados a probar después de verte.”

Catarina sintió una punzada de culpa. “No quiero ser un mal ejemplo”, murmuró.

Mónica le dio una palmadita en la rodilla. “Lo sé, cariño. Pero es importante que entiendas el impacto que fumar puede tener, no solo en ti, sino en los que te rodean.”

Siguieron fumando, y poco a poco, Catarina comenzó a relajarse. La sensación de la nicotina en su sistema se estaba volviendo familiar, y se encontró disfrutando del zumbido ligero que le producía.

“Tía”, dijo Catarina después de un rato, “¿crees que alguna vez dejarás de fumar del todo?”

Mónica suspiró, mirando su cigarrillo casi consumido. “Quiero hacerlo, Catarina. De verdad que sí. Es solo que... es más difícil de lo que parece.”

“Pero lo has intentado antes, ¿verdad?”

“Sí, varias veces. La última vez logré estar seis meses sin fumar. Pero luego... bueno, la vida se complicó y volví a caer en el hábito.”

Catarina asintió, pensativa. “Entiendo. Pero no te rindes, ¿verdad?”

Mónica sonrió, conmovida por la preocupación de su sobrina. “No, no me rindo. De hecho, he estado pensando en intentarlo de nuevo pronto.”

“Me alegro”, dijo Catarina, apagando su cigarrillo en el cenicero público que había junto al banco. “Sabes que te apoyaré, ¿verdad?”

“Lo sé, cariño. Gracias.”

Se quedaron sentadas un rato más, observando la actividad de la plaza. El sol comenzaba a ponerse, tiñendo el cielo de tonos dorados y rosados que se reflejaban en las aguas del Tajo.

“¿Quieres ir a tomar algo?” preguntó Mónica finalmente. “Conozco un café cerca de aquí que hace unos pasteles de nata increíbles.”

Catarina sonrió. “Claro, me encantaría.”

Se levantaron y comenzaron a caminar, mezclándose con la multitud de la plaza. Mientras caminaban, Catarina notó que el sabor del cigarrillo aún persistía en su boca, y se encontró deseando algo dulce para contrarrestarlo.

El café que Mónica había mencionado estaba a solo unas calles de distancia. Era un lugar pequeño y acogedor, con mesas de madera y sillas de mimbre en la terraza. Se sentaron afuera, disfrutando de los últimos rayos de sol del día.

“Dos cafés y dos pasteles de nata, por favor”, pidió Mónica cuando se acercó el camarero.

Mientras esperaban su pedido, Catarina se encontró reflexionando sobre la experiencia de fumar en público.

“Sabes”, dijo, “entiendo un poco mejor por qué la gente fuma en grupos ahora. Es como... una actividad social.”

Mónica asintió. “Sí, esa es una de las razones por las que es tan difícil dejarlo. No es solo la adicción física, sino también el aspecto social.”

“Pero también vi cómo algunas personas nos miraban mal”, añadió Catarina.

“Exacto. Es una espada de doble filo. Por un lado, te puede hacer sentir parte de un grupo, pero por otro, te expone a la desaprobación social.”

El camarero llegó con sus cafés y pasteles. Catarina tomó un bocado de su pastel de nata y cerró los ojos de placer. El sabor dulce y cremoso era el contrapunto perfecto al sabor amargo que el cigarrillo había dejado en su boca.

“Esto está delicioso”, murmuró.

Mónica sonrió. “Te lo dije. Es uno de mis lugares favoritos en la ciudad.”

Comieron en silencio por un momento, disfrutando de la comida y la atmósfera relajada del café.

“Tía”, dijo Catarina después de un rato, “¿puedo preguntarte algo?”

“Claro, cariño. Lo que sea.”

“¿Por qué accediste a llevarme al concierto a cambio de que fumara? Quiero decir, sé que me lo explicaste antes, pero sigo sin entenderlo del todo.”

Mónica dejó su taza de café y miró a su sobrina con seriedad. “Honestamente, Catarina, fue un error de juicio por mi parte. Supongo que una parte de mí quería que entendieras por qué fumo, por qué es tan difícil dejarlo. Pero otra parte... creo que estaba buscando una conexión contigo.”

“¿Una conexión?”

“Sí. Verás, cuando yo tenía tu edad, mi relación con mis padres y otros adultos de la familia era bastante tensa. Fumar era una forma de rebelarme, de sentirme adulta. Y aunque sé que no es saludable, una parte de mí asocia fumar con esa sensación de independencia y madurez.”

Catarina asintió lentamente, procesando las palabras de su tía. “Entiendo. Pero sabes que no necesitamos fumar para conectar, ¿verdad?”

Mónica sonrió, con los ojos brillantes de emoción. “Lo sé, cariño. Y me alegro de que nuestra relación sea lo suficientemente fuerte como para que puedas decirme estas cosas.”

Se quedaron en silencio por un momento, cada una sumida en sus propios pensamientos.

“¿Sabes qué?” dijo Mónica de repente. “Creo que voy a intentar dejarlo de nuevo. Después de tu último cigarrillo, por supuesto.”

Catarina la miró sorprendida. “¿En serio?”

“Sí. Esta experiencia... me ha hecho darme cuenta de lo tonto que es seguir fumando. Y no quiero ser un mal ejemplo para ti o para tus primos.”

Catarina sonrió ampliamente. “Eso es genial, tía. Estoy orgullosa de ti.”

“Gracias, cariño. Voy a necesitar todo el apoyo que pueda conseguir.”

“Lo tendrás”, prometió Catarina. “Estaré contigo en cada paso del camino.”

Terminaron sus pasteles y cafés, charlando sobre el próximo concierto y los planes para el verano. Cuando se levantaron para irse, el cielo ya estaba oscuro, las estrellas comenzando a asomarse sobre la ciudad.

“Te acompaño a casa”, dijo Mónica mientras caminaban por las calles iluminadas de Lisboa.

“Gracias, tía”, respondió Catarina. “Y gracias por... bueno, por todo. Por confiar en mí lo suficiente como para compartir esto conmigo.”

Mónica pasó un brazo por los hombros de su sobrina. “Gracias a ti por ser tan madura y comprensiva. Eres una chica increíble, Catarina.”

Caminaron juntas hacia la casa de Catarina, su relación más fuerte que nunca, a pesar de (o quizás debido a) la extraña experiencia que habían compartido.


Las semanas siguientes pasaron rápidamente. Catarina estaba ocupada con los exámenes finales del curso, y Mónica se encontraba inmersa en un gran proyecto en el trabajo. Sin embargo, ambas eran conscientes de que quedaba un cigarrillo más en su acuerdo.

Finalmente, un mes después del tercer cigarrillo, llegó el día del concierto. Mónica recogió a Catarina temprano en la mañana para el viaje de 150 kilómetros hasta la ciudad donde se celebraba el evento.

“¿Estás emocionada?” preguntó Mónica mientras salían de Lisboa.

Catarina asintió entusiasmada. “¡Muchísimo! No puedo creer que vaya a ver a mi banda favorita en vivo.”

“Me alegro”, sonrió Mónica. “Te lo mereces, has trabajado muy duro este año.”

El viaje transcurrió entre conversaciones animadas y canciones a todo volumen. A medida que se acercaban a su destino, Catarina notó que Mónica parecía un poco nerviosa.

“¿Estás bien, tía?” preguntó.

Mónica asintió, pero sus manos apretaban el volante con más fuerza de la necesaria. “Sí, es solo que... bueno, sabes que queda un cigarrillo más en nuestro acuerdo, ¿verdad?”

Catarina se tensó ligeramente. Con toda la emoción del concierto, casi había olvidado ese detalle. “Oh, sí. Es cierto.”

“Estaba pensando”, continuó Mónica, “que podríamos hacerlo antes del concierto. Si quieres, claro. O podemos olvidarnos de todo el asunto.”

Catarina consideró la propuesta por un momento. Una parte de ella quería decir que no, que ya habían cumplido suficiente con el trato. Pero otra parte, esa parte curiosa y rebelde que había descubierto durante esta experiencia, quería completar el acuerdo.

“Está bien”, dijo finalmente. “Hagámoslo antes del concierto.”

Mónica asintió, una mezcla de alivio y preocupación en su rostro. “De acuerdo. Conozco un parque cerca del lugar del concierto. Podemos parar allí.”

Llegaron a la ciudad una hora antes del inicio del concierto. Tal como había dicho Mónica, había un pequeño parque a unas calles del estadio donde se celebraba el evento. Aparcaron el coche y caminaron hasta un banco alejado, bajo la sombra de un gran roble.

Mónica sacó el paquete de cigarrillos de su bolso. Solo quedaban dos.

“¿Estás segura de esto?” preguntó, ofreciéndole uno a Catarina.

Catarina tomó el cigarrillo, girándolo entre sus dedos. “Sí, estoy segura. Un trato es un trato, ¿no?”

Mónica sonrió débilmente y encendió su cigarrillo antes de pasarle el encendedor a Catarina. La joven encendió el suyo con una confianza que no tenía en su primer intento, hace ya casi dos meses.

Fumaron en silencio por un momento, cada una perdida en sus pensamientos. Catarina notó que el sabor ya no le resultaba desagradable. De hecho, una parte de ella lo encontraba casi... agradable. Este pensamiento la asustó un poco.

“Tía”, dijo Catarina después de un rato, “¿crees que me volveré adicta después de esto?”

Mónica la miró seriamente. “Es poco probable con solo cuatro cigarrillos, Catarina. Pero la adicción puede comenzar de formas sutiles. Por eso es tan importante no empezar.”

Catarina asintió, dando otra calada. “Entiendo. Es solo que... bueno, ya no me resulta tan desagradable como al principio.”

“Lo sé”, dijo Mónica con un suspiro. “Así es como empieza. Primero lo toleras, luego lo aceptas, y antes de que te des cuenta, lo necesitas.”

Se quedaron en silencio de nuevo, el humo de sus cigarrillos elevándose perezosamente.


Mientras Mónica e Catarina se dirigían al lugar del concierto, Catarina, con la curiosidad que siempre la había caracterizado, rompió el silencio del coche con una pregunta que llevaba días rondándole la cabeza.

“Tía, ¿cómo empezaste a fumar?”, preguntó, girándose hacia Mónica desde el asiento del copiloto.

Mónica suspiró profundamente. Sabía que esta pregunta llegaría tarde o temprano, y aunque no estaba orgullosa de su respuesta, decidió ser honesta. “Bueno, fue hace muchos años, cuando tenía más o menos tu edad. Creo que tenía 17 o 18 años.”

“¿Y por qué lo hiciste?” insistió Catarina, genuinamente interesada.

“Fue una combinación de cosas”, comenzó Mónica, mientras mantenía los ojos en la carretera. “Por un lado, estaba en un grupo de amigos donde todos fumaban. En esa época parecía algo normal, incluso 'cool'. Quería encajar, sentirme parte del grupo. Además, estaba pasando por una etapa rebelde. Mis padres eran muy estrictos y fumar era mi forma de desafiar sus reglas.”

Catarina asintió lentamente. “¿Y te gustó desde el principio?”

Mónica rió suavemente. “Para nada. El primer cigarrillo fue horrible. Tosí como si me estuviera ahogando y el sabor era asqueroso. Pero seguí intentándolo porque no quería parecer débil delante de mis amigos. Con el tiempo, me acostumbré al sabor y a la sensación.”

“¿Y cuándo te diste cuenta de que te habías enganchado?” preguntó Catarina.

“Creo que fue cuando me di cuenta de que ya no podía pasar un día sin fumar”, respondió Mónica con sinceridad. “Al principio era algo ocasional, solo cuando estaba con mis amigos. Pero luego empecé a hacerlo sola, y antes de darme cuenta, se convirtió en un hábito diario.”

Catarina se quedó pensativa por un momento antes de hablar nuevamente. “¿Y por qué querías que yo fumara contigo? ¿Solo para entenderlo?”

Mónica miró brevemente a su sobrina antes de volver a concentrarse en la carretera. “Fue más complicado que eso”, admitió. “Sabía que estabas molesta conmigo por mi hábito y temía que eso afectara nuestra relación. Quería que entendieras lo difícil que es dejarlo y lo fácil que es caer en él. También... no sé cómo explicarlo bien, pero verte crecer y convertirte en una mujercita me hizo ilusión compartir algo contigo, aunque fuera algo tan tonto como esto.”

Catarina no respondió inmediatamente. Miró por la ventana mientras procesaba las palabras de su tía. Finalmente dijo: “Bueno, creo que ahora entiendo un poco mejor por qué fumas. Pero también espero que algún día puedas dejarlo.”

Mónica sonrió con tristeza. “Yo también lo espero, cariño.”

Cuando llegaron al lugar del concierto, el ambiente estaba lleno de energía juvenil. Grupos de adolescentes y jóvenes adultos se reunían alrededor del estadio, algunos cantando canciones del grupo mientras esperaban para entrar.

“¡Ahí están mis amigas!” exclamó Catarina emocionada al ver a un grupo de chicas cerca de la entrada.

“Ve con ellas”, dijo Mónica con una sonrisa. “Te recogeré aquí cuando termine el concierto.”

Catarina abrazó rápidamente a su tía antes de correr hacia sus amigas. Mónica se quedó observándola por un momento, sintiendo una mezcla de orgullo y nostalgia al ver a Catarina tan feliz y llena de vida.

Durante el concierto, Catarina lo pasó en grande con sus amigas. Cantaron a pleno pulmón todas las canciones del grupo y saltaron al ritmo de la música bajo las luces brillantes del escenario. Por unas horas, Catarina se olvidó por completo del trato con su tía y simplemente disfrutó del momento.

Cuando el concierto terminó y las multitudes comenzaron a dispersarse, Catarina encontró a Mónica esperándola cerca del coche.

“¿Qué tal estuvo?” preguntó Mónica mientras arrancaba el motor.

“¡Fue increíble!” respondió Catarina con entusiasmo. “Gracias por traerme, tía.”

De camino a casa, ambas permanecieron en silencio durante un rato, cada una sumida en sus pensamientos. Finalmente, Catarina habló.

“Tía... gracias por ser honesta conmigo sobre todo esto del tabaco”, dijo en voz baja.

Mónica sonrió suavemente. “Gracias a ti por escucharme y no juzgarme.”

Esa noche marcó un nuevo capítulo en su relación: una conexión más profunda basada en la honestidad y la comprensión mutua. Aunque el trato había sido inusual e imperfecto, había logrado acercarlas más que nunca antes.


Al día siguiente del concierto, Catarina regresó al instituto con una mezcla de emociones. A pesar de haber disfrutado mucho la experiencia, las reflexiones sobre el trato con su tía seguían rondando su mente. Al sonar el timbre que marcaba el final de las clases, Catarina recogió sus cosas y salió del edificio acompañada de su amiga Clara.

“¿Qué tal el concierto?” preguntó Clara mientras caminaban juntas hacia la salida.

“Fue increíble”, respondió Catarina con una sonrisa. “Lo pasé genial con mis amigas.”

Sin embargo, antes de que pudiera continuar, ambas se detuvieron al notar un grupo de chicos fumando cerca de la puerta del instituto. Eran estudiantes mayores que ellas, conocidos por su actitud despreocupada y rebelde. Uno de ellos sostenía un cigarrillo con aire despreocupado mientras hablaba animadamente con los demás.

Clara frunció el ceño. “¿Otra vez estos? Siempre están aquí fumando como si fuera lo más cool del mundo.”

Catarina los observó en silencio. Durante mucho tiempo, había sentido una mezcla de rechazo y curiosidad hacia esas escenas. Pero ahora, después de su experiencia reciente con Mónica, algo dentro de ella había cambiado. No podía evitar reflexionar sobre lo que había aprendido.

“¿Sabes?”, dijo finalmente, “antes pensaba que fumar era solo una tontería para parecer mayor o rebelde. Pero ahora entiendo que hay más detrás de eso. A veces, es una forma de encajar o lidiar con cosas que no saben cómo manejar.”

Clara la miró sorprendida. “¿Y eso a qué viene? ¿No me digas que ahora te parecen interesantes esos chicos.”

Catarina negó rápidamente con la cabeza. “No es eso. Solo... creo que entiendo mejor por qué lo hacen. Pero eso no significa que esté bien.”

Mientras se alejaban del instituto, pasaron por un parque cercano donde un grupo de compañeros del instituto estaba reunido en círculo. Entre ellos destacaba Marcos, un chico conocido por su actitud desafiante y su reputación de “malote”. Catarina nunca había tenido una buena opinión de él; siempre le había parecido arrogante y poco respetuoso.

Cuando las vio acercarse, Marcos sonrió con suficiencia y levantó un paquete de cigarrillos.

“Eh, Catarina, Clara”, las llamó. “¿Quieren uno? Es gratis.”

Clara puso los ojos en blanco y murmuró: “Qué pesado”. Pero antes de que pudiera responderle, Catarina habló.

“No, gracias”, dijo con firmeza pero sin hostilidad.

Marcos arqueó una ceja, claramente sorprendido por la seguridad en su respuesta. “¿Estás segura? No pasa nada por probar.”

“Ya lo he probado”, respondió Catarina sin vacilar. “Y no me interesa.”

Marcos pareció desconcertado por un momento antes de encogerse de hombros y volver a centrarse en sus amigos.

Clara miró a Catarina con curiosidad mientras continuaban caminando. “¿Lo has probado? ¿Cuándo?”

Catarina dudó un momento antes de responder. “Fue con mi tía Mónica. Es una historia larga... pero básicamente fue parte de un trato para ir al concierto.”

Clara la miró boquiabierta. “¿Tu tía te hizo fumar? ¿En serio?”

“No fue exactamente así”, explicó Catarina rápidamente. “Fue más complicado... pero aprendí mucho sobre por qué la gente fuma y lo difícil que es dejarlo.”

Clara asintió lentamente, aunque parecía seguir procesando la información.

Más adelante en su camino a casa, pasaron frente a una peluquería pequeña y algo anticuada. En la puerta estaba sentada una señora mayor, visiblemente frágil y encorvada, fumando un cigarrillo mientras esperaba a que se le secara el tinte en el cabello.

La imagen impactó a Catarina más de lo que esperaba. Había algo profundamente triste en ver a alguien tan mayor aferrándose a un hábito tan dañino. El cigarrillo temblaba ligeramente entre sus dedos arrugados mientras exhalaba el humo con dificultad.

“Es increíble cómo algunas personas nunca dejan de fumar”, comentó Clara en voz baja.

Catarina asintió, sintiendo una punzada en el pecho al pensar en Mónica. Aunque adoraba a su tía, no podía evitar imaginarla en una situación similar si no lograba dejar el tabaco algún día.

“Sí”, dijo finalmente. “Es triste pensar cuánto daño puede hacer algo así y cómo puede acompañarte toda la vida si no logras dejarlo.”

El resto del camino transcurrió en silencio mientras ambas reflexionaban sobre lo que habían visto. Para Catarina, cada encuentro relacionado con el tabaco parecía reforzar sus sentimientos encontrados: entendía mejor las razones detrás del hábito, pero también veía con más claridad las consecuencias devastadoras que podía tener.

Cuando llegó a casa esa tarde, Catarina decidió escribir en su diario sobre todo lo que había vivido desde que comenzó el trato con Mónica: sus primeras experiencias fumando, las conversaciones honestas con su tía y las reflexiones que había tenido desde entonces.

Al cerrar el cuaderno después de escribir la última línea, supo algo con certeza: nunca quería convertirse en alguien dependiente del tabaco. Y aunque entendía mejor a quienes fumaban, también estaba decidida a ser un ejemplo para otros jóvenes como ella.

Esa noche envió un mensaje a Mónica: “Gracias por todo lo que me enseñaste estas semanas. Sé que fue raro al principio, pero creo que aprendí mucho sobre ti... y sobre mí misma.”

La respuesta llegó casi al instante: “Gracias a ti por escucharme y entenderme mejor. Eres increíblemente madura para tu edad, Catarina.”

Con una sonrisa tranquila en los labios, Catarina apagó su teléfono y se preparó para dormir, sabiendo que estaba creciendo no solo como persona sino también fortaleciendo aún más su relación con Mónica.


Esa tarde, Catarina estaba sentada en el salón de su casa, hojeando un libro mientras sus padres conversaban con un amigo de la familia que había venido de visita. Era un hombre de unos cincuenta años, con cabello entrecano y una voz grave que llenaba la habitación. Catarina no estaba prestando demasiada atención a la charla hasta que escuchó algo que captó su interés.

“¿Sabes que el hijo de Pedro ha empezado a fumar?” comentó el hombre, cruzando las piernas mientras tomaba un sorbo de café. “Tiene solo 16 años, y ya anda con un cigarrillo en la mano como si fuera lo más natural del mundo.”

La madre de Catarina suspiró, visiblemente preocupada. “Es una pena que los jóvenes sigan cayendo en eso. Con toda la información que hay hoy en día sobre lo dañino que es, uno pensaría que lo evitarían.”

“Sí”, añadió su padre. “Pero supongo que a esa edad se dejan llevar por la presión social o por querer parecer mayores.”

El amigo asintió. “Exacto. Y lo peor es que cuanto antes empiezan, más difícil les resulta dejarlo después. Es como si no entendieran las consecuencias a largo plazo.”

Catarina, que hasta entonces había permanecido callada, decidió intervenir. Cerró su libro y miró al grupo con seriedad. “Es verdad que muchos adolescentes no piensan en las consecuencias, pero también creo que hay más razones detrás de por qué empiezan a fumar.”

El hombre levantó una ceja, intrigado. “¿Ah sí? ¿Qué razones crees tú?”

“Bueno”, comenzó Catarina, eligiendo cuidadosamente sus palabras, “algunos lo hacen porque quieren encajar en un grupo o porque ven a los adultos fumando y creen que es normal. Otros lo hacen por curiosidad o porque piensan que les ayudará a lidiar con el estrés.”

“Eso puede ser cierto”, admitió el hombre. “Pero sigue siendo una decisión equivocada.”

Catarina asintió. “Lo sé. Pero creo que en lugar de solo decirles que está mal, deberíamos tratar de entender por qué lo hacen y ayudarles a encontrar otras formas de manejar esas emociones o situaciones.”

Su madre la miró con sorpresa y algo de orgullo. “Tienes razón, Catarina. Es importante hablar con ellos desde la empatía.”

“Exacto”, continuó Catarina. “Y también creo que los adultos tienen una responsabilidad enorme. Si ven a sus padres o familiares fumando, es más probable que ellos también lo hagan algún día.”

El amigo asintió lentamente. “Es un buen punto. A veces no nos damos cuenta del impacto que tenemos como ejemplo para los jóvenes.”

La conversación continuó por un rato más, pero Catarina se sintió satisfecha por haber compartido su perspectiva. Sabía que sus propias experiencias recientes con el tabaco le habían dado una visión más profunda del tema, y esperaba que sus palabras ayudaran a los adultos de su vida a reflexionar.

Cuando finalmente el amigo se despidió y se fue, la madre de Catarina se acercó a ella con una sonrisa.

“Has hablado muy bien hoy”, le dijo mientras le daba un abrazo. “Estoy orgullosa de cómo has madurado.”

Catarina sonrió tímidamente. “Gracias, mamá. Solo espero que podamos hacer algo para evitar que más jóvenes caigan en ese hábito.”

Esa noche, mientras se preparaba para dormir, Catarina reflexionó sobre cómo había cambiado su perspectiva sobre el tabaco en las últimas semanas. Aunque seguía siendo firme en su decisión de no fumar nunca más, también entendía mejor las razones detrás del hábito y la importancia de abordar el tema desde la comprensión en lugar del juicio.

Se prometió a sí misma seguir siendo un ejemplo positivo para sus amigos y familiares, y tal vez incluso influir en ellos para adoptar hábitos más saludables en el futuro.


Catarina fue a comer a casa de una amiga. Durante la sobremesa, la madre de su amiga sacó un paquete de cigarrillos y lo encendió con naturalidad. Catarina observó el movimiento, recordando sus recientes experiencias con su tía Mónica.

“Me encanta fumar”, comentó la mujer, dando una calada y exhalando el humo lejos de la mesa. “Es mi pequeño momento de placer del día.”

Catarina sintió una mezcla de incomodidad y comprensión. Después de su experiencia con Mónica, entendía que fumar no era simplemente un acto de rebeldía, sino algo más complejo. Sin embargo, también recordaba todo lo que había aprendido sobre los riesgos del tabaco.

La mujer notó la mirada de Catarina. “¿Pasa algo?”

“No, nada”, respondió Catarina educadamente, aunque su expresión reflejaba una ligera preocupación.

Mientras la madre de su amiga continuaba fumando, Catarina no pudo evitar pensar en su tía y en su promesa de intentar dejar el tabaco. La escena le recordó la importancia de mantener una actitud comprensiva pero firme sobre los riesgos del tabaquismo.


Catarina entró al apartamento de Mónica con su mochila colgada al hombro y la intención de estudiar antes de ir a su clase de baile. El lugar estaba silencioso; su tía no estaba en casa, lo cual no era raro, ya que Mónica solía salir por las tardes para hacer recados o trabajar en algún proyecto. Catarina dejó sus cosas en la mesa del comedor y se dirigió a la cocina para buscar algo de agua.

Al regresar al salón, su mirada se posó en una cajetilla de cigarrillos abierta sobre la mesa de centro. Junto a ella había un mechero decorativo, con un diseño vintage que Mónica había mencionado alguna vez que le gustaba coleccionar. Catarina se detuvo en seco, sintiendo cómo una mezcla de emociones la invadía.

Se acercó lentamente a la mesa y tomó la cajetilla entre sus manos. Había varios cigarrillos dentro, perfectamente alineados. Su mente comenzó a divagar. Era tan fácil. Solo tenía que sacar uno, encenderlo con el mechero y volver a experimentar esa sensación que había sentido las veces anteriores con su tía. La idea le resultaba tentadora, pero también inquietante.

“¿Qué sentiría esta vez?” pensó para sí misma. Recordó el ligero mareo, el cosquilleo en su cuerpo y el sabor amargo que al principio había detestado pero que luego se había vuelto tolerable. Sin embargo, también recordó las conversaciones con Mónica, las reflexiones sobre los riesgos del tabaco y las imágenes que había visto recientemente: los chicos fumando fuera del instituto, la señora mayor frente a la peluquería.

Catarina dejó la cajetilla sobre la mesa y se sentó en el sofá frente a ella. Sabía que no quería convertirse en alguien que fumara regularmente, pero no podía negar que la curiosidad seguía ahí, latente. Era como si una pequeña voz dentro de ella susurrara: “Solo uno más, no pasa nada.”

Mientras miraba fijamente el mechero, recordó algo que Mónica le había dicho después del tercer cigarrillo: “Es fácil caer en esto porque parece inofensivo al principio. Pero cada vez es más difícil parar.”

Esa frase resonó en su mente como una advertencia. Catarina sabía que si cedía ahora, sería más difícil resistir la próxima vez. Además, ¿qué pensaría Mónica si supiera que había fumado sola? La decepción de su tía sería mucho peor que cualquier curiosidad pasajera.

Finalmente, Catarina se levantó del sofá con decisión. Tomó la cajetilla y el mechero y los guardó en un cajón del mueble de la sala para no tenerlos a la vista.

“Esto no es para mí”, murmuró para sí misma mientras volvía a sentarse y sacaba sus libros para estudiar.

Aunque todavía sentía un leve impulso, Catarina se sintió orgullosa de haber resistido la tentación. Sabía que enfrentarse a estos momentos era parte del proceso de aprender a tomar decisiones responsables. Y aunque aún estaba explorando quién era y qué quería ser, tenía claro algo: no quería ser esclava de un hábito como el tabaco.

Cuando Mónica llegó más tarde esa tarde, Catarina no mencionó lo sucedido. Pero mientras estudiaban juntas antes de que Catarina saliera para su actividad, sintió una renovada admiración por su tía y por todo lo que había compartido con ella sobre sus propias luchas con el tabaco.

Ese día marcó un pequeño triunfo personal para Catarina: había enfrentado una tentación real y había salido fortalecida.


Otro día Catarina llegó al apartamento de Mónica después de clase, lista para repasar algunos apuntes antes de ir a su actividad de la tarde. Mónica estaba en casa, sentada en la mesa del comedor con una taza de té y un libro abierto frente a ella. Al verla entrar, sonrió y dejó el libro a un lado.

“Hola, Catarina. ¿Cómo te fue en el instituto?” preguntó Mónica mientras se levantaba para saludarla.

“Bien, nada fuera de lo normal”, respondió Catarina, dejando su mochila en el sofá. “¿Te importa si estudio aquí antes de salir?”

“Por supuesto que no. Si necesitas algo, avísame”, dijo Mónica mientras recogía su taza y la llevaba a la cocina.

Después de unos minutos, Catarina sacó sus libros y comenzó a trabajar. Sin embargo, notó que Mónica parecía inquieta, como si quisiera decir algo pero no supiera cómo empezar. Finalmente, su tía se sentó frente a ella y soltó un suspiro.

“Catarina, hay algo que quiero hablar contigo”, comenzó Mónica, con un tono serio pero cálido.

Catarina levantó la vista de sus apuntes, curiosa. “¿Qué pasa?”

Mónica jugueteó con un mechón de su cabello mientras hablaba. “He estado pensando mucho en lo que hicimos... ya sabes, el trato que hicimos con los cigarrillos.”

Catarina se mantuvo en silencio, dejándola continuar.

“Fue emocionante compartir eso contigo”, admitió Mónica con una sonrisa melancólica. “De alguna manera me hizo sentir más cerca de ti, como si estuviera compartiendo algo personal e íntimo. Pero también tengo muchos remordimientos.”

“¿Remordimientos?” preguntó Catarina, sorprendida.

“Sí”, dijo Mónica con sinceridad. “Sé que no fue lo correcto. Aunque mi intención era que entendieras lo difícil que es dejarlo y por qué fumo, no puedo evitar sentirme culpable por haberte involucrado en algo tan dañino.”

Catarina asintió lentamente. “Entiendo lo que dices. Pero también aprendí mucho gracias a eso. No solo sobre el tabaco, sino sobre ti y tus luchas.”

Mónica sonrió agradecida por las palabras de su sobrina antes de continuar: “Aun así, he decidido que no volveré a ofrecerte tabaco nunca más.”

Catarina sintió un alivio inmediato al escuchar esas palabras, pero antes de que pudiera responder, Mónica añadió: “Bueno... al menos no hasta dentro de un año.”

La joven arqueó una ceja y rió suavemente. “¿Un año? ¿Por qué un año?”

Mónica se encogió de hombros con una sonrisa traviesa. “No sé... tal vez porque para entonces serás mayor y más madura. Pero espero que para ese momento ya ni siquiera yo esté fumando.”

Ambas rieron juntas ante el comentario, pero Catarina aprovechó la oportunidad para hablar con franqueza. “Tía, no necesitas esperar un año ni ofrecerme nada más para conectar conmigo. Ya somos cercanas. Y aunque entiendo mejor por qué fumas, espero que algún día puedas dejarlo del todo.”

Mónica asintió con seriedad. “Lo estoy intentando, Catarina. Es un proceso lento y difícil, pero quiero hacerlo por mí misma... y también por ti.”

La conversación terminó con un abrazo cálido entre ambas antes de que Catarina volviera a concentrarse en sus estudios. Mientras repasaba sus apuntes, sintió una profunda gratitud por la relación honesta y abierta que tenía con su tía.

Aunque el tema del tabaco seguía siendo complicado para ambas, Catarina sabía que habían dado un paso importante hacia adelante: entenderse mutuamente sin juzgarse y apoyarse en sus respectivos caminos hacia decisiones más saludables y responsables.


Catarina llevaba ya varios meses saliendo con Daniel, un chico amable y divertido que había conocido en la universidad. Su relación iba bien, y un día él la invitó a conocer a su hermana mayor, Laura, y a una prima que estaba de visita, Paula. Daniel había hablado mucho de ellas, describiéndolas como personas cercanas y agradables, así que Catarina aceptó con entusiasmo.

Cuando llegó a casa de Daniel esa tarde, Laura la recibió con una sonrisa cálida y un abrazo. Paula, por su parte, era una chica extrovertida y simpática que irradiaba confianza. Después de charlar un rato en el salón sobre temas triviales, Paula sacó un paquete de cigarrillos de su bolso y encendió uno con naturalidad mientras hablaba.

“Espero que no les moleste”, dijo Paula mientras exhalaba el humo con una sonrisa relajada. “Para mí, fumar es uno de esos pequeños placeres que hacen la vida más llevadera.”

Catarina observó cómo Paula sostenía el cigarrillo con elegancia, casi como si formara parte de su personalidad. Aunque no podía evitar recordar sus propias experiencias recientes con el tabaco, se sintió incómoda al escuchar la afirmación tan despreocupada de Paula.

“¿De verdad crees que vale la pena?” preguntó Catarina con curiosidad, tratando de mantener un tono neutral.

Paula asintió sin dudar. “Claro que sí. Sé que no es lo más saludable del mundo, pero me gusta. Es mi momento para desconectar y relajarme. Además, siempre he pensado que la vida es demasiado corta para privarte de las cosas que disfrutas.”

Laura intervino rápidamente, probablemente notando la incomodidad de Catarina. “Bueno, cada quien tiene sus hábitos. Yo nunca he fumado porque no me atrae, pero entiendo por qué a algunas personas les gusta.”

Catarina asintió lentamente, reflexionando sobre lo que acababa de escuchar. Recordó las conversaciones con Mónica y cómo su tía había descrito el tabaco como algo seductor pero peligroso. También pensó en las veces que había visto a otras personas fumar: los chicos fuera del instituto, la madre de su amiga, e incluso aquella señora mayor frente a la peluquería. Cada uno parecía tener una relación diferente con el cigarrillo.

“Supongo que depende de cómo lo veas”, dijo Catarina finalmente. “Para mí, no vale la pena arriesgar tu salud por algo así. Pero entiendo que cada persona tiene sus razones.”

Paula sonrió ampliamente. “Esa es una forma madura de verlo. Aunque te diré algo: si alguna vez cambias de opinión y quieres probarlo otra vez, avísame. Siempre llevo cigarrillos conmigo.”

Catarina rió suavemente pero negó con la cabeza. “No creo que eso pase.”

La conversación cambió rápidamente a otros temas más ligeros mientras seguían charlando y riendo juntos. Sin embargo, las palabras de Paula quedaron grabadas en la mente de Catarina durante el resto del día.

Esa noche, mientras caminaba hacia su residencia universitaria después de despedirse de Daniel y su familia, Catarina reflexionó sobre lo diferente que era cada persona en su relación con el tabaco. Para algunos era un hábito social; para otros, un placer personal; y para otros más, como ella misma había aprendido recientemente, una lucha constante contra algo que podía convertirse en una adicción.

A pesar de todo lo vivido y aprendido hasta ahora, Catarina se sintió firme en su decisión: no quería volver a fumar ni dejarse seducir por el aparente encanto del tabaco. Había visto demasiado para ignorar los riesgos y sabía que tenía otras formas más saludables de disfrutar los pequeños placeres de la vida.


Pasaron los meses y Catarina empezó sus estudios universitarios. Una tarde soleada, mientras Catarina paseaba por el campus universitario después de una clase, se encontró con una cara familiar que no veía desde hacía años. Era Lucía, una antigua compañera de primaria. Ambas se reconocieron al instante y se saludaron con entusiasmo.

“¡Catarina! No puedo creerlo, cuánto tiempo ha pasado”, exclamó Lucía, abrazándola con calidez.

“¡Lucía! Qué sorpresa verte aquí”, respondió Catarina, sonriendo ampliamente. “¿Qué haces por aquí? ¿Estás estudiando en esta universidad?”

“Sí, estoy en segundo de Psicología. ¿Y tú?”

“Yo estoy en primero de Filología Hispánica”, respondió Catarina. “¿Qué tal te ha ido todo este tiempo? Cuéntame.”

Se sentaron en un banco cercano y comenzaron a ponerse al día. Hablaron de sus estudios, sus familias y cómo habían cambiado desde aquellos días en primaria. Lucía seguía siendo tan simpática y carismática como Catarina la recordaba, pero ahora tenía un aire más relajado y seguro que la hacía parecer mucho mayor.

Después de un rato, Lucía sacó un paquete de cigarrillos de su bolso y encendió uno con movimientos fluidos y despreocupados. Catarina la observó mientras exhalaba el humo con visible satisfacción, como si fuera un ritual que disfrutaba profundamente.

“¿Fumas?” preguntó Catarina, sorprendida pero sin juzgar.

“Sí”, respondió Lucía con una sonrisa tranquila. “Empecé hace un par de años. Sé que no es lo mejor para la salud, pero me gusta. Es mi momento para desconectar.”

Catarina se quedó pensativa por un momento antes de decir algo que ni ella misma esperaba: “¿Me das uno?”

Lucía arqueó las cejas, claramente sorprendida. “¿Tú fumas?”

“No realmente”, admitió Catarina con una risa nerviosa. “Pero lo he probado antes... y no sé, me ha dado curiosidad otra vez.”

Lucía le ofreció el paquete sin dudarlo. “Claro, aquí tienes.”

Catarina tomó el cigarrillo con cierta torpeza y lo encendió con el mechero que Lucía le pasó. Dio una primera calada tímida, dejando que el humo llenara su boca antes de expulsarlo lentamente. El sabor era familiar pero aún extraño: una mezcla amarga y seca que no sabía si le gustaba o le disgustaba.

La segunda calada fue más profunda, aunque aún cuidadosa. Esta vez sintió el humo bajar por su garganta y llenar sus pulmones antes de exhalarlo en una nube delgada que se desvaneció rápidamente en el aire fresco del campus. La sensación era cálida y ligeramente abrasiva, pero también había algo reconfortante en ella, como si estuviera haciendo algo prohibido pero intrigante.

Mientras fumaba, Catarina notó cómo su cuerpo respondía al cigarrillo: un ligero mareo agradable, como si estuviera flotando; un cosquilleo en los dedos; y una calma inesperada que parecía desacelerar todo a su alrededor. Sin embargo, también sintió una punzada de culpa mezclada con curiosidad.

“¿Qué tal?” preguntó Lucía con una sonrisa divertida al ver la expresión pensativa de Catarina.

“No sé”, respondió Catarina después de un momento. “Es raro... No es exactamente agradable, pero tampoco es horrible.”

Lucía rió suavemente. “Así empieza para todos. Es más la sensación que el sabor lo que engancha.”

Catarina asintió mientras daba otra calada más larga esta vez. Al exhalar el humo, se dio cuenta de que estaba empezando a entender por qué algunas personas disfrutaban fumar: había algo casi meditativo en el acto de encender un cigarrillo, inhalar y exhalar lentamente.

Sin embargo, cuando terminó el cigarrillo y lo apagó en el suelo junto al banco (después de asegurarse de no dejarlo encendido), comenzó a notar los efectos secundarios menos agradables: un ligero ardor en la garganta, un sabor amargo persistente en la boca y una sensación extraña en el pecho.

“Bueno”, dijo finalmente mientras miraba el filtro aplastado del cigarrillo en el suelo. “Definitivamente no me voy a enganchar a esto.”

Lucía rió nuevamente. “Eso dicen todos al principio.”

Catarina sonrió pero negó con la cabeza. “No, en serio. Creo que es interesante probarlo para entenderlo mejor... pero no es algo que quiera hacer regularmente.”

Mientras caminaban juntas hacia la salida del campus después de despedirse, Catarina reflexionó sobre lo que acababa de experimentar. No podía evitar sentirse intrigada por cómo algo tan simple como fumar podía tener tantos matices: desde la sensación física hasta las emociones contradictorias que evocaba.

Por un lado, entendía por qué algunas personas veían fumar como un placer o una forma de relajarse; había algo casi ritualístico en ello. Pero por otro lado, no podía ignorar los efectos negativos inmediatos ni los riesgos a largo plazo que ya conocía demasiado bien gracias a Mónica y sus propias experiencias pasadas.

“Supongo que fumar es como esas películas raras que no sabes si te gustan o te incomodan”, pensó para sí misma mientras caminaba hacia su residencia universitaria. “Es interesante... pero definitivamente no quiero quedarme atrapada viéndolas todo el tiempo.”

Con esa reflexión ligera pero firme en mente, decidió dejar esa experiencia como una anécdota más para contar algún día... quizás incluso a Mónica, quien seguramente tendría mucho que decir al respecto.


El relato continúa en su segunda parte.

 
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from libertadmin

Liberta celebrated its fifth birthday at the end of November 2024, how time flies!

5 years of free and ethical services

What started as a simple public shared Nextcloud with Liberta Cloud grew very quickly, with COVID-19 serving as a catalyst in early 2020 with the teaching profession crisis.

Finding themselves in a pickle for the exercise of their profession (remember, the ENTs that no longer respond, the video conferences that crash, etc.?), Liberta had proceeded with the hasty launch of the Liberta Video platform based on the free software Peertube to accommodate the flow of destitute teachers and professors and it has never stopped growing since. Today, Liberta Video hosts more than 1 TB of videos and the remaining disk space is melting like snow in the sun... So donate, support!

Liberta's end-of-year gifts for you because why not

No communication for the 5 years or new online services because I have had very little time and energy for myself lately, no attachment to an official structure (I also have a lot of nice people to contact in return, my confused ones), in short everything remained in the boxes while I got back on my feet.

Nevertheless, a few gifts were distributed without anyone noticing a priori, and that's good.

Concerning the gifts for Liberta Cloud:

Following user requests, a new application was created: Memories! A new “Memories” tab now lets you organize, sort, and view your photos and videos in a much more enjoyable way, “like Google Photos”, with chronological sorting and a “memories” system, labeling, sorting by geolocation via location detection, etc., etc. A demo is available here to give you an idea: https://demo.memories.gallery/apps/memories/. The “classic” Photos app is still active, of course.

  • Accounts that were out of quota have had their storage space increased so that they are no longer out of quota, it's a gift, it's nice!

  • Accounts that were disabled for inactivity for over a year and that contained data have been extended

  • Accounts that were about to be automatically deleted have been granted a much longer grace period (losing data is not part of my job as a sysadmin!)

  • The memory allocated to Nextcloud has been increased to make browsing and the application more fluid

  • All accounts have had their thumbnails regenerated to speed up loading times

  • Nextcloud has been upgraded to Nextcloud Hub 8 (version 29)

Concerning the gifts for Liberta Video:

A Peertube runner is currently being deployed (this is important, read on) on a dedicated, powerful and autonomous physical machine

  • The transcoding of all new videos will therefore be transferred to this runner, which will relieve the Liberta Video platform of all the most memory- and computing-intensive tasks and therefore greatly speed up the platform's responses, which whether in video import time or in execution speed for video playback

  • This “runner” will also serve as “artificial intelligence” to make transcriptions and therefore automatically subtitle all your videos, or even translate them!

  • This “runner” will also be made available to the wider community of other Peertube platforms to transcode their videos remotely

  • And the new magnificent version 7.0 of Peertube of course! Thank you Framasoft! More info here: https://joinpeertube.org/fr/news/release-7.0

Liberta Mail, an encrypted e-mail service in preparation

What has been in the pipeline for a long time is starting to see the light of day: Liberta Mail (sounds of trumpets and cymbals in the background)!

Liberta Mail aims to provide an email service that will include:

  • 5 GB “@liberta.email” mailboxes, initially
  • native encryption of your email storage, only you will be able to consult your emails
  • A strong antispam that learns by itself with block lists of known spammers
  • management of “aliases”, these virtual mailboxes allowing you to hide your real address to:
    • protect you from spam
    • know if a particular site has leaked your information
    • keep your address confidential
  • increased and secure deliverability of your emails:
    • all technical standards have been activated and tested (for the jargon: TLS, SPF, DKIM, DMARC, strong and recent encryption algorithms (Argon2ID), TLS certificates, etc.)
    • your email headers cleaned of sensitive information
    • a limitation of simultaneous sendings to certain finicky email services
    • mail-tester gave liberta.email a “10 out of 10” rating

A few figures

  • Liberta Cloud: + 500 Cloud accounts, 1 TB
  • Liberta Video: almost 1000 accounts, + 4500 videos, 1.3 TB
  • Liberta Audio: + 2400 accounts, + 10400 tracks, 110 GB
  • Liberta Blogs: 34 blogs
  • Liberta Docs: 41 drives

Liberta's finances

Finances are not doing well! Liberta needs you more than ever, so support, donate, even 10 cents! To quote myself:

“[...] while it would be enough for each user to give 1 euro PER YEAR for Liberta to be resilient”

I am trying more and more to communicate in French AND in English, I will try to stick to it.

See you soon for new news even newer!

To contact me on Mastodon: https://piaille.fr/@appzer0, or by email: libertadmin AT liberta POINT vip

 
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